ACTE I, SCÈNE V
Il U T B E M , bas à Narséa, en observant le prince.
Il soupire, il semble agité!
Dans mon cœur quel soupçou s’éveille 1 N arséa , bas ii Rutrem.
Dans les plaisirs son cœur sommeille.
rut R EM, ii Narséa.
Au flambeau de la vérité Craignons qu'il ne s'éveille.
NARSÉA.
Étouffons sa triste clarté.
DEMAI.Y, à Lamèa.
Je te vois, mon ame contente Oublie en ce moment ses mortelles douleurs.
LAMÉA.
Pourquoi me cherchez- vous? Cette fête brillante N’avait pas besoin de mes pleurs.
NARSÉA.
Prince, avant le retour de la première aurore.
Du triple dieu que Bénarès adore Nous devons accomplir les immortels décrets ;
Les temples sont ouverts, et les autels sont prêts. Wisnou, Brama, Schirven 1 à tes vœux sont propices. Que la fête d'hymen s’ouvre sous leurs auspices.
Dans vos concerts harmonieux,
Par vos danses légères,
Célébrez, jeunes Bayadères, l-a volupté, fdle et reine des cieux.
( Le Raja va prendre sa place sur un divan, près de Lavant scène à droite : Narséa et Rutrem se placent à ses côtés ;
* I .« trois, divinités principales de la mythologie indienne.
LES BAYADERES.
de très jeunes esclaves des deu-t sexes occupent les gradins inférieurs. Pendant ta ritournelle, les Bayadères se groupent d'une manière pittoresque autour des trois jeunes filles qui se détachent pour chanter l hymne suivant, que leurs musiciens accompagnent sur les instruments du pays. Laméa, séparée, parait absorbée dans la douleur et f inquiétude. )
H YMXE.