‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 119 sur 382 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

pas ma fille; mais ne peut-on la lui refuser sans la donner à ce M. Beaufils dont vous vous êtes mis en tête de faire mon gendre ?

MADAME DE VERSEC.

Mon dieu, mon frère, je sais mieux que vous ce qu’il faut à ma nièce ; j’ai été mariée trois fois , et je puis répondre par expérience qu’une femme en mariage est d’autant plus heureuse que son époux....

DO UVAL.

Est plus sot peut-être....

MADA.ME DE VERSEC.

Pas précisément, mais plus simple du moins ; rappelez-vous combien votre femme était heureuse avec vous.

DORVAL

Je m’en souviens avec plaisir, mais vous me permettrez de n’en pas tirer la même conséquence : après tout , je n’ai vu votre protégé qu’une fois.

MADAME DE VERSEC.

C’est un garçon d'une naissance très distinguée ; son père était receveur des tailles à Vendôme; il est très riche , encore plus économe ; il a un ton parfait ; et je ne le proposerais pas à ma nièce , si je n’étais pas décidée pour mon compte à renoncer à l’hymen.

DORVAL

Tudieu , quel sacrifice !

MADAME DE VERSEC.

Vous me trouveriez donc bien téméraire d’oser prétendre à me remarier?

DORVAL

Non; c’est votre mari, ma sceur, que je trouverais téméraire.

i5K M. IIKAÜFILS.

MADAME DE VERSEE.

Cette réflexion est de bien bon goût, il faut en convenir.... Mais que veut madame? {Entre une mardutnde de modes. )

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