SCÈNE V
Kft AN VAL.
Quel ennui!
MA DAM K DE SUR VILLE
Mou frère! se peut-il?
CERFEUIL, sortant.
Je vous laisse avec lui.
scÈi\E y\.
MADAME DE SCIIVILLE, KIÎANVAL, en habit de gentilhomme campagnard.
FRANVAL
Bonjour, ma chère sœur!
( Il r embrasse. )
MADAME DE SURVILLE
Quel dessein vous amène?
FRANVAL
Toi seule; et du plus loin, ma foi, qu’il me souvienne. Retiré dans mon gîte, à Montfort-Lamauri, «
Depuis plus de quinze ans je n’en suis pas sorti.
MADAME DE SURVILLE
C'est un triste séjour.
FRANVAL
Ma foi, ne t’en déplaise.
On y vit bien, très bien, sur-tout fort à son aise.
Notre ville est jolie, et tous les habitants.
Tous, sans exception, sont de fort bonnes gens :
Ils ne forment entre eux qu’une racine famille.
A propos d'union , parlons donc de ta fille ;
Tu vas la marier ; elle est bien jeune encor.
a5o L’HOMME ADX CONVENANCES.
Et je regrette, moi , notre petit Victor.
.MADA.MK DE St:ilVILLE.
Votre amitié pour lui m’avait j)resqiie séduite;
Mais j’ai pris sur ses iimairs, sou bien, et sa conduite Des informations près d'un de ses parents;
Les résultats n'ont pas été satisfaisants.
F n AN VAL.
Du parent le rapport est peut-être infidèle!
MADAME UK S U H V I L I. E.
Il me vient de Cerfeuil ù qui je donne Adèle.
F H AN VAL
De Victor il est clair qu'il aura dit du mal,
Et tu ne devais pas consulter un rival.
MADAME DK SBBVILLE.
Lorsque sur son cousin. Cerfeuil en confidence.
Et par pure amitié, m’écrivit ce qu'il pense.
Il n’avait sur;na fille encore aucun projet;
Après tout, ce parti convient mieux en effet;
Un beau nom, de grands biens...
« Fil A N VAL.
Allons, c’est ton affaire;
Et tu dois mieux que moi savoir ce qu’il faut faire.
A quand la noce?
MADAME DE SBIIVILLE.
Mais, je ne puis l’indiquer;
Notre amant jusqu'ici ne veut pas s’expliquer.
FHAN VAL.
La raison?
MADAME DE SUEVILLE.
Oh! mon Dieu! sans en être certaine, A quelques mots déjà j'ai deviné sans peine