A MADAIIE LA MARQUISE DU CHATELET
PAR Tiff ÉLÈVE DE VOLTAIRE , AVEC DES NOTES DU MAÎTRE.
Oui, de nos passions toute (i) ractivité Est moins a redouter qiié n'est (2) Foisiveté; Son calme (5) est plus affrèu* que ne sont leurs tempête^ ; V Gaixlotïs-notrs à son joug (4) de soumettre nos têtes. Fuyons surtout (5) l'enhui, dont la sombre langueur Est plus (6) insupportable èncor que la douleur. Toi qui détruit (7) l'esprit, en amortit (8) bflanime : Toi, la honte à la fois (9) et la rouille de' l'âme : Toi qui verse (10) en son sein ton assoupissemeiit^
(i) Toute, mot qui âf&îbiit le setts, jîiot oiseux.
(a) Qa9 n*^$t , 9iBangemeat qui éverre la pepsée. fwsée d^él^ leurs trop commune , .et. qui a besoin d^étre relevée par l'expression. De plus que n'est est trop près de que ne sont; banissez-les tous deux.
(3 '4) Son calme, «on joug : deux figures încompat3>les IVine avec Fautre ; grand défaut dans l'art d'écrire.
<5) I^Qjtms sitrtoul Venrn^. SurUmt, inot imilile : "và&t nofi iboilfs inutile j car qui ne veut fuir l'ennuy ?
. (6) Plus iftsuporttdfle , trop voisin de moins à reiôuier*. Ces plus et ces moins trop sotivent répétez tuent la poésie.
(j-S) Toy qui détruit t esprit , en amortit la flamme. j
Il faut qui détruis : ce toy qui gouverne la secondiQ porsona^. Dé plus il est superflu de parler de sa flamme amortie quand il est détniit. (9) La honte à la fois et la rouille. Ces deux vices de l'âme ne sont point contraires l'un à l'autre. Ain^à la fois est de trop. On dirait bien que l'ambition est ^ la fois la gloire et le malheur de Pâme^ ces oppositions sont belles. Mais entre ' rouille et bonté, il .n'y a point d'opposition. .
(10) Toy qui verae en son sein ton assoupissement. Il faut verses et non verse. Mais on ne verse point un assoupissement*
ï48 É^lTRE
Qui, pour la dévorer , suspend (i) son mouvement,
Étouffe (2) ses pensées et la tient (3) enchaînée :
O monstre ^ en ta fureur semblable à l'araignée (4) t
Qui de ses fils gluans (5) s'efforce d'entourer
L'insecte malheureux qu elle veut dévorer (6) !
Contre tes vains efforts mon âme est affermie ;
Dans les esprits oisifs (7) porte ta léthargie ,
Ou refoule (8) en ton sein ton impuissant poison ;
J'ai su de tes venins préserver ma raison.
Esprit (9) vaste et fécond, lumière vive et pure.
Qui, dans l'épaisse nuit qui couvre la nature ,
Prends, pour guider tes pas, le flambeau de Nev?ton;
Qui , d'un vain préjugé dégageant la raison ,
jais d'un sophisme adroit dissiper les prestiges;
Aux yeux de ton génie il n'est point de prodiges :
L'univers s^ dévoile à ta sagacité ,
Et par toi le Français marche à la vérité.
Des lois qu'aux élémens le Tout-Puissant impose
Achève à nos regards de découvrir la cause ;
Vole au sein de Dieu même , et connais les ressorts
Que sa main a forgés pour mouvoir tous les corps.
Ou plutôt dans sa course arrête ton génie :
(1-3-3) Sutpends et non suspend , etc. H ne fiiut point tant retourner sa pensée.
(4) On peut peindre Farraignée , mais il ne faut pas la nommer. Rien n'est si bau que de ne pas apeler les choses par leur nom.
(5) Gluants forme une image plus désagréable que vraye.
(6) Je ne sçaî si Tâme oisive peut être comparée & une mouche dans «ne toile d'arraignée.
(7) Dans les esprits oisifs porte la létargie.
L'oisiveté est déjà lé^gie.
(8) Refoule en ton sein. Refoule n'est pas le mot propre. Elle peut reprendre, ravaler, etc. , son poison. Mais ces images sont dégoûtantes.
(9) Les vers k Emilie sont baux , mais ne sont pas liez au sujet. U s'agit de travail , d'oisiveté. Il manque là un enehainemcnt d'idées.
Tanikm sentsjunciwaque poUet.
SUR l'amour de L ETUDE. l49
Viens servir ton pays^ viens ^ sublime Emilie !
enseigner aux Français lart de vivre avec eui^ :
Qu'ils te doivent encor le grand art d'être heureux ;
Viens, dis-leur. que tu sus, dès la plus tendre enfance ,
Au faste de ton rang préférer la science ;
Que tes yeux ont toujours discerné chez les grands
De l'éclat du deho/*s le vide du dedans.
Dis-leur que rien ici n'est à soi que soi-même ;
Que le sage dans lui trouve le bien suprême ,
Et que l'étude enfin peut seule dans un cœur (i) ,
En l'ornant de vertus, enfanter le bonheur.
Et toi! mortel divin (2), dont l'univers s'honore.
Être que l'on admire et qu'on ignore encore ;
Toi dont l'immensité te dérobe à nos yeux.
Tiens le milieu, Voltaire, entre l'homme et les dieux !
Soleil levé sur nous verse tes influences ; *
Fais germer à la fois les arts et les sciences.
Telle on voit chaque année, aux rayons du printemps,
La terre se parer de nouveaux ornémens ,
Fouler dans les canaux (3) des arbres et des fleurs
La sève qui produit leurs fruits et leurs couleurs.
J'ai vu des ennen^is acharnés à te nuire ,
Ne pouvant t'égaler, chercher à te détruire j
Des amis contre toi s'armer de tes bienfaits.
J'ai vu des envieux , jaloux de tes succès,
T'atlaquér sourdement, craignant de te combattre;
J'ai Vu leurs vains eiforts t'ébranler sans t'abattre ;
Ainsi que le nageur renversé dans les flots
Peut pajraitre un moment englouti dans les eaux ;
Mais, se rendant bientôt maître de sa surprise,,
(i) Il faudrait que ces derniers vers fussent plus serrez et aussi plus raprocherdu commenoement du portrait d'Emilie.
(a) Pour Dieu , point de mortel divin 5 le mot d'aroy vaut biea mieux. Conservez la bauté des vers , et ôtez l'excès des louanges.
(3) Il manque icy deux vers,
1 56 epîthe
Il nage et sort vainqueur de Ponde qu'il maîtrise.
Qui peut armer ton cœur de tant de fermeté ?
Et quel (ut ton appui dans ton adversité ?
L'amour seul de Fétude. An fort de cet orage ,
Ce fut lui qui sauva ta raison du naufrage ;
C'est lui seul à présent qui t'arrache aux mortels ,
Et c'est lui seul à qui tu devras tes autels (i).
Regardez Scipion (2) , ce bouclier de Rome^
Cet ami des vertus ^ lui qui fut trop grand homme
Pour n^ètre pas en butte à de Jaloux complots ;
L'étude en son exil assure son repos.
Si le chagrin parvient à l'âme de ce sage (3),
Du moins au fond du cœur if ne peut pénétrer :
L'élude est à. sa porte , et l'empêche d'entrer.
C'est «n nopi sur le sable (4) ; un vent souf9e et l'efface.
Plaisir (5) dans ta fortune ^ abri dans ta disgrâce ^
Conviens^en (6) , Scipion , l'étude seule a pu
Achever ton bonheur qu'ébaucha ta vertu.
(7) Malheureux courtisan! âme rampante et vile,
Des faiblesses des grands adulateur Servile ;
Pour toi (8) ce sont des dieux, va donc les encenser..
Ose appeler vertu (9) l'art de n'oser penser.
(i) Ne gâtez point ces baux vers par des autels.
(Q) Scipion n'est pas amené. Il faudrait auparavant passer imperceptiblement de la carrière des sciences & celle des héros. La distance est grande ; il faut un pont qui joigne les deux rivages. •
(3) L'amc de ce sage. Ce fait languir , et est dur. Il manque un voi^s.
(4) Il manque là quelque chose.
(5) Tout cela est incohérent. Fiat lux.
(6) Coiwîens-eny Scipion, Convenez que cela est trop prosaïque, et que cela gâte ce bau vers , ettrès-bau
Achever ton bonheur qu'ébaucha ta vertu.
(7) Encor manque de liaison, et trop d^apostrophes coup sur coup. /Cest un défaut dans lequel je twnbe cpielquefois , mais je ne venv pas que vous ayez mes défauts.
(8) Pour toy ce sont. Ce n'est pas suportable. Ces idées communes ne sont pas bien amenées.
(9) Bau vers qu'il faut mieux préparer. ,
^u* 'ti-/^ '^et4^ ù/ fPULÛaêUA/}
H^e^^i^ ^ t/c^%t Ci^iduj â^ /^t-^^^y^^^^y^
Heitf»tvLLf.
SUR L AMOUB' DjE L'KTUDE. t5t
Sais-tu ce que tu perds j sais-tu que Fesclavage Réirécit ton esprit, énerve ton courage.
£h h\m y ton bonheur dure autant que ta faveàr ; Mais di3> quelle ressource (i) as*tu dans le malheur? Nulle que la douceur (a) : j'en sonde les blessures (3). Tu crois la soutenir, esclave tu l'endures.
Funeste ambition (4) I c'est en vain qu'un mortel Cherche en tod son bonheur , fait fumer ton autel ;' Ses mains t'ofirent l'encens (5), son cœur est la Tictime. Plus il marche aux grandeurs^ et plus sa soif s'aiiime. Il désirait ce rang, ir vient de l'obtenir; De sa passion (6) naît un nouveau désir.
Un autre après (7) le suit; jamai» rien ne l'arrête; Sa vaste ambition (8) est iin pin dont la tête S'élève (9) d'autant plus qu'il semble en approcher. Vas , le bi^iheur n'est pas où tu vas le chercher. (10) Malheureux en effet, heureux en apparence, Tu n'as d'autre bonheur que ta vaine espérance. Que tes vœux soient remplis : la Crainte, aux yeux ouverts^ Te présente aussitôt le miroir des revers.
(i-a) La douleur n'est point une ressource. Encor une foîs, il faut que ces lieux comuns soient plus pressez , touchez d'une manière plus neuve.
Difficile est propriè communia dicere,
(5) Esclave ne va point avec blessures ,. sonder jure avec soutenir, et tbut cela fait un tableau peu dessiné.
(4) Encor un apostrophe.
(5) Encor un lieu comun.
(6) U Htanique une silkbe, maâs il y a là trop de vers.
( U manquait une syllabe au premier hémistiche ; mais le sens in* dique qu'Helvétius avait eu intention d'écrire possession aU lieu de passion. Le manuscrit porte en effet ce mot en surcharge. )
(7) Un autre après le 5Mi<*Sans doute quand on suit on est après. Mettez plus de force et de précision, élaguez baucoup.
(8) Ces désirs qui se suivent jurent avec ce pin. L'ambition est uu pin est une expression mauvaise^ •
(9)La tote d'uu pin ne s'élève pas d^autant plus qu'on en aproche ,passe poui: une montagne escarpée.
(zo) Lieux comuns encor : gardez- vous-ea.
l5a , EPÎTRE
Aux traits de tes rivaux tu demeures (i) en butte ; Ton élévation te fait craindre ta chute ; Chargé de ta grandeur^ tu te plains de son poids. Et tu souffres déjà les maux que tu prévois (s). Politiques profonds , allez ourdir vos trames : Enfantez des projets; lisez au fond des âmes : Domtez vos passions (3) , et maîtrisez vos vœux. Au milieu des tourmens (4) , criez, je suis heureux (5) ; Et de tous vos chagrins déguisant l'amertume , Redoublez la douleur dont le feu vous consume. Voyez cette montagne (6) , où paissent les troupeaux , Où la vigne avec pompe étale ses rameaux ; La source qui jaillit y roule l'abondance (7). Tout d'un calme profond présente Tapparence : Ses coteaux sont fleuris, sa tête est dans les airs. Et son superbe pied sert de voûte aux enfers. C'est là qu'avec transpoit, les plus tendres bergères , Conduites par l'Amour, célèbrent ses mystères. Ce bosquet fut témoin de leurs premiers soupirs. Ce bosquet est témoin de leurs premiers plaisirs. Flore vient y cueillir (8) le3 robes qu'elle étale. C'est là qu'en doux parfums la volupté s'exhale. Et c'est là qu'on n'entend d'autres géniissemens , Que les soupirs poussés par les heureux amans. Autels de leurs plaisirs, théâtre de l'ivresse,
(i) Tu demeures, terme trop faible qui fait languir le vers.
(2) Gela a été trop souvent dit.
(3) Domptez vos passions , n'est pas fait pour les politiques rongea de la passion de Penvie , de Fambition , de l'avarice, de l'intrigue, etc.
(4) Au milieu des tourments. Quels tourments ? vous n'en avez pas parlé.
(5) Jamais politique n'a crié , je suis heureux.
(6) Encor des apostrophes , encor ce manque de jointure , encor du lieu comun.
(7) Q"'^ ^^ comun l'abondance d'une prairie avec «ces politiques ? Gare l'églogue dans tout ce qui suit, non erat hic locus. Quatre vers suffiront , mais il faut qu'ils disent baucoup on peu , et il faut surtout des jointures.
(8) Flore ne cueille point des robes , cela est trop fort.
,m—M. m-mm^m^SS^
' SUR l'amour de l étude. i53
Où les jeux de l'amour consacrent leur faiblesse.
Tel (i) parait au dehors ce mont audacieux
Qui roule le tonnerre dans ses flancs cavernqux.
Un phosphore pétri de soufre et de bitume
Par le souffle des vents avec fureur s'allume :
Ce feu y d'autant plus vif qu'il est plus comprimé.
Dévore la prison qui le tient enfermé.
Sois le plaisir des yeux (2) , et l'ivresse de l'âme >
Doris^ porte la joie, où tu portes la flamme;
Vois l'Amour à tes pieds , vois naître ses désirs :
Sur ton sein,- sur ta bouche, il cueille ses plaisirs;
Ton orgueil est flatté du tribut de ses larines r
Règne sur les mortels; tes titres sont tes charmes;
Embellis l'univers d'un seul de tes regards ;
Un souris de Vénus fit éclore les arts (5).
Amour (4) ! ô toi qui meurs le jour qui t'a vu naître (5) !
O toi qui pourrais seul déifier notre être (6) !
Étincelle ravie à. la divinité;
Image de l'excès de sa félicité;
Le plus bel attribut de l'essence suprême ;
Amour! enivre Fhomme et l'arrache (7) à lui-même.
Tes plaisirs sont (8) les biens les seuls à désirer.
Si tes heureux transports pouvaient toujours durer ;
Mais sont-ils échappés, en vain on les rappelle;
Le désir fuit, s'envole, et l'Amour sur spn aile.
C'est en vain qu'un instant sa faveur nous séduit ;
(i) Déclamation sans but. Cest le plus grand des défauts.
(2) Il manque un vers.
(3) Qu'est-ce que les arts ont à faire là? Tout ce morceau est dé-* cousu. JEgri somnia.
(4) Comment? encor un apostrophe, point d'autre figure, point d'autre transition?.. . le fouet.
(5-6) Ce n'est point en mourant si vite qu'il ressemble à la divinité : contradiction intolérable dans de très-baux vers mal amenez.
(7) Ce mot arracher ne signifie point transporter hors de soymême , il donne l'idée de la soufirance et non l'idée du plaisir.
(8) Son^. Il faut seraient ; mais il ne faut rien dire de cela , mais éviter cette déclamation mille fois rebatue.
Le transport l'accompagne, et le yide le suk.
Boris (i)y à ton .amant prodigue ta tendresse :
Prolonge, si tu peui , le temps de son ivresse.
I/ennui va te saisir au sortir de ses bras;
Tu cherches le bonheur (2) et ne le connais pas.
Ce dieu {3) que tu poursuis , recueilli dans kii-méme.
Ne va point au dehors chercher lé bien suprême;
Il con^mande à ses vœux; il (oit également
Et l'agitation et l'assoupissement.
Ami des voluptés, sans en être l'esclavô ,
Il goûte leur faveur (4), et brise leur entrave;
Il jouit des plaisirs, et les perd sans douleurs.
Vois Daphné (5), dans nos champs, se couronner de fleurs :
Elle aime à se parer d'une rose nouvelle;
Ne s'en trouve-t-il point (6), Daphné n'est pas moins belle.
D'un flôil indiflférent le tranquille Bonheur (7)
Voit Taveùgle mortel esclave de l'erreur.
Courir au précipice en cherchant sa demeure ;
Ivre de passion (8), l'invoquer à toute heure;
Voler incessamment de désirs en désirs >,
Et passer tour à tour des donfeurs aux plaisirs; .
Et tantôt il le voit, constamment n^isérable.
Gémir sous le fardeau de Vennut qui YaccaUe.
(i) Encor apostrophe sans transition î est-il possible?
(a) Chercliêr le bonheur et ne le pas Connaître , ne sont pas deux idées assez oposees. C'est parce qu'on ne le conait pas bien qu'on le cherche. On cherche tous les jours un inconnu.
(3) Ce dieu- On n'a )amab dit que le bonheur fût mb di€U. Cette hardiesse, suportable dans une ode, n'est pas convenable à une épître ; il iant à chaque genre son slile.
(4) Faveur n'est pas bien en opposition avec entrave,. On ne dit |>oÎDt entnrve an singulier. <
(5) Eh bien , autre apostrophe sans liaison I. Ah !
(6)iVe s'en troui^e-t-il point. Le stile de l'épitre, Xtm% familier qu'il est ^ n*admet point ces tours trop comuns : on dit saas 9'avilir les plus petites choses.
(7) Le bonheur est la personifié ab abrupto , sans aucun adoucissement. Ce sont des images incohérentes.
(8) Ivre de passion, l'invoquer ; il semble qu'on invoque sa pas*
SUR l'amour de l'Étude. i55
Étude (i), en tous Its temps prêle-moi ton secours ! Ami de la vertu, bonheur de tous les 'jours, Aliment de l'esprit, trop (a) heureuse habitude, Venge-moi de l'Amour , brise ma servitude ; Allume dans mon cœur un plus noble désir , Et viens, en mon printemps m'arracber au plaisir. Je t'appelle, et déjà ton ardeur me dévore; Tels ces flambeaux éteints, et qui fument eticorç, A l'approche du feu s'embrasent de npuvei^u.
Leur flamme se ranime, et son jour (3) est plus beau. Conserve dans mon cœur le désir qui m'enflamme : Sois mon soutien, ma joîe, et l'âme de mon ame. Étude , par toi l'homme est libre dans les fers (4) : Par toi l'homme est heureux au milieu des revers : Avec toi l'homme a tout (5) : le reste est inutile (6) , Et sans toi ce même homme (7) est un roseau fragile (8) ^ Jouet des passions , victime de l'ennui :
C'est un lierre rampant , qui reste sans appui (9).
sion. Et puis cherclier 9a demeure , courir au précipice , invoquer! lieux comuDS mal assortis .^ Ces 2 pages précédentes devraient être resseiTées en vingt vers bien fràpez , et ensuitte on viendrait à l'Étude qui est le but de Tépitre.
(i) Étude. Toujours même défaut, toujours un apostrophe qui n'est point amené.
(1) Tpop heureuse , terme oiseux. Ce trop est de trop.
(3) On ne dit point tout cru le jour d'un flamban.
(4) Les fers n'y viennent pas. JVoh erat hic locus, (5-6) S'il a tout , rémifttîche qui suit est inutile.
(7) Ce même homme , faible et traînant.
(8) Rosau fragile , itaage peu liée avec avoir iaui.
(9) Trop de comparaisons entassées. Il ne faut prendre que la (leur d'une idée , il faut fuir le stile de déclamateur. Les vers qui n e disent pas plus , et mieux , et plus vitef, que ce qùé dirait la prose , sont de mauvais vers.
Enfin , il faut venir à une conclusion qui manque à l'ouvrage ; il faut un petit mot k la personne à qui il est adressé. Le milieu a besoin d'être baucoup élagué. Le commencement doit être retouché , et il faut finir par quelques vers qui laissent des traces dans l'esprit du lecteur^
riN DE l'ePÎTRE SDR l' AMOUR DE l'ÉTUDE.
l^»%%/%%/»^^v%^%«%l^%%/^%l^)^%%<»^«%^l'»%<fc<%^^^%^%l^^l»<%^^<»*^i^^^^%»<i^^^^^^^%^^^^^<^^