DORVAL, HENRIETTE
DOHVAL.
Te voilà bien rêveuse, mon enfant; tu ne parais pas encore bien décidée... Folville...
HENRIETTE
Je l’abboire.
DORVAL
Tant pis ! c’est encore là une manière d’aimer.
SCftNE X.
if.
IIKNRIK||PE.
Non pas pour moi, je vous en assure, mon père; et, s’il faut vous parler franchement , je vous dirai qu’il y a long-temps que j’aurais rompu avecj||||on cousin, si je n’avais craint de vous déplaire.
Donv.tL.
Ah! c’est pour moi....
IIENP.IETTK.
Tout-ù-fait, mon père: je vous entends toujours faire son éloge; vous ne vous plaisez qu’avec lui; vous ne riez qu’avec lui; vous le citez à tout propos comme un modèle d’esprit, de franchise, de courage; je voyais bien que je vous désobligerais en y renonçant.
DORV.SL.
C’est une attention bien délicate, bien généreuse; mais entendons-nous pourtant. Ton cousin est un fort aimable garçon, et, pour mon compte, je l’aime assez parccqu’il m’amuse, ne doute de rien, et se moque de tout le monde; tout cela est fort bien pour moi, qui ne veux pas l’épouser : mais je n’en suis pas moins tout prêt de convenir avec toi que cet aimable garçon-là ferait un très mauvais mari ; d'abord, il ne t’aime pas.
HENRIETTE
Pardonnez-moi : la haine ne me rend point injuste ; je ^ sais fort bien qu’il m’aime, mais sa conduite....
1)0 R VAL
Ah ! pour sa conduite , elle est détesuible.
HENRIETTE
Très légère au moins : on auia beau me dire qu'il aime ses parents, qu’il a des amis....
TIOATIO; T. III- I I
M. Il K A U F ILS.