‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 2. Opéra. Tome 1 (volume 2)Chapitre 32 sur 296 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

Ma mort importe au salut d'un empire :

Éteignons sans regrets mes jours infortunés.

AIR

Toi que je laisse sur la terre,

Mortel que je n’ose nommer,

Tout mon crime fut de t'aimer.

Et la mort ne peut m’y soustraire.

Hélas! dans ces moments d’horreur,

Autour de mon tombeau quand mon aine est crraute, De mon fatal amour la flamme dévorante Brille encore au fond de mon coeur.

Des dieux la justice offensée En vain s’élève contre moi ;

Je t’adresse, en mourant, ma dernière pensée.

Et mon dernier soupir s’exhale encor vers toi.

( Pendant cet air on fait les préparatifs du supplice : on descend dans la tombe un lit, un vase de lait, etc. ) CHOEUR DE FEMMES.

Tant de jeunesse, tant de charmes,

Vont périr au sein des douleurs, etc.

LE PONTIFE

Dieux de cet empire,

Par un forfait outragés ,

Que votre courroux expire !

Vous allez être vengés.

[Aux vestales.)

Sur l’autel profané de la chaste déesse Que le voile de la prétresse Soit suspendu dans ce moment !

Et, si Vesta pardonne à son erreur funeste,

LA VESTALE

Aussitôt la flamme céleste Va consumer l'indigne vêtement.

( Les vestales vont placer la robe sur l'autel ; tous les yeux y restent fixés. )

CHOF.cn DE FEMMES.

Vesta, nous t'implorons pour la vierge coupable ;

Fais briller à nos yeux ta clarté secourable.

( // se fait un long silence. )

le pontife, remettant à Julia une lampe allumée. Les dieux ont prononcé ton juste châtiment;

La mort doit expier le crime.

Licteurs, dans son tombeau descendez la victime.

julia, sur les marches du souterrain.

Adieu... tout!

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