SCÈNE Y III
LES MÊMES, excepté Gonzalve , Kaled , les troubadours, les Espagnols.
ALEMAH.
L’ennemi vers Jaën dirige son armée;
Prévenons-le, marchons vers la ville alarmée ,
Et d’un coup imprévu punissant l’agresseur,
Cette nuit dans son camp répandons la terreur. Almanzor, cet exploit réclame ta vaillance.
ALMAN7.GR.
Visir, je réponds du succès;
Que nos guerriers soient prêts,
La victoire suivra ma lance.
FINALE
Armez-vous, enfants d’Ismaël.
LES ABENCKRAGES.
O c T A ï R , au visir, bas.
Songe à notre vengeance.
al km Alt, bas, à Octàir.
A sa perte il s’avance.
O moment trop cruel !
Étouffons nos soupirs , dévorons ma souffrance.
K A 1. E l> , qui entre , bas , au visir.
L’avis est parvenu.
ALEMAR, à part.
Silence !
CHŒUR
Suivons les pas du héros:
Le lion brise sa chaîne ;
Il s'élance dans l'aréne ,
Indigné de son repos.
( Sur un signe A' Alemar , Octair a été prendre le drapeau de Grenade qu'il remet aux mains du visir. Celui-ci le présente à Almanzar. )
ALEMAR.
Almanzor, en ce jour Grenade te confie Son étendard et ses destins;
Songe, que tu dois compte au prince, à la patrie ,
Du dépôt précieux que je mets en tes mains.
ABDER AME.
Tu sais à ce gage sublime Quels serments doivent te lier?
Tu sais que sa perte est un crime Que la mort peut seule expier?
ALMANZOR
Ce trésor, que j’emporte au milieu des batailles ,