SCÈNE IY
LAMÉA, OLKAR.
lamé a , à part.
O divine espérance,
Tu souris au projet que l'ainour m’inspira.
OLKAR.
Ciel, que d’attraits !... approche, Laméa.
Je connais tes alarmes;
Tu plains un amant malheureux,
Et je le plains moi-même en contemplant tes charmes. Mais puisque la victoire a rejeté ses vœux ;
C’est à moi d’essuyer tes larmes.
AIR
Bannis à jamais de ton coeur Un souvenir qui m’offense;
Je suis maître, je suis vainqueur.
Tu dois être ma récompense.
La fortune, en brisant tes nœuds,
Vient t’offrir des chaînes plus belles;
■ 43 LES BAYADÈHES.
Et ce n’est qu’aux guerriers heureux Que l’amour doit des maîtresses fidèles.
LAMÉA.
Le sort a soumis à ton bras Le Gange et sa rive féconde ,
Brama lui-même te seconde,
Ses filles avec moi voleront sur tes pas.
Mais, ô puissant Olkar! écoute ma prière,
Et d’un prince à qui je fus chère Daigne me confier quel doit être le sort.