ACTE IV, SCÈNE III
Mais je vois d’ovi me vient cet avis ridicule.
( Apercevant Maurevers. ) M.VUREVF.RS.
Votre fête est superbe!... et, je le parierais.
Cinquante mille francs n'en couvrent pas les frais.
SOI.IVA RD
Que voulez-vous? il faut, en fait de mariajje,
Savoir en enrageant obéir à l'usage...
Qui donc mariez-vous?
SOLl VARD.
Ma fille.
M A tl R E V E R s.
A tout Paris
Vous n'en pouviez donner un plus brillant avis.
SOLl VARD.
C'est que je ne veux pas qu'un pareil hyménée Soit réputé l’effet d'une sourde menée....
Dites, connaissez-vous certain monsieur Piston,
Qui vient, en m'assignant, de m'apprendre son nom?
M AUREVERS.
Oui; c’est mon avoué...
SOLIVA RD.
Tant mieux... cet homme habile Se dit tuteur d’un fils de la dame Neuville,
Laquelle, comme on sait, est morte sans enfant.
MAUREVERS. .
Non pas; vous vous trompez sur ce point-là.
SOLl VARD.
Comment?
L’riÉRITAGE.
MALIIF.VERS.
Elle avait un enfant; la chose est bien prouvée;
Il naquit peu de mois après son arrivée A Saint-Domingue...
SOI.I VAIID.
llien ! mais que m'importe à moi , Un enfant naturel que mécouiiait la loi?
MAU HEV ERS.
Riston croit qu’il s’agit d’un immense héritage Dont on a dépouillé l’orphelin...
SOLl VARD.
Verbiage !
I/oDcle dont il s’agit pouvait légalement Disposer de son bien par un bon testament;
Il l’a fait: voulez-vous la confidence entière?
De cet ami défunt ma fille est héritière.
MAUREVERS.
J’en avais quelque idée.
SOLl VA R D.
Alors vous voyez bien
Qu’un intrigant veut mettre un impôt sur mon bien. MAUREVERS.
Le testament fait foi, si la forme est légale;
Mais le fond du procès peut causer du scandale.
Je voudrais l’éviter; or, demain, sans retard.
Voyez le sieur Riston; parlez-lui de ma part:
Kt pour son intérêt faites-lui bien comprendre Qii’ici pour son pupille il n'a rien à prétendre;
Mais que moi, par égard pour un nom respecté,