I.K D. DE VISÉO
Et même eelle de Bruyance ; je me retire dans ma propriété d’entre Mintio etDucro, très décidé à rester Je maître chez moi, et à ne plus me mêler des affaires de messeiyneurs suzerains. Quoi qu'il en soit, il me semble que le seiyneur comte Taïu'isano est appelé de droit à la chumbrc souveraine des relations; que la cbumbre de la marine ne peut se passer de l'amiral Freytas, et que la surintendance du palais appartient sans difbcultéau marquis Ademira. Vos seigneuries verraient-elles quelques objections à cet arrangement?
LE C. TAUniSANO ET LE M. ADEMIIIA.
Aucune.
l’a. FtlEYTAS.
Si fait moi , messieurs , j’en vois une très grande : c’est la volonté du roi , qui pourrait fort bien ne pas être d’accord avec la vôtre.
LE D. DE VISÉO.
Et depuis quand, je vous prie, seigneur amiral, le roi a-t-il une autre volonté que celle de Théoton, son gouverneur?
l’a. freytas.
Depuis qu’il régne.
LE D. DE VISÉO.
Et la preuve?
l’a. freytas.
IkI preuve? c’est qu'il ne craint pas d’entendre la vérité; que je la lui ai dite avec toute la franchise de mon caractère, et que néanmoins je ne serais pas surpris ipi'il m’admît dans son conseil.
le M. TAL'RISANO.
J’assistais à cette séance de la chambre des consulta-
LKS INTRIGUES DE COUR
tiuDS, oii don Juan avait appelô l’ainiral; an lieu de parler de l'affaire importante qui avait donné lieu à cette convocation, le roi ne s’entretenait avec ce bouffon de Godillar que de sa chasse de la veille. Sire, lui dit l’amiral, que votre majesté me permette de lui faire observer qu’elle ne nous a point assemblés pour entendre de pareils discours; si elle veut s’occuper des besoins de son peuple et des intérêts de sa gloire, elle trouvera en nous des sujets fidèles; sinon.... A ces mots, un murmure de terreur se fit entendre dans l’assemblée. Seigneur amiral, dit alors le jeune souverain, en élevant la voix avec plus de fierté que de courroux, le reproche est dur, mais j’en sens la justice; désormais vous n’aurez pas affaire an chasseur, mais au roi de Portugal.