LE COMTE, LE BAILLI, AMÉDÉE
LE BAILLI
C’est vous, monsieur le comte !
LE COMTE
Eli oui! moncberbailli.
(Il salue Améilée qui lui rend froidement son salut, et va s’asseoir auprès du piano. )
LE BAILLI
Mais comment se fait-il qu’on vous rencontre ici.
(il
x\CTK II, SCtNE XIII.
(ihez Solivartl?....
LE COMTE
Eli mais! par-loiit on peut se plaire.
LE BAILLI
V'oiis êtes, je le sais, un seigneur populaire.
LE CO.MTE.
De l’ami Solivard c’est aujourd’hui le jour,
11 se pique d’avoir et la ville et la cour.
Je viens pour lui.... mais vous?....
LE BAILLI
Moi je viens pour affaire; Ce brave homme se croit vraiment propriétaire De ma terre d’Anjou.
LE COMTE
C’est sa manie.
LE BAILLI
Eh bien ,
l.a mienne est à mon tour de rentrer dans mon bien, .Sans scandale, sans bruit....
LE CO.MTE.
Ah ! fort bien.... je devine....
Le cher neveu pourrait épouser Ernestine?
LE BAILLI
A former ce lieu j’ai loiqj-temps répugné;
Mais, comme dit fort bien madame Sévigné ,
Il faut fumer son champ....
LE COMTE, sortant.
La maxime est fort sage;
Et pour mon compte aussi je la mets en usage.
Ga
SCÈISE \IY.
LE UAILLI, AMÉDIÎE.