Tome IL 3a
répukH^pi69 f M qaWfin iis^ nWsaeDt ccMum d'autres richesses que cette momiaîe de fer dont Lycurgue amt permis Tusage^
La confédération des Grecs n'était pas fondée sur une base aussi solide. Chaque république avait sa ewftstitution particulière. Les Athéniens étaient à la ibis guerriers et n«%oeians. Les richesse gagnées dans le ooiiin)erce leur fournissaient les moyens de por*ter la guerre au dehors. Ils avaient^ à cet égard, un grand avantage sur les Lacédémoniens.
Ces derniers, orgueilleux et pauvres, voyaient avec chagrin dans quelles bornes étroites leur iodigence contenait leur ambition. Le désir de commander , désir si puissant sur deux républiques rivales et guerrières, rendit cette pauvreté insupportabk aun Spartiates. Ils se dégoÀtèrent donc insensiblement àe& loî^ àé Ljcnrgue , et contractèrent des alliances avec les puissances de l'Asie.
La guerre du Péloponèse s*étant alors allumée, ils sentirent plus vivement le besoin d'argent. La Perse en oifrit : les Lacédémoniens Facceptèrent. Alors la pauvreté , clef de Tédifice des lois de Lycurgiie y. se détadia de la voùle , et ^ d^ute. emraina eeUe de rétat. Akys les lois et les moeurs changèrent, et ee changement , comme Içs maux qui s'ensuivirent , ne furent point Vefièt de l'inconstai^Mîe de Tesprit bu* main (i), mais de la diftSr^ite forme des gouverne"
(i) Ce n^est pQi.At Tinconstsaice 4es nations ^ c^est leur Ignorance qui renverse si spuvenlb Védific.e de& meilleures lois. Cest elle qui rend un peuple doicile aux conseils des ambitieux. Qu^n découvre à ce peuple Ie& vrais prinçipiçs. de la morale ^ quW Ijtii démontre Teicdlence de se&lois et le bonl^eur résultant, de leurobservalion, ces lois deviendront sacrées pour lui y il les. respectera et par 9^0^ pour sa fiêlicité et par l'opiniâtre attaelxeniei^t qu'en général l^s hommes ont pour les anciens usa^-
Point d'innovations proposées par les ambitieux ^ qu'ils n^coïo-
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tnetls des Grecs,. de Timperfection des principes dû leur confédération y et de la liberté qu'ils conéervèi^tit toujours de se faire réciproquement la guerre* De là eette suite d'événemensqui les entraînèrent à une ruiiie communeé
Une ligne fédératire doit être fondée sur des prin^ cipes plus solides. Qu'on partage en trente républiques lin pays grand comme k France : ^ ces népuUiqcies , gouvernées par les mêmes lois, sont ligu^ei» entre elles contre les ennemis du dehors ; si les borner de leur territoire sont invariablement déterminées , qu'elles s'en soient respectivement garanti la possession ,( et se soient réciproquement assuré leur liberjté : je idis que^ si elles ont d'aillears adopté les lois et Iç» HHeors des Spartiates y leurs forces réunies et la garantie tnutuelle de leur liberté les nsetlront également à l'abri et de rinvasion des^ étrangers , et de la tyrannie de leurs compatriotes*
Supposons cette législation la plus propre ^ rendre les citoyens heureux ^ quel moyen d'en, éterniser la dorée? le plus sûr , c'est d'ordonner aux nui$(t*es dans leurs instructions, aui^ magistrats dans* des di^cour^ publics,! d^esi démontrer l'excellence (1). Cette ei^c^l-
sent du vaÎApcétexte du bien public. Un peuple instruit , toujours en garde contre de telles innovations , les rejette toujours. Chez lui Tintérét du petit nombre des forts est contenu paf Viùiêtèt du grand nombre des faibles. L^anbition des premiers e^l «donc t^ chaînée ^ et 1« peuple , toujours le pjius puissant lorsqm'il est éclairé, reste toujours fidèle à la législation qui le rend heureux.
(i) Il est nécessaire, dit Machiavel, de rappeler de temps en temps les gouvernem^ns à leurs principes Constitutifs. Qui près d'eux est chargé de cet emploi ? le malheur. Ce fut Tambition d^uu Âppius , ce furent les batailles de Cannes et de Trasîméne, qui tsppelèrent les Romains à famour de la patrie. Les peuples n^ont , sut cet objet , que l'infortune pour maître $ ils en pourmienl chobir un moins dur. Pour l'instruction même des magistrats , pourquoi ne lirait-on pas publiquement /chaque année l'histoire de chaque loi , et
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lence constatée , une législation deviendrait à répreuvc de la légèreté de Tèsprit humain. Les hommes (fiissemils aussi inconstans qu'on le dit) ne peuvent abroger des lois établies qu'ils ne se réunissent dans leurs volontés : or , cette réunion suppose un intérêt commun de les détruire, et par conséquent une grande absurdité dans les lois.
. Dans tout auù-e cas, l'inconstance même des hommes, en les- divisant d'opinion, s'oppose à l'unanimité de leurs délibérations, et par conséquent assure la durée des mêmes lois.
O souverains ! rendez vos sujets heureux ! veillez à ce qu'on leur inspire, dès l'enfance, l'amour du bien public^ prouvez-leur la bonté de vos lois par l'histoire de Ions les temps et la misère de tous les peuples; détnontrez-leur ( car la morale est susceptible de démonstration) que votre administration est la meilleure possible , et vous aurez à jamais enchaîné leur inconstance prétendue.
Si le gouvernement chinois, quelque imparfait qu'il soit, subsiste encore, et subsiste le même, qui détruirait celui où les hommes seraient le plus heureux possible? Ge n'est que la conquête ou le nuilbeur des peuples qui change la forme des gouvernemens.
Toute sage législation qui lie l'intérêt particulier à l'intérêt pubUc, et fonde la vertu sur l'avantage de chaque individu, est indestructible. Mais cette législation est:-elle possible? Pourquoi non? L'horizon de nos idées s'étend de jour en jour; et, si la législation ,
deé mollis de son établissement ? n'indiquerai t-on pas aux citoyens ceUes tf eutre ces lois auxquelles ils sont principalement redevables de la propriété de leur vie, de leurs biens et de leur liberté? Les peuples aiment leur bonheur. Ils reprendraient, à cette lecture, fesprlt de leurs anc^U-es, et reconnaîtraient souvent, dans les lois les moins importantes en apparence , celles qui les mettent k 1 abn de resclavage; de l'indigence et du despotisme.
SECTION 1X5 CHAPITRE IV. 5ot
comme les autres sciences, participe aux progrès de Pesprit humain, pourquoi désespérer du bonheur futur de rhumanité? Pourquoi les nattions , s'éclairant de siècle en siècle , ne parviendraient-elles' pas un jour à toute la plénitude du bonheur dont elles sont susceptibles? Ce ne serait pas sans peine que je me détacherais de cet espoir.
La félicité des hommes est pour une âme sensible fe spectacle le plus agréable. A considérer dans la perspective de Favenir, c'est l'oeuvre d'une législation parfaite. Mais si quelque esprit hardi osait en donner le plan, que de préjugés, dira-t-on, il aurait à combattre et à détruire! que de vérités dangereuses à révéler! ^ •