SCÈNE XXII
iH5
DOnVAI..
Dans le genre du Menteur, peut-être?
IIK.AÜFILS.
Il n’y a point de mensonge; la pièce est à moi, vous me verrez sur l’affiche.
no BV AL.
A la bonne heure.
HENHIETTE.
Expliquez-nous aussi , mon cousin , le but de votre correspondance journalière avec madame Fintal.
KOLV ILLE.
Moi, je ne lui écris jamais.
HENRIETTE
Vous répondrez du moins à ce billet.
F O LV I L L E , à Henriette.
Daignez l’ouvrir.
DO BV AL.
Tu n’oses pas donne ! ( il to.) Me direz-vous , mon
cher Folville, pourquoi , depuis trois semaines, je n’entends plus parler de vous, même par écrit? Je conçois tout le charme de la société de la petite cousine du Marais, du bon homme Dorval, et de haute et puissante dame de Versec....
MADAME DF. VERSEC.
C’est assez, mon frère: les impertinences de cette coquette ne font rien à l'affaire; (à Fnlvüle) mais nous avons des dettes?
FOLVILLE, /«i remettant des papiers.
Dont voici les quittances.
MADAME DE \ t.ï{.sv.c, , après examen.
Il en manque une?
M. BEAU Kl LS.
FOLVILLE.
lmpo$.sible.
MADAME DE VBRSEC.
Pas même celle d'une certaine marchande de modes , dont j’ai moi-même ce matin acquitté le mémoire?
FOLV ILLE.
Quoi! vous avez payé? je ne le souffrirai pas; non vraiment! ce n'est pas dans l'ordre; et la corbeille de noces regarde le futur.
HENBIETTE.
Comment?
FOLV ILLE.
Pardonnez à ma confiance fondée sur mon amour et sur votre justice; mais j'étais si sûr de mon fait, que j'avais fait d'avance toutes mes dispositions.
HENRIETTE
11 faut en convenir, mon père, il avait raison contre nous tous.
DORVAL
Je suis esclave de ma parole, je donne mon consentement.
MADAME DE VERSEC.
Je ne puis refuser le mien; mais , pour mou compte , j'aimerais mieux M. Beaufils pour époux.
FOLVILLE.
Et vous, ma cousine?
HENRIETTE, tendrement.
Je ne veux pas être la plus entêtée.
FOLVILLE, au notaire.
Écrivez M. le notaire ; Victor de Folville.
BEAUFILS.
C’est fort agréable en vérité (à Folville). Je vais dire...
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