ACTE II, SCftNK XI
lie dure pas , et je veux profiter d'im reste de forces.
nu P Ht LE.
V'oici votre notaire.
nüIlFOKT.
Ail! bonjour, monsieur Durand.
LK NOTAIIIE.
Je suis désespéré , monsieur, de la circonstance...
Pourquoi ça? On fait son testament, parcequ’on est obligé de mourir; mais on ne meurt point pour avoir lait son testament.
LE NOTAIRE
Sans doute. Je suis prêt h recevoir vos dispositions.
Avant tout, convenons de nos faits. 11 arrive un moment où l’on sent le besoin de se réconcilier avec tout le monde. Ma sœur a de grands torts avec moi; mais enfin elle est ma sœur; je viens de la faire prévenir. Si elle se rend auprès de moi dans le délai que je lui ai fixé, je lui pardonne, et je partage entre vous deux ma fortune.
O R P H I L F. , avec un dépit mat dissimulé.
Vous lui lai.ssez la moitié de vos biens? Croyez que j'éprouve une véritable satisfaction....
DtaiFORT.
Il n’est pas encore sûr qu’elle arrive.
OR PM ILE, à part.
Pourvu que Valentin ait exécuté mes ordres.
DURFORT, à Orphile.
L’autre moitié vous appartient... sauf un legs de cent
33(; LAviDK
mille fraiK s que je partajje entre mes deux pupilles , Victorine et sa jeuue su-ur.
O II PH ll.E.
Cent mille francs ! ( à part, au notaire. ) Parlez donc ?