SCÈNE XII
l IRMIN, FOLVILLE.
FOLV IEEE.
Que certaines correspondances !....Qu’cst-ce que cela signifie? Et ce rival! c’est le dernier que j’aurais soupçonné... Elle a beau dire, elle ne l’épousera pas, et je l'attends comme les autres à l’explication.
F I li M I N , d’un air effaré.
Eh! monsieur, pour cette fois nous pouvons plier hagage ; tout est perdu ; votre oncle sait que vous avez fait une comédie, comment on la nomme , à quel théâtre ou la joue; il connaît le directeur, et lui écrit en ce moment pouravoirdes informations secrètes.
FOLV I LEE.
De qui sais-tu cela?
M. BEA U FILS.
FIRMIN
D’André, son Talet-dc-chanibre, qui doit lui-même porter la lettre.
FOLVILLE.
Diable! rela devient sérieux... Après tout je n'ai pas dit que la pièce fût de moi.
FIRMIN
Votre bouche ne l’a dit à personne, mais votre amourpropre l’a fait deviner îi tout le monde.
C’est que, vois-tu, mon ami, c’est une pièce en trois actes et en vers... un vrai diamant.
FIRMIN
Vous voilà bien riche avec un pareil bijou.
FOLVILLE.
Tout peut s’arranger encore; tu vas suivre André, tu lui escamoteras la lettre.
FIRMIN
Ah! bien oui; il est aussi fin que moi.
FOLVILLE.
Ne peux-tu l’arrêter quelque part?
FIRMIN
Dans un cabaret, c’est possible; mais il faudrait payer la dépense, et je n’ai pas le sou.
FOLVILLE.
Va toujours, empare-toi d’André, fais-lui grande chère ; j’enverrai ou j’irai moi -même te tirer d’embarras.
FIRMIN
Vous m’y laisserez, j’eu suis sûr.
SCÉMÜ XII.
F O LV IL LE
Iléponds-raoi d’Andrii pendant une demi-heure, et je me charge du reste.
FIB.MIN.
Allons, je me dévoue; je vais le conduire ici près, au Cerceau d’or, et j’en sortii-ai quand il plaira à Dieu.
( Il sort. )