ACTE H, SCÈNE II. Mj
E II N E s T I X F. , aiw Ji'tnmes.
C’est assez ; lai.ssez-noiis.
LA BARONNE, bas à Eniestinc retjardnnl Félicie.
Qu'elle a l’air emprunté !
( aux femmes. )
Vous direz, en sortant, qu'on apporte le thé.
ERNESTINE, bas à la baronne.
Parlez-lui, vous verrez qu’elle a de la finesse.
LA BARONNE, à Félicie d'un air haulain.
Félicie?
FÉLICIE
Est-ce à moi que niadame s’adresse ?
LA BARONNE
C’est votre nom, je crois?
FÉLICIE
Celui que mes amis
Me donnent.
LA BARONNE, avec un air de dédain.
A ce titre, il doit m’être permis....
FÉLICIE
Je n'ai pas mérité cette faveur e.vtrême.
LA BARONNE
Mais ne suffit-il pas qu’Eriiestiiie vous aime?
Tous ses goûts sont les miens; vous avez, m’a-t-on dit, De bonnes qualités, des talents, de l’esprit;
Vous dessinez un peu, vous savez la musicpie:
C’est fort bien; mais de goût en ces lieux on se pique. Pour l’ignorance aimable en tout fort indulgents.
Nous sommes sans pitié pour les demi-talents.
FÉLICIE
Si j’avais en moi-même un peu de confiance.
4<> l’hi^;ritage.
Cet avis, dont je sens toute la bienveillance,
Imposerait peut-être à ma témérité;
Mais je n’ai, je vous jure, aucune vanité;
Je ne prétends pas même au succès cliaritable Qu’on accorde chez vous à l’ignonince aimable.
FO II T IN, en entrant.
Le suisse m’a remis les lettres du matin.
Ces livres , ces billets....
Eli N EST! NE.
C’est bon, c’est bon. Fortin.
FOU Tl N.
Dans le petit salon beaucoup de {jens attendent:
Des fermiers, des marebands....
E II N EST 1 N E, ù Félieie.
V’oyezcequ’ils demandent.