‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 2. Opéra. Tome 1 (volume 2)Chapitre 251 sur 296 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

VELLEDA, ISUL.

ISUL.

Toujours au même lieu, son regard, son silence. Révèlent de son cœur les pénibles secrets.

Velleda!...

VELLEDA.

Qui m'appelle !

ISUL.

D’Isul reconnaissez la voix.

( Elle descend et vient à lui. )

Illustre rejeton d’une tige immortelle,

Interprète sacré de nos dieux, de nos lois,

La nuit va ramener la fête solennelle

Qui doit du joug romain affranchir les Gaulois.

Ma fille ( permettez ce nom à ma tendresse ),

Des peuples vous êtes l’appui ;

Ils adorent en vous la beauté, la sagesse.

Et de leur jeune druidesse Leur sort va dépendre aujourd'hui.

VELLEDA.

Tout est prêt pour la fête où votre espoir se fonde.

V ELLE DA

ISÜL.

L’instant est favorable et le ciel nous seconde;

Menacé, poursuivi parles enfants du nord,

L’aigle des légions hésite, s'intimide,

Et des Francs la horde homicide.

Pour servir nos projets, l’attaque sur ce bord.

VELLEDA.

Les Francs! Que dites-vous?Ce sont eux qu’il faut craindre, Mon père!

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