ACTE 1, SCÈNE I
Vous n’aurez, je le crains, rien à dire de vous.... Pnf.VAL.
Vous m'allez accuser d’orgueil et d’imprudence. N’importe ; ju.squ’au bout poussons la confidence; Ernestine est un bien que je me suis promis.
Et j’ai toujours tenu parole à mes amis.
LA BAHONNE.
De vous désabuser je me ferais scrupule.
Mais il est tel espoir qui touche au ridicule.
PRÉVAL
Je le crois comme vous, et je venais exprès Pour juger qui de nous y touche de plus près.
LA BARONNE
Monsieur, l’événement décidera l’affaire.
PHÉVAL.
D’Ernestine en ces lieux vous attendez le père.
Je ne vous cache pas que moi-même, aujourd'hui, J’ai, pour le même objet, rendez-vous avec lui.
Mais après quinze jours d’une pénible absence Je sens trop qu'il vous doit sa j)remière audience; Un tiers est importun dans des moments si doux. Je m'esquive....
Un n'est pas plus aimable que vous.
ao
i/hérita(;e