ACTE CINQUIÈME
Le théâtre représente la salle du conseil, sur l’un «les côtés de laquelle sont placés les si<‘gcs des corrégidors.
SCÈiNE I.
THÉOTON, FIIEYTAS.
FRKYT.IS.
Quelle inconcevable aventure!.... le «lue de Viséo as- .sassiné an inilien d'une fête, dans les jardins du palais...
Tll liOTOS.
.le vous surprendrai bien davantage, quand je vous dirai sur qui tombe le soupçon d’un |>areil attentat....
F 11 KY T A. s.
Eh bien!....
TIIKO’rON.
On nomme la capitaine Auréliano.
FnF.YTAS.
Ils en ont menti. Le capitaine est à Saint-Juan qu’il a enlevé hier sur les rebelles: nous en savons quelque chose.
TIIÉOTON.
Fort bien! mais vous ne savez pas qu'il est revenu cette nuit à Lisbonne, et qu’on l'a vu dans les jardins du palais s’acheminer avec le duc vers le lieu où l’on a trouvé celui-ci percé d'un coup mortel.
LES INTUIGUES DE COUH. 471
FIIF.YTAS.
Ce n'est pas lui , j’en réponds sur ma tête : un homme qui sait combattre comme Aurcliano, n’assassine pas son ennemi.
TKKOTON.
Cependant les soupçons ont paru assez graves pour ipie les coiTCgidors criminels aient ordonné son arrestation.
FR EYTAS.
Après le service qu’Auréliano vient de lui rendre, le roi ne souffrira pas cette indignité.
THIvOTON.
Vous ne connaissez pas don Juan.