ODE
Divin maître de la nature.
Je n’accuse point ta bonté;
Mon cœur s'abaisse sans murmure Sous ta sublime volonté.
Quel espoir soutient mon courage!...
Je le revois ce doux rivage Où l’étranger donne des lois.
Je touche la terre chérie!
Ah ! le rêve de la patrie Embellit le sommeil des rois!
« D’une ame égale , d’un œil ferme « J’ai pu contempler mes revers :
« Mais j’ai besoin de voir un terme « Aux maux que mon peuple a soufferts.
« Si je puis soulager vos peines,
« Si ma main doit briser vos chaînes.
1 Cci beaux ver» de la tragédie d’OfcVfi/ie chez .-idmète ont clé cité» par le roi lui -même à l’auteur (M, Ducis ) , lorsque cet illustre écrivain eut l'honueur de lui être présenté.
Joo
PÉLAGE
« Mes enfants, revenez à moi.
« Loin de vous, si le ciel l'ordonne ,
» Privé de sceptre et de couronne ,
« Je puis encor mourir en roi.
F A Vil. A.
Mon père, je le sens, c'est de cette journée Que dépend notre destinée I PÉLAGE.
Alphonse, ton époux, au milieu des combats Court chercher des périls... peut-être le trépas.
F AV IL A
Dans le sang de Pélage il a reçu la vie...
Ce sang vous appartient... il est à la patrie...
PÉLAGE
Calme le trouble où je te voi;
Notre sort peut changer, le malheur a son terme. FAVILA.
Je le verrais d’un oeil plus ferme S’il pouvait n’atteindre que moi.
PÉLAGE
Quel bien je dois à ta présence !
FAVIl.A.
Voyez quelle est ma récompense :
J’ai soulagé mon père et consolé mon roi.
nvo
PÀLAC.E.
Grand dieu , veille sur lun image !
Favila t’implore avec moi;
Pour le bonheur il n’cjt qu’un gage , Et la vertu le trouve en toi.
PÉ
A peine au sortir du t
FAVILA
i Dieu clément, protège Pélage !
Son triomphe est digne de toi ;
Sur la terre »a noble image | E«t empreinte an cœur d’un bon roi