‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 2. Opéra. Tome 1 (volume 2)Chapitre 86 sur 296 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

Il U T B E M , bas à Narséa, en observant le prince.

Il soupire, il semble agité!

Dans mon cœur quel soupçou s’éveille 1 N arséa , bas ii Rutrem.

Dans les plaisirs son cœur sommeille.

rut R EM, ii Narséa.

Au flambeau de la vérité Craignons qu'il ne s'éveille.

NARSÉA.

Étouffons sa triste clarté.

DEMAI.Y, à Lamèa.

Je te vois, mon ame contente Oublie en ce moment ses mortelles douleurs.

LAMÉA.

Pourquoi me cherchez- vous? Cette fête brillante N’avait pas besoin de mes pleurs.

NARSÉA.

Prince, avant le retour de la première aurore.

Du triple dieu que Bénarès adore Nous devons accomplir les immortels décrets ;

Les temples sont ouverts, et les autels sont prêts. Wisnou, Brama, Schirven 1 à tes vœux sont propices. Que la fête d'hymen s’ouvre sous leurs auspices.

Dans vos concerts harmonieux,

Par vos danses légères,

Célébrez, jeunes Bayadères, l-a volupté, fdle et reine des cieux.

( Le Raja va prendre sa place sur un divan, près de Lavant scène à droite : Narséa et Rutrem se placent à ses côtés ;

* I .« trois, divinités principales de la mythologie indienne.

LES BAYADERES.

de très jeunes esclaves des deu-t sexes occupent les gradins inférieurs. Pendant ta ritournelle, les Bayadères se groupent d'une manière pittoresque autour des trois jeunes filles qui se détachent pour chanter l hymne suivant, que leurs musiciens accompagnent sur les instruments du pays. Laméa, séparée, parait absorbée dans la douleur et f inquiétude. )

H YMXE.

Page 1