LES MÈ.MES, SESANNE, VALENTIN, UN AVOCAT
VALENTIN, annonçant.
L'avocat Courval et M. de Sesanne.
VICTORINE
Lui?
ORPHILE.
Que vient-il faire chez moi?
DURFORT
Il m’a quitté comme un fou, en m'annonçant des merveilles. Quels peuvent être ses projets?
M ORPHILE, à Sesanne.
Pourrais-je savoir, monsieur, ce qui me procure l'honneur de vous voir chez moi?
SESANNE, montrant F avocat.
Monsieur va vous le dire;car, pour moi, je n’entends rien aux affaires.
l’avocat.
Celle-ci est très simple; (au notaire), je sors de votre étude, monsieur, où j’ai pris communication du testament, comme fondé de pouvoirs des créanciers de feu M. de Valmont.
Il n’y a pas de créanciers.
L’AVIDE HÉRITIER
l’avocat.
Voici mes tili'cs.
LE NOTAIHK, les premiiil.
Permettez.
VALENTIN, Il part.
J’ai le frisson.... gare les enfants naturels. l’avocat.
M. de Verneuil, associé de M. de V’alinont, est mort en Amérique.
on PH ILE.
Il m’a institué son héritier universel, moi, son filleul, Adolphe-René Orphile; c’est assez clair, je pense. l’avocat.
Un moment. Ce M. de Verneuil , associé du testateur, i‘t mort en Amérique il y a quatre ans, n’est autre que M. de Sesanne, père de mon client, lequel, obligé de quitter la France pour une affaire malheureuse, a changé de nom en changeant de pays. 0
OnPHILE.
Je n’ai pas une goutte de sang dans mes veines. l’avocat.
Or, comme il est prouvé, par contrats authentiques, que ce M. de Verneuil a vendu trois habitations en i 788, à feu M. de Valmont, pour la somme de douze cent mille livres tournois, dont le remboursement n'a jamais été effectué, il est incontestable que la succession dudit sieur de Vahnont est redevable à M. de .Sesanne, ici présent, de la somme de douze cent mille livres. VALENTIN.
Miséricorde l