Tome II
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4 18 i>E L'floaîAfe.
lier. Ce prêtre, répatïaii d^ftS'fe mottde/'disli*aît par s?s âffti^es et se* plaisir^, h^est point en «hùei^ à une seule idée; »n fknatbmeri^ëstpornt salis cesse exalté par ta présence <i*autre5^Fanàfl(|tteB : tnoihs finissant d'kilîctirs qn'un corpi religfètïtj cotipâWe, il serait jiùnil'Tl est donc moins entreprenant ét-mcyins redoutable qû'e le rég'ttlier. ; • • ^ '
Le vrai crime des jésuites ne fût pas la perversité (i) iîe leur morale , mais leur constitution , leurs richesses, leur pouvoir, leur ambition, et rmcompatibilité de leurs intérêts avec celiii de toute nation: Quelque parfaite qu'ait été la législation de ces religieux', quelque empire qu'elle dût leur donner sur les peuples , cependant ces jésuites si 1-edoutés sont aujourd'hui bannis de France , de Portugal , d'Espagne. Heureusement qu'on s'est encore opposé à temps à leurs vastes projets. .
Dans tocite constitution monastique^ il est un vice radical; c'est le défaut de puissance réelle. Celle des jaaoines^t fondée sur la folie el; la stupidité des hommes. 11 &ut <pi'à la loQgue l'esprit humain a'édaire p ou du mdlns qu'il change de folle. Les jésuites, qui l'ataient •prévu, voulaient en conséquence réunir dans leurs
» saM lui aommflr les délateocs et les lcinQÎn&;; k «lotns (fœ ce ne u ii^un retigkux de grande knfiQrtanGe, cav' d serait èidéçent de » mettre a la question [ hors le cas d'un fiome âii«niM ) im fière ^ui » aurait d'ailleurs bien ménAé de L'Ordre. » *
' Il aioHtft enfin , u^isu^à, Cap. YI, $. 5 : «c Le frère qui aura re^ r» ceni^ an tribunal séccdier , tel que celui d'un évéqne, sera puni » à< la T«ionté du général en du proTincial ; et le irère ifui confessera )> son péché , ew en ami étié oonvaincu, sera exécuté par iarmt de •j» ipnviaîon , nonobstant Fappet » sauf à ûdre drcdt. dans la suite , si 3) l'appel est fondé. »
Une telle régi» donnée ^ il n'est pdint de nwine dont ,1e p^>ey l'église et le givrai ne puissent ^renn râgîcide.
(0 De fau!i^ principes de morale ne sont dangereux que lorsm'ils foBtléï. ■ ..
SECTION VII 9 CHAPITRE VII, ^ig
mains la puissance temporelle et spiritaelle. Ils vou-» latent effrayer par leurs armées les princes qu ils n'în*tiznideraienl point par le poignard ou le poison. Ils*avaient déjà jeté dans le Paraguai el la Californie lea fondemens de nouyeai» empires.
Que le sommeil du magistrat eut été plus long ; cent ans plus tard , peut'-éf re était-il impossible de s'oppo^ ser à leurs desseins. L'union du pouvoir spirituel el temporel les eût rendu trop redoutables : ils eussent à jamais retenu les catholiques dans Faveuglement , et leurs princes dans Thamiliatioii.flien nf prouve mieux, le degré d'autorité auquel les jésuites étaient déjà par-p venus , que la conduite tenue en France pour les en cKasser.
Le magistrat, en s'élevant si vivement contre leur^ livres (i), apercevait sans doute la frivolité d'une telle accusiition; mais il sentait aussi que cette accusatiQU
(i) Parmi les oiurrages d^s Jésuites, il en est sans doute beaur
eeup de ri^ciUss et de hassMrdés. Le père Garasse, par eKemple,,
déclaroaat contre Gain, dit, Uvre JX, page i3q de sa Docirinç
curieuse , « Que Gain , comme le remarcpient les Hébreux , était dn
» bomme de peu de cens , et le premier athée ^ que ce Gain ne pou^
M Toît comprendre ce que lui disait Adun son père, savoir, qu*tt
3* était «B Dieu saint, juge de oo5 actions. JVe pouvant k comr
j> prendre , Gain s'imagina que c'était des contes de yièill^s » et qu^
» son père avait perdu le sens commun , lorsqu'il lui racontait sa
3» sortie du paradis terrestre , et ce qui lui était arrivé. De là Gain ta
j» laissa emporter k tiunr son frère et k répondre âi Dîta comme s'il
1} eût parlé k un faquin. »
Omtoe père, Livre I, page 97 , raco»(e qu'Warrivé^ d^ QlTÎn dans% Fpitou, lorsque pr^que toute la noblesse içn embrassait iqs erreurs , un geatilhomme retint tme partie de cette noblf^s^ k la foi C9$holique en di^nt : « Je promets 4'é^ablir une rv^io^ m^illeur^ » que cell^ 4e Calvin , 9i \^ trouva une douzaine 4^ b^Ut^es ;.fui a^ » craignent pas d« ^ faire br^er pour ]a 4éiien^e d« m^s r^vfries. p Font«nei9e Ait persécuté poiv avoir ^pété 4an^ se» Çrac^eê pe ^[ue )p père Garasse fait dire au gentilhomme ppit^fia* Tan^ M f^ ^W 4^'^ n'y a qu'heur et malheur en ce monde !
4^0 ^^ l'homme.
' étaitla seule qui put les perdre dans Tesprit des peuples.
! Toute autre eut été impuissante. .
Supposons en effet que , dans l'arrêt de leur bannis* i sèment, le magistrat n'eût fait usage que des seuls mo-
I , tifs du bien public; quelque raisonnables qu'eussent
f été ces niotifsy ils eussent fait peu d^impression, et
l'ordre puissant et protégé des jésuites n'eut jamais élé sacrifié à la raison et au bien public.