LES MÊMES, O CT A IR
ALM ANZOR.
Que nous veut Octaïr?
NORAÏME.
Je frissonne à sa vue.
OCTAÏR.
Un envoyé du camp royal
De la guerre à l’instant rapporte le signal.
Jaën est menacée, et la trêve est rompue.
CHOEUR GÉNÉRAL
0 ciel !
( Cette nouvelle est suivie d'un moment de silence pendant lequel les Zégris se réunissent sur un des côtés du théâtre, et paraissent méditer quelque dessein secret. Octaïr, Kaled et Alamir sont auprès d’ Alemar vers le milieu de la scène. Gonzalve , les Espagnols , les troubadours , se rassemblent du côté opposé aux Zégris ; Almanzor et les Abencerages se trouvent entre les Espagnols et Alemar. )
u54 LES ABENCERAGES.
ES SEMBLE
ESPAGNOLS , GONZALVE, TROtBA- ZKGHIS, OCTAÏR, KALEp, AL.tMlR.
* noms, entre eux. entre eux.
J’aperçois leur* affreux dessein». Rendons nos succès plus certains;
Des Zégris la perfide rage l,e sort nous en offre le gage.
Dan» le piège ici nous engage; Gonzalve est pour nous un otage :
Mai» nous sortirons de leurs mains. Doit-il aortir d’entre nos mains?
ALMASZOR, ABENCERAC r£>. ALEMAR , h Octaïr.
J'aperrois » , „ , I^eur projet nuit à nos desseins.
r ‘ \ leurs affreux desseins; .
Nous voyons * Apaiser ce premier orage :
Mais nous sommes Abencerages , Pour mieux achever notre ouvrage,
Et les Espagnols sans outrages I^aissons-lc sortir de nos mains
Doivent échapper de leurs mains.
( Octaïr et Kaled pendant la ritournelle parlent bas aux Zégris. )
AI. ma N zo il, d'un ton solennel.
Aux combats la patrie appelle Des deux côtés ses nobles fils;
Répondons à sa voix fidèle ,
Mais en généreux ennemis.
ALEMAR.
Nous dédaignons une gloire commune Et des droits qu’en ce jour nous donne la fortune; Gonzalve, contre toi nous n’abuserons pas.
Retourne dans ton camp, nous y suivrons tes pas.
ABDERAME.
De nos vrais sentiments Alemar est l’organe.
LES zégris, à part.
Apaisons-nous;
Contraignons un courroux Que le visir condamne.
GONZALVE
Adieu, noble Almanzor:
Nous nous verrons au milieu des batailles;