ACTE II, SCÈNE VII
ÉRI PIIILE.
Plutôt mourir cent fois.
A MP 11 ION
O funestes adieux!
ZÉTHUS.
Ériphilc... ! mon frère...
Allez, qu’on les sépare !
ÉIWPH1LK.
Reine injuste et barbare!
ANTIOPE
Amazones , qu’on les sépare!
AMAZONES
Séparons-les!
ZÈTIIUS.
Injustes dieux!
LES AMAZONES, en s’embarquant après avoir enchaîné slmphion au pied de la statue.
Partons, Uellone nous appelle;
Elançons-nous sur nos vaisseaux;
Que notre haine immortelle Pour une race cruelle Traverse avec nous les flots!
AM PH 10 N
Quel spectacle ! ô douleur mortelle !
Je te suis en vain sur les eaux.
Mon frère, en vain je t’appelle;
Hélas ! ma voix infidèle Va se perdre sur les 'flots.
LES AMAZONES
SCÈÏNE VIII.
AMPHION
FINAL
C'en est donc fait ; le sort a comblé ma misère ; Mais seul en ces horribles lieux,
Abandonné de la nature entière.
Je suis encore en présence des dieux.
• O toi, des immortels le plus grand, le plus juste,
« Recours de l’innocence, appui des malheureux,
« J’ose apporter mes humbles vœux « Au pied de ton trône auguste.
« De quels transports je nie sens agité !
« Au fond de mon amc « Une céleste flamme « Atteste la divinité.
b J’en crois cet augure.
b Soumise à ma voix , b Pour moi la nature b Interrompt ses lois.
b La terre alarmée b A paru frémir, b Et l’onde enflammée b Semble au loin gémir.
AIR
Vierge timide, humble et tendre prière
De l’homme infortuné, céleste messagère,
Volez au séjour radieux :
Que vos accents fidèles,