SCÈNE XV
C'est que je m’y suis pris de la bonne façon.
La chance était pour nous, c’était jour d’audience. J’entre....
GERFEüiL, /e regardant de la tête aux pieds.
Dans cet état?
FR AH VAL
‘ Je suis très bien , je pense;
Et j’ai trouvé par-tout des visages riants,
Preuve que de me voir ils étaient fort contents ;
La salle était remplie, on m’éloignait sans cesse.
Mais sans plus de façon, moi, j'ai fendu la presse,
Et tout droit à mon homme enfin je suis venu.
Il s’approche de moi dès qu’il m’a reconnu.
Et comme de raison, avant tout, je l’embrasse.
CERFEUIL
Vous l’embrassez?
FR AN VAL
D’abord; après quoi sans préface Je viens, lui dis-je, ici pour ce pauvre Cerfeuil.
CERFEUIL, avec humeur.
Ce pauvre !
VICTOR, à part.
Du cousin il va blesser l’orgueil;
Fort bien !
CERFEUIL
Vous pouviez mieux choisir votre épithète.
FR AN VAL
Ma foi, je ne vois pas la faute que j’ai faite.
Et, ne vous eu déplaise, en réclamant son bien.
On ne dit pas aux gens qu'on n’a besoin de rien.
Quoi qu’il en soit, mon cher, j’ai de votre détresse
L’UOMMI': AI X CONVEN AXCKS.
Fai[ un tabivau....
V ICTOII.
JV’tais présent, et je confesse Qn'cn votre nom monsieur parlait si bien, si liant.
Que pas un des témoins n’a dn perdre un seul mot.
FB ANVAL.
J'ai tant fait par mon zèle et par nuAi éloquence.
Que, sans désem|>arer, sans quitter l'audience.
Du ministre, pour vous, j'avais tout obtenu.
Oui, je vois clairement que vous m’avez perdu.
FB ANVAL.
Eli mais, quand je vous dis que l’on va tout vous rendre. G E B F E U I L.
Vous m’avez affiché par un pareil esclandre;
Et, (jrace à vos discours, an.v yeux de tout Paris Ma personne et mon bien se trouvent compromis.
F B A N VA !
Comment?