Quant au traitement des plaies de la tête et au
Ν. — 13 re ΒΝΝ. - re om. vulg. — ‘* πολλῶν BMN. — ‘4 post x. addit τε vulg. - Ce τε est absolument superflu ; je l’ai supprimé quoiqu'il soit dans tous les manuscrits. Le lecteur a pu voir, dans ce traité même, que les manuscrits offrent les plus grandes variations pour l'admission et l’omission de cette particule. — Post ὁμ. addunt τε BMN.— ‘6 πολλῶ BMN.— "1 μέζ, MN. - pat. vulg. — 15. ὃ ΟΝΝ. - ὁ om. vulg.— L'article est nécessaire. — 19 δεξάμενον BMN.— 2° τὸ βέλος om. Lind.—?! ñ.... δεξάμενος om. BMN. - Scaliger : ñ.... δεξάμενος Νοῦ sant Hippocratis. - Je crois que Scaliger se trompe, et que ces formes sont tout-à-fait dans [68 habitudes du style , d'Hippocrate.— 32 τουτέων BMN. -- τούτων vulg. — 3 Ante δεῖ addunt τε BMN. — "4 ἀποχωρίσαντα C. — 55 Scaliger : τὴν πρίσιν ποιέεσθαι, ἣν pins } Fortasse ne hæc quidem sunt Hippocratis. Nihil tamen muto.-Rien ne justifie cette remarque de Scaliger. — 16 περὶ ἰάσεως τρώσιος in marg.
' ἴησιν ποιέεσθαι, * οὐδ᾽ ἐπιδεῖν γρὴ ἕλχος ἐν χεφαλῇ, ἣν αὐ ἐν τῷ μετώπῳ ἢ τὸ ἕλχος, 3 ἐν τῷ ψιλῷ τῶν τριγῶν, 4 ἢ περὶ τὴν " ὀφρὺν χαὶ τὸν ὀφθαλμόν. ᾿Ενταῦθα δὲ γινόμενα τὰ ἕλχεα 5 χαταπλάσιος χαὶ 1 ἐπιδέσιος μᾶλλον κέχρηται δ ἤ χου ἄλλοθι τῆς κεφαλῆς τῆς ἄλλης. 9 Περιέχει γὰρ À χεφαλὴ ‘° ἢ ἄλλη τὸ μέτωπον πᾶν" ἐκ δὲ τῶν περιεχόντων τὰ ἕλχεα, χαὶ ἐν ." ὅτῳ ἂν ἦ τὰ ἕλκεα, φλεγμαίνει χαὶ ἐπανοιδίσχεται δι’ αἵματος :? ἐπιῤῥοήν. "" Χρὴ δὲ 14 οὐδὲ τὰ ἐν τῷ μετώπῳ διὰ παντὸς τοῦ χρόνου χαταπλάσσειν χαὶ ἐπιδεῖν, ἀλλ᾽ "6. ἐπειδὰν παύσηται φλεγμαίνοντα, καὶ τὸ οἴδημα χαταστῇ, παύσασθαι χαταπλάσσοντα χανβέπιδέοντα. Ev δὲ τῇ ἄλλῃ χεφαλῇ ἕλχος οὔτε μοτοῦν χρὴ, οὔτε χαταπλάσσειν, οὔτ᾽ ἐπιδεῖν, εἰ μὴ καὶ τομῆς
Ε. — 27 inoncç C. — 18 τρωσίων MN. - τρώσιων B. - τρώσηων (Ὁ. -- τρώσιος vulg. - Le pluriel est nécessaire. — 39 ὅχως BMN. — 3° ἐλέγχειν BMN. — 5! μὲν pro ἐν C. — 5 τῇ om. MN.— "3 τείνειν C. — 54 ἀλλ᾽ ὡς ΒΝ. - ἶσος (leg. ἴσως) ἀλλ᾽ ὡς Merc. in marg. -- ἄλλως vulg.
: ἴασιν C.— 3 οὐδ᾽ ἐπιδεῖν BMN.- οὐδὲ πιέζειν pro οὐδ᾽ ἐπιδεῖν vulg.-Ce sont les mots ἐπιδεῖν, ἐπίδεσις, que l’auteur emploie toujours dans la suite. J'ai pensé que c'était une raisou pour préférer la leçon de BMN. — 3 Ante ἐν addit à vulg. - ἢ om. BMN. - ἢ me paraît en effet surabonder. — 4 ἢ om. Merc. — 5 ὀφρῦν vulg. — 6 καταπλάσῃηος C. — 7 ἐπιδέσηος (. — ὃ. ἥ xou MN. - ἥ xcu B. -- ἣ ποῦ vulg. - ἡ ποῦ C.
9 Sealiger : περιέχει γὰρ ἡ χεφαλὴ ἡ ἄλλη τὸ μέτωπον πᾶν" dx δὲ τῶν περιεχόντων τὰ ἕλχεα, χαὶ ἐν ὅτω ἂν ἡ τὰ ἕλχεα, φλεγωαίνει, καὶ ἐπάανοιδίσκεται δι᾽ αἵματος ἐπιῤῥοήν ] Non solum insititia hæc sunt, sed et alieno loco posita. Nam sunt interpretamentum eorum quæ subjicit : χρὴ δὲ οὐδὲ τὰ ἐν τῷ μετώπω διὰ παντὸς τοῦ χρόνου xararhdaoev, καὶ ἐπιδεῖν. Nam hæc ita explicantur priore membro illius inepti glossematis : περιέχει γὰρ ἡ κεφαλὴ ἡ ἄλλη τὸ μέτωπον πᾶν. Quæ sequuntur in eodem glossemate, palam est interpretari sequentia Hippocratis : quod dicit φλεγμαίνειν xai οἵ: δημα fieri. Sane non satis admirari possum pædagogorum impudentiam, qui hæc contaminare non veriti sunt, neque dectorum virorum supinitatem an conniventiam, qui hujus saltem non admonuerunt. Sed quid admonuissent illi, qui non animadverterint ἢ - Les objections de Scaliger me paraissent p’avoir pas de fondement. Hippocrate donne ici une raison, peut-être mauvaise, de la pratique qu'il suit dans les plaies de la tête et du front. Mais cela n'autorise pas une critique trop précipitée à supprimer la phrase. On lit dans le traité des Fractures: « La main sera tenue ua peu plus haut que le coude, afin que le sang n’afflue pas dans l'extrémité du membre, et
moyen de découvrir les lésions qu’a éprouvées l'os et qui ne sont pas apparentes, voici quel est mon sentiment : une plaie de tête ne doit être humectée avec quoi que ce soit, pas même avec du vin, mais il faut s'abstenir de l'application de tout liquide. On n’y emploiera pas les cataplasmes, on ne fera pas la cure avec les tentes, on n’usera pas de bandages, à moins que la plaie n’ait son siége au front, dans la région dégarnie de cheveux, ou dans les environs du sourcil et de l'œil. Les plaies qui occupent ces régions ont plus besoin de l'application de cataplasmes et de bandages que les plaies de tout autre endroit de la tête.
que le cours en soit intercepté, ὡς μὴ To αἷμα ἐς ἄκρον ἐπιῤῥέῃ, ἀλλὰ ἀπολαμβάνηται (p. 457,1. 46, ed. Frob.). » Et un peu plus bas (1. dernière) : « On fera marcher le bandage en haut, afin que l’afflux du sang soit intercepté, ἵνα αἱ ἐπιῤῥοαὶ τοῦ αἵματος ἀπολαμδάνωνται. » Ces passages prouvent que l’afflux du sang venant des parties supérieures était considéré comme une cause d’engorgement dans les parties inférieures. Ce n'est pas autre chose qu'Hippocrate exprime dans la phrase qui fait l’objet de cette note : Les plaies s’enflamment et s’engorgent par l’afflux du sang (δι᾽ αἵματος ἐπιῤῥοὴν) qui vient des parties environnantes. Aussi les régions frontales, sourcilières et oculaires, environnées, comme il le dit, par le reste de la tête, sont-elles exposées, en cas de blessure, à s’engorger, et c'est pour cela qu'il faut y appliquer des cataplasmes et des bandages. Tout est clair jusque-là ; mais ce qui ne l’est plus, du moins dans nos idées, c'est la raison de la différence qu'Hippocrate établit, quant à la nécessité des cataplasmes et du bandage, entre les plaies de ces régions et les plaies de la tête. Si les plaies de la tête ont moins besoin de cataplasmes et de bandages, c’est qu Hippocrate pense qu’elles sont moins disposées à s’engorger; et s’il pense qu'elles sont moins disposées à s'engorger, c’est, d’après sa propre théorie, parce que le sang n’y afflue pas. Or, pourquoi le sang n'y affluerait-il pas”? Parce que, suivant les Hippocratiques, la source du sang est dans la tête, Nous retrouvons ici, par une voie bien inattendue, la trace de cette physiologie qui plaçait dans la tête l'origine des vaisseaux (voy. mon Introduction, t. 4, p. 245-225). Cette physiologie appartenait à Polybe, gendre d’'Hippocrate, comme nous l'apprend Aristote, elle appartenait à Hippocrate lui-même, comme nous l’apprend ce passage.
10 ἡ ἄλλη om. BMN — ‘: Ante 6. addit τῷ Lind, — :? ἐπιῤῥοῆς C. — 13 περὲ χαταπλάσεως καὶ ἐπιδέσεως in marg. E.— 4 apte où. addit τὰ Μ.---- 15 ἐὰν BMN.— τὸ περὶ τμήσεως ἑλκῶν in marg. E.— 17 τῇ om. MN.
χαὶ ἐν ' τῷ μετώπῳ, * ὅχου ἂν τὸ μὲν ὀστέον Ψιλὸν ñ τῆς σαρχὸς, χαὶ δοχέῃ τι ᾿ σίνος ἔχειν ὑπὸ τοῦ βέλεος, τὰ 4 ἕλχεα μὴ ἱχανὰ τὸ μέγεθος τοῦ μήχεος χαὶ τῆς εὐρύτητος ἐς τὴν σχέψιν τοῦ ὀστέου, εἴ τι πέπονθεν ὑπὸ τοῦ βέλεος xaxov, χαὶ " ὁχοῖόν τι πέπονθε, χαὶ 5 ὅσον 1 μὲν À σὰρξ πέφλασται, χαὶ τὸ ὀστέον ἔχει ὃ τὸ 9 σίνος, χαὶ δ᾽ αὖ "9 εἰ ἀσινές τέ ἐστι τὸ ὀστέον ὑπὸ τοῦ βέλεος, καὶ μηδὲν πέmove χαχὸν, χαὶ ἐς τὴν ἴησιν, 1" ὀχοίης τινὸς δεῖται τό 1" τε ἕλχος, À τε σὰρξ, καὶ À πάθη τοῦ ὀστέου "" Τὰ "4 δὴ τοιαῦτα τῶν "" ἑλχέων τομῆς δεῖται. "6 Καὶ ἂν μὲν τὸ "1 ὀστέον ψιλωθῇ τῆς σαρχὸς, ϑπόχοιλα δὲ
1 Τῷ BMN. - τῷ om. vulg. --- ? ὅχου BMN. - ὅπη vulg. --- 3 σίνος N. - σινὸς C, Ald. -- σινος (sine acc.) M. -- σῖνος vulg.
4 Ante ἕ, addit δὲ vulg. - Scaliger : τὰ δὲ ἕλκεα μὴ ἱκανὰ Hic quædam etiam sunt non deprompta ex narthecio Hippocratis. Tu totam periodum ita concipe : τάμνειν δὲ χρὴ τῶν ἑλκέων τῶν ἐν τῇ χεφαλῇ γινομένων καὶ ἐν μετώπῳ, ὅπη ἃν τὸ ὀστέον ψιλὸν ἡ τῆς σαρχὺς καὶ δεκέῃ τι σῖνος ἔχειν ὑπὸ τοῦ βέλεος, τὰ μὴ ἱκανὰ τὸ μέγεθος, etc. -La correction de Scaliger est parfaite, et elle me semble tellement évidente que je n'hésite pas à la recevoir dans le texte, quoique aucun manuscrit ne la justifie, tous ayant le δὲ qui, seul, fait obstacle.
5 6x. BMN. - ὁπ. vulg. — © ὀκύσον BMN. — 7 μὲν ἡ BMN. -- ἡ μὲν vulg.— τί pro τὸ B, Merc. in marg. — 9 σίνος MN. - σινὸς C, Ald. - σῖνος vulg. — ‘° post αὖ addit re vulg. — Cette particule est nuisible, et je l'ai supprimée, malgré les manuscrits, parce que les copistes la mettent et l’omettent à chaque instant par erreur. — !! ὁχοίης τίνος ὃ, BMN. -- cinç ὃ. τινὸς vuly, — ‘2 τε om. BMN. — ‘3 τίνα τῶν ἑλχῶν δεῖται τομῆς in marg. E.— 14 5e pro δὴ BMN.— 5 ὀστέων pro ἑ. BMN.— '6 χαὶ ἂν μὲν τὸ M. - καὶ ἂν τὸ μὲν ΒΝ. -- ἂν καὶ τὸ μὲν E, Ald., Frob., Merc., Lind. -— ἂν καὶ μὲν sine τὸ vulg. - xaxdv ἂν τὸ μὲν C. - x? ἂν Merc. in marg. - Scaliger : ἂν καὶ τὸ μὲν ὀστέον ψιλωθῇ 1 Hincincipit periodus.- Le texte altéré . que Scaliger avait sous les yeux faisait de ce passage une difficulté, qu’il a fort bien levée. — “7 ὀστέων B. — 'δ à pro n MN.
19 Foes dit, au sujet de la ponctuation de ce passage : Hic codicum pluralitatem sequimur, ut ulcera in latus et obliquam quamdam habeant cavitatem. Potest et accipi ἐς πλάγιον ἐπιπολὺ ἐπανατέμνειν, quomodo in quibusdam exemplaribus scribitur, ut in latus aut transversa abunde sectio fiat, quem sensum secutus est Vidius.- Je crois que Foes s’est décidé pour la vraie ponctuation, et qu’on n’est pas aussi libre qu’il paraît le croire de rattacher indifféremment ἐς πλάγιον à % ou à ἐπανατάυνειν, En effet,
DES PLAIFES DE ΤΕΤΕ. 233
Le reste de la tête environne, en effet, tout le front ; et c’est des parties environnantes que les plaies, quel qu’en soit le siége, tirent inflammation et le gonflement par l’afflux du sang. Il ne faut pas cependant, même dans les plaies du front, appliquer constamment des cataplasmes et des bandages ; mais, lorsque la phlegmasie a cessé et que la tuméfaction est tombée, on cesse l'application de ces moyens. Quant aux plaies du reste de la tête, on n’y mettra ni tentes, ni cataplasmes, ni bandages, à moins que l’incision n’en soit nécessaire. On incisera, parmi les plaies de la tête et celles du front (l'os étant dénudé et paraissant avoir éprouvé quelque mal par l'effet de l’instrument vulnérant), les plaies qui ne sont ni assez longues ni assez larges pour permettre de discerner si l’os a souffert, ce qu’il a souffert, jusqu’à quel
Hippocrate parle de deux modes d’incision : 4° inciser le fond de la plaie, ἐπανατάμννειν τὸ χοιλόν; 2° inciser deux fois la plaie ronde par la partie supérieure et par l’inférieure, ἐπανατάμνων τὸν χύχλον διχῇ. Ces deux modes d’incision s’appliquent à des plaies qui ont pour caractère commun d'être creuses, ὑπόχοιλα, Il fout donc qu’à ce caractère commun l’auteur ait ajouté quelque circonstance accessoire qui fasse de ces plaies creuses deux catégories répondant aux deux modes d’incision. L'une de ces catégories est clairement désignée ; ce sont les plaies creuses arrondies, τὰ χυχλοτερέα καὶ ὑπόχοιλα,. L'autre ne le serait pas si on ne rapportait pas ἐς πλάγιον à ἧ; mais elle l’est du moment qu’on établit cette relation; la seconde catégorie devient donc celle des plaies creuses allongées, bxcχοιλα ἐς πλάγιον ; catégorie qui forme le pendant naturel de celle des plaies creuses arrondies, Ainsi, suivant Hippocrate, les plaies creuses doivent être incisées ; elles sont allangées ou arrondies ; si allongées, on les incise une fois, c’est-à-dire par le fond ; si arrondies, on les incise deux fois, c’est une fois dans le haut et une fois dans le bas.
2° ἐπὶ πολὺ BEN, Frob., Chart. --Pour ce mot aussi la ponctuation est incertaine. Faut-il le rapporter à ἐπανατάμνειν, comme Foes l’a fait dans sa traduction? Les manuscrits MN mettent en effet la virgule avant ἐπιπολύ: [68 manuscrits CE n’en mettent ni avant ni après. Ce qui m’a décidé à ne pas suivre cet avis, et à placer la virgule non avant, mais après ἐπιπολὺ, c'est qu’un peu plus bas on lit sans aucune équivoque ὑπόχοιλα ἐπὶ πουλύ.
3: ἐπανατά, CE, Ald., Frob., Merc. - ἐπανατέ, vulg. - ἀνατά. ΒΝ. ἀνατέ, Ν. — 22 ὅπου Ald. - ὅπη C.
6 δὲ χρόταφος, χαὶ ἄνωθεν ‘4 ἔτι τοῦ χροτάφου, κατὰ τὴν φλέθα τὴν διὰ τοῦ χροτάφου ‘5 φερομένην, τοῦτο δὲ τὸ χωρίον μὴ τάμνειν.. ΣΣπασμὸς γὰρ ἐπιλαμὄανει τὸν τμηθέντα " χαὶ ἣν μὲν "6 ἐπ᾽ ἀριστερὰ tun07 "} χροτάφου, τὰ "5 ἐπὶ δεξιὰ ὃ σπασμὸς ἐπιλαμδάνει" ᾽9 ἦν δ᾽ ἐπὶ τὰ δεξιὰ τμηθῇ *° χροτάφου, τὰ ἐπ᾽ ἀριστερὰ ὃ σπασμὸς ἐπιλαμθάνει.
14. *: Ὅταν οὖν ": τάμνης ἕλχος ἐν χεφαλῇ "" ὀστέων εἵνεχα τῆς σαρχὸς ἐψιλωμένων, θέλων εἰδέναι *4 εἴ τι ἔχει τὸ ὀστέον χαχὸν ὑπὸ "1 ὅση ἂν δοκέῃ "" ἀποχρῆναι. "9 Tauvovra δὲ χρὴ °° ἀναστεῖλαι
* Εὐμαρές ἐστι pro εὐχ. ΒΝΝ. --- " ἀφικέσθαι vulg. -- Scaliger : φαρμάχῳ ἀφικέσθαι 1 Scribe ἐφικέσθαι. -- Cette correction, qui est consignée dans L, est approuvée par Foes; je la crois évidente ; les permutations entre ἀπὸ et ἐπὶ en composition sont très fréquentes dans les manüscrits, — * ὁπ. C, Ald.
ὁ χρὴ vulg. -- Scaliger : ὁχοίῳ ἄν τινι χρὴ καὶ τὰ χυχλώτερα ] Scribe ὑκοίῳ ἄν τινι χρίηται" τὰ χυχλοτερέα τῶν ἑλχέων. - Cette correction a pris la forme de χρίηται (sic\ à la marge de Merc., et de χρέητα dans L.-Foes, dans ses notes, approuve ce χρέηται, qui n'est, je crois, qu’une faute de copiste dans L, au lieu de χρίηται proposé par Scaliger, et il change en même temps ὁχοίῳ ἄν τινι en ὁχοίου ἄν τινος. La correction de Scaliger n'est appuyée sur rien; et il me semble qu'il suffit de changer χρὴ en χρῇ pour avoir une phrase claire et régulière. Martinus propose χρέη.
5 χυχλοτερέα MN. - χυχλωτερέα Β. - χυχλότερα vulg. - χυχλώτερα CE, Ald., Frob., Merc. - Scaliger : τὰ χυχλώτερα] τὰ κυχλοτερέα, ut diximus, et est principium periodi. Correction justifiée par les manuscrits. — ὅ ποὺ. BMN. - πο. vulg.
7 J'ai mis après τοιαῦτα une virgule qui ne se trouve ni dans les msnuscrits ni dans les imprimés. Τὰ τοιαῦτα ne peut être le régime de ἐπανατάμνων, puisque ce verbe régit déjà τὸν κύχλον. Foes traduit τὰ τοιαῦτα par ejusmodi, le rapportant à ἐπανατάμνων. Mais τὰ τοιαῦτα ne peut ignifier cela. Toute difficulté m’a paru levée par une virgule après τοιαῦτα. H faut considérer dès lors τὰ χυχλοτερέα.... τοιαῦτα comme un nomipatif
point les chairs sont contuses et les os lésis, et réciproqueament si l'os est intact et s’il n'a rien souffert de l'instrument vulnérant, enfin, quant au traitement, quel est celui qu’exigent et la plaie et les chairs et la lésion de l'os. Telles sont Les plaies qui réclament l’incision. Et si, l'os étant dénudé de la chair, la plaie est très creuse et allongée, on en incisera le fond là où le médicament, quel que soit celui qu’on emploie, n'arrive pas facilement. Les plaies arrondies et très creuses, et autres de ce genre, seront incisées eu deux points opposés de la circonférence, proportionnellement à la taille de l’homme, et seront rendues longues. Dans les incisions pratiquées sur la tête, tandis que les autres endroits peuvent être incises en sûreté, la tempe et la portion au-dessus de la tempe, le long de la veine qui traverse cette région, sont des lieux qu'il ne faut pas inciser ; car les convulsions saisissent l’opéré; si l’incision a été faite à gauche, les convulsions s’établissent à druite ; si l’incision ἃ été faite à droite, les convulsions s’établissent à gauche. 14. Quand on inci.e une plaie de la tête à cause de la
absolu.— ὃ ἐπανατάμνων CEN, Ald.,Frob., Merc. - ἐπανατέμνων vulg.ἐπανατάμνειν M.- Scaliger : ἐπανατάμνων τὸν χύχλον] Scribe ἐπανατάμνοντα᾽ χύχλον. - 60 correction a été consignée dans L. La grammaire l’exigerait; mais cette règle a été plusieurs fois négligée dans ce traité. Voyez là-dessus la remarque de Scaliger lui-même, p. 197, note 47. — 9 ὥσπερ BMN. — 1° ὥνθ. B. - 6v6. MN. — ἄνθ, vulg. — "' περὶ τμήσεως κεφαλῆς in marg. E. — '2 ἀσφάλειαν BMN.— '" τα, BMN. - τε. vulg. — "4 ἔστι pro ë. C. — "5 ἐπιφαινομένην BMN. — :6 ëx’om. Chart. — ἐν τῶ ἐπ᾽ ἀρ. TL. χροτάφω BMN.- Cette leçon serait admissible.— "1 χροτάφω C.— 1% ἐπὶ δεξιὰ CMN, Lind. -- ἐπιδεξιὰ vulg. - Cette correction est indiquée par Martinus, ib. — 19 ἣγ,,... ἐπιλαμδάνει om. BMN.— 2° χροτάφω €.— 2! ὅταν CMN. - ὅτ᾽ ἂν vulg. — περὶ τμήσεως ἑλχῶν ἐν τῇ κεφαλῇ in marg. E. — ?? τάμνεις B. — , 43 ὀστέου εἴ. τι σ᾿ ἐψιλωμένου C. — ὀστέον εἴ, Tr. a. ἐψιλωμένον vulg. -- τοῦ ὀστέου ef. τ. σ, ἐψιλωμένου BMN. — 24 ἐπέχει pro εἴ τι ἔχει C. — 25 ἤ pro AC. — 56 τῆς τομῆς pro τ. ὦ. BMN. -- τὴν τολίην C. - τὴν ὠτείλην E, Ald. — ᾿Ἴ ὅόχως (ὅχος Β) ἦ, ἣν pro ὅση ἂν BMN. -- Dans ces manuscrits, c’est évidemment une faute des copistes qui ont divisé ὁκόση, — 28 ἀποχρῆναι BMN. - ἄνω χρῆναι vulg. -- Scaliger : ὅση ἄν δοκέῃ ἄνω χρῆναι] Emenda : ὅσου ἂν δοκέῃ ἄνω χρῆσθαι.--1,ἃ correction de Scaliger, consignée dans L, n'est pas bonne, car elle laisse subsister ἄνω, qui n’a pas de sens. La vraie leçon est
πέφυχεν " ἔπειτα διαμοτῶσαι ' τὸ ἕλχος πᾶν " μοτῷ, ᾿ ὅστις 4 εὐρύτατον τὸ ἔλχος παρέξει ἐς τὴν ὑστεραίην ξὺν ἐλαχίστῳ πόνῳ" 5 μοτώσαντα δὲ 5 χαταπλάσματι χρῆσθαι, 1 ὅσον " ἂν χρόνον χαὶ τῷ μοτῷ, 9 μάζην 19 Ex λεπτῶν ἀλφίτων ἐν ὄξει “' διαμάσσειν, 13. ἢ 13 ἕψειν χαὶ "4 γλίσχρην ποιέειν ὡς μάλιστα. Τῇ ‘5 δ᾽ ὑστεραίη ἡμέρη, ‘6 ἐπειδὰν ἐξέλῃς τὸν μοτὸν, κατιδὼν τὸ ὀστέον 17 ὅ τι πέπονθεν, ἐὰν μή σοι χαταφανὴς ñ À Tpoo, 5 ὁχοίη τίς ἐστιν ἐν τῷ ὀστέῳ, 19 μηδὲ διαγινώσχης εἴ τέ τι ἔχει τὸ ὀστέον καχὸν ἐν 2° ἕωυ- 21 σίνασθαι, "" ἐπιξύειν "᾽ χρὴ τῷ ξυστῆρι κατὰ βάθος καὶ κατὰ μῆxoç τοῦ ἀνθρώπου ὡς 24 πέφυχε, καὶ 25 αὖθις ἐπικάρσιον τὸ ὀστέον, τῶν "5 ῥηξίων 27 εἵνεχα τῶν ἀφανέων ἰδεῖν, καὶ τῆς "5 φλάσιος εἵνεχα τῆς ἀφανέος, τῆς οὐχ "9 ἐσφλωμένης "ὁ ἔσω ἐχ τῆς ᾿" φύσιος τῆς χεφαλῆς τοῦ ἄλλου ὀστέου. ᾿Εξελέγχει γὰρ ἢ ξύσις " μάλα τὸ χαχὸν,
celle des manuscrits BMN. Martinus propose : ὅσου ἄν δοχέῃ ἀνθρώπῳ χρῆναι, Supposant, par une conjecture ingénieuse, que ἄνω de vulg. était pour ἀνθρώπῳ par une abréviation familière aux manuscrits. — *9 ταίνοντα B. — 3° διαστεῖλαι BMN. — 3: ἡ MN. - ἢ CE, Chart. - à vulg. - Martinus, ib. : Malim sic χαὶ τὴν μήνιγγα, ἣ καὶ πρός. Nam in operibus artis ad explorandam fracturam, et cutis, et tunica περιχράνιος exscinditur.
‘Hay τὸ ἔλ, BMN.— ? μωτῶ C.— " ἕως pro 6. Chart.- post ὅσ, addit ἂν vulg. - ἂν om. BMN. — ὁ εὐρώτατον B. — 5 περὶ μοτώσεως in marg. E. — ὃ post δὲ addunt χρὴ BMN. — 7 éxdoov BMN. — " ἄν περ BMN. — 9 μάζη (.-μάζης BMN. — !° χλέπτων pro ἐχ À. BMN. — '' δὲ μάσσειν BC MN. — :? 3 om. BCMN. — 13 ἕψιν δὲ BCMN. - Entre pétrir la pâte avec du vinaigre ou la cuire (ce que dit vulg.), et pétrir la pâte avec du vinaigre et la cuire (ce que disent quatre manuscrits), il est fort difficile de se décider, d’autant plus que le texte n’est pas même très assuré; car il manque, ce me semble, après μάζην, une particule comme δὲ ou καὶ, qui joigne διαμάσσειν au reste de la phrase. Dans cette incertitude, je n’ai pas touché au texte de vulg. — ‘4 γλισχρὴν MN. — "" δὲ MN. — :6 ἐπειδ᾽ ἄν C. — 17 ὅτι CE, Ald., Frob. - Scaliger : ὅτι πέπονθεν] Scribe ὅπη, aut ôxn. Nam ionice scripsit noster, quamvis ad communis idiomatis incudem omnia revocata sint ἃ plebeiis magistris. -- La correction de Scaliger, qui ἃ été mise à la marge de Merc., ne pourrait pas se concevoir, si l'on ne se rappelait que Scaliger avait sous les yeux ὅτι, et non ὅ τι, qui est la véritable leçon. — :5 éxoin MN. - ὁκοίῃ B. - ὁποίη vulg. — 19 μηδὲ Lind, - μὴ δὲ vulg. — 19 ἑωυτέω BMN. - ἑωυτῷ vulg. — 1! σίνεσθαι
dénudation des os, dans le désir de voir s’ils ont souffert quelque lésion par l'effet de l'instrument vulnérant ou s'ils r'ont rien souffert, il faut pratiquer l’incision aussi grande qu'on la jugera suffisante. En la faisant, on détachera la chair de l'os, là où elle est unie au péricrâne et au crâne ; ensuite on remplira toute la plaie d’une tente qui, pour le lendemain, la rende la plus large possible avec le moins de douleur. La tente mise, on tiendra, sur la plaie, aussi longtemps que la tente, un cataplasme composé de pâte de fine farine, d'orge, qu’on pétrira dans du vinaigre, ou qu’on fera cuire et qu’on rendra aussi gluante que possible. Le lendemain, ayant ôté la tente pour examiner ce que l'os ἃ éprouvé, dans le cas
BMN. -- σινᾶσθαι vulg. - C’est l’aoriste qui est ici nécessaire. - post σ. addunt τὴν σάρχα BMN. — 2? πῶς δεῖ ἐπιξύειν in marg. E. — 2? Ante 1. addunt τε BMN. — 74 πεφυχέναι pro πέφυχε καὶ C.
25 χαὶ αὖθις ἐπικάρσιον τὸ ὀστέον BMN. -- καὶ αὖθις (αὖτις Ald.) ei ἡ κάρσιον τὸ ὀστέον vulg. -- εἰ ἦν pro εἰ % Martinus, ib. - Scaliger : χαὶ αὖθις εἰ % χάρσιον τὸ ὀστέον]. Si Hippocrates viveret, non minus illi instituendus esset commentarius de sui libri, quam de capitis vulneribus. Adeo illum male acceperunt tortores isti. Nam quis hæc intelligat ? Tu meo periculo ita legito : καὶ αὖθις ἐπιχαρσίων τοῦ ὀστέου τῶν ῥήξεων εἴνεχα, τῶν ἀφανέων ἰδεῖν. ἀφανὲς ἰδεῖ hic οἱ alibi et apud alios auctores conjuncta semper leguntur; idem enim ac simplex ἀφανές. Iloratius : Niveus videri. Deinde vix est ut simplex κάρσιον usurpet noster, sed ἐπιχάρσιον. Egregia est hujus loci restitutio, si quidém recte divinavimus ; nam omnia doctorum judicii facio. - Scaliger a raison de s’applaudir de cette correction; car elle est certainement ingénieuse. Elle a été consignée dans L, et à la marge de Mere. ; cependant, outre qu’elle a l'inconvénient d'introduire l’idée de fractures transversales (pourquoi plutôt que longitudinales?) je crois qu’elle ne peut se soutenir devant le texte de BMN, d’après lequel Ilippocrate recommande de ruginer en profondeur, en longueur, et transversalement, Ceci est un texte; le reste est une conjecture.
16 δήξεων vulg.- ῥηξέων (sic) B.- ῥιξέων MN.— 27 ἕν. BMN.—29 φλάσηος C.— 29 ἐσφαλωμένης BMN.— ?° ἔσω ΒΜΝ. - εἴσω vulg.— δ: φύσγος C.— 33 μάλα τὸ xaxüv BMN.- μᾶλλον pro μ. τὸ x. vulg.-— La leçon des trois manuscrits me paraît la meilleure. — 3° ἔωσιν MN, Chart.— ἐῶσιν vulg.- ἑῶσιν Ald,— 54 ἐοῦσαι BMN.- οὖσαι vulg. -- ante é. addunt ai BMN.- Scaliger εὗσαι ἐν τῷ ὀστέῳ τοῦ βέλεος] Non magnopere hæc necessaria erant, neque videntur esse Hippocratis ; est enim otiosa repetitio.-La remarque de Scaliger ne me paraît pas fondée.
τῷ ' ὀστέῳ. Καὶ ἣν ἕδρην ἴδης ἐν τῷ ὀστέῳ τοῦ βέλεος, ἐπιξύειν p} αὐτήν τε τὴν " ἕδρην, χαὶ τὰ περιέχοντα αὐτὴν ὀστέα, " μὴ πολἔπειτα 1 λανθάνη οὐ χαταφανέα ἐόντα. " ᾿Ἐπειδὰν δὲ ξύσης τὸ ὀστέον τῷ ξυστῆρι, ἣν μὲν 9 doxén ἐς πρίσιν "5 ἀφίχειν ἢ τρῶσις τοῦ ὀστέου, πρίειν χρὴ, "'" χαὶ ‘7 οὐ δεῖ τὰς τρεῖς ἡμέρας μὴ "" ὑπερδάλλειν ἀπρίωτον, ἀλλ᾽ ἐν ταύτῃσι πρίειν, ἄλλως τε χαὶ τῆς ‘4 θερμῆς ‘5 ὥρης, ἣν ἐξ ἀρχῆς ‘5 λαμδάνῃς τὸ ἴημα. ἫΝν δὲ "1 ὑποπτεύσης μὲν τὸ ὀστέον ἐῤῥωγέναι, À '5 πεφλάσθαι, ἢ ἀμφότερα ταῦτα, τεχμαιρόμενος, ὅτι ἰσχυρῶς τέτρωται, ἐχ τῶν λό- Ἴὼν τοῦ τρωματίου, χαὶ ὅτι ὑπὸ '9 ἰσχυροτέρου τοῦ τρώσαντος, ἦν ἕτερος ὅφ᾽ ἑτέρου τρωθῇ, καὶ τὸ βέλος ὅτῳ ἐτρώθη, ὅτι τῶν χαχούργων βελέων ἦν, ἔπειτα τὸν ἄνθρωπον *° ὅτι ": δῖνός τε ἔλαδε χαὶ σχότος, χαὶ *? ἐχαρώθη *? καὶ "4 χατέπεσεν᾽ τούτων "5 δὲ οὕτω 28 γιγνομένων, ἣν μὴ διαγινώσχῃς εἰ ἔῤῥωγε τὸ ὀστέον, À πέφλασται, À καὶ ἀμφότερα ταῦτα, μήτε "1 ὅλως δρᾶν δύνη, "5 δεῖ δὴ,
1 Post. ὁ. addit τοῦ βέλεος vulg. - τοῦ βέλεος om. BMN. --- 3 post. €. addit τοῦ βέλεος vulg. — τοῦ βέλεος om. BMN.— 3 μὴ πολλάκις δὲ, ἀλλὰ ἣν τῇ Martinus, ib. --- ὁ προστένηται C, Ald. — ὁ φλάσιος M. — ὁ ὦ ΒΝΝ. — λανθάνει BMN, Chart. — ἐπειδ᾽ ἂν C. ---- 9 δοχείη C. — 10 ἀφήκειν MN. - ἀφύήκειν aut ἀφιχέσθαι Martinus ib. — ‘: χατὰ pro χαὶ οὐ δεῖ τὰς Ο. — "3 où δεῖ BMN. - οὐ δεῖ om. vulg, — 13 ὑπερθάλλε: C. — ‘4 θέρμης MN, — "ἢ ὥρησιν pro ὥρης, ἣν BMN. — :6 λαμβάνεις BMN. — "1 ὑποπτεύης BMN. — 'δ πεφρλάσθαι ΟΝΝ. -- πεφλᾶσθαι vulg. — 19 ἰσχυροτέρου BMN. - ἰσχυροῦ vulg.— 2° εἰ pro ὅτι BMN.— 2: δίνος C.— 22 post καὶ addunt εἰ BMN. — "5 καὶ om. C. — ᾽ ἔπεσε BMN. — "5 δὲ om. C.- J'ai mis un point en haut après χατέπεσεν, pour entrer dans l'intention qui a fait mettre δὲ, c’est-à-dire pour marquer la reprise de cette longue phrase. — *5 γιγν. E. - iv. vulg. — 27 ὅλως ὁρῶν δύνη E.ἄλλως ὁρῶν sine δύνῃ vulg. - ἄλλως ὁρέων sine ὃ, BMN. - Scaliger a propos pour cet endroit une correction qu’on verra dans la note suivante. J'ai pré féré à cette conjecture le texte de Εἰ, sauf que, sans manuscrits il est vrai, mais guidé par le sens, jai substitué l’infinitif au participe.
18 δεῖ (δεῖς Merc.) δὴ ἐπὶ τὸ ὀστέον τήχειν (rrixwv Ald., Frob., Merc, cum τίχτον in marg. ; τὸ τίκτον C) τὸ μελάντατον δεύσαντα (ὃ εὐσαντι C ; δεῦσαι τι E; δεύσας τι Ald., Frob. cum asterisco, Merc. cum δεύσαντα in marg.) τῷ μέλανι φαρμάκῳ τῷ τηχομένῳ, τό (τηκόμενον pro τῷ τ΄, τό L) τε (τε om. CEL, Ald., Frob., Merc.) ἕλκος (τῶ ἕλκει, Martinus, ib.) ὑποτείνας (ὑποτείνειν EL) ὀθόνιον ἐλαίῳ τέγξαι (τέγξαντα EQ'; τέγξας Ald., Frob., Merc.)
- δ Ua eu. ...
où vous ne découvrirez pas quel genre de lésion y existe, et même s’il est ou non lésé en quelque chose, supposant néanmoins que l’instrument vulnérant est arrivé jusqu’à l’os et l’a blessé, vous le ruginerez avec la rugine dans une profondeur et une longueur proportionnées à la conformation de l’homme, et derechef transversalement, à cause des fractures non apparentes, et de la contusion non apparente qui laisse les os à leur place et ne les enfonce pas. Car la rugine est très bonne pour révéler le mal, quand d’ailleurs l’existence de ces lésions dans l’os n’est pas manifeste. De plus, si vous y voyez l’hédra faite par l’instrument vulnérant, il faut la ruginer, elle-même et l'os avoisinant, de peur , ce qui arrive souvent, que l’hédra ne soit compliquée de fracture et de contusion, ou de contusion seulement, et que ces lésions n'échappent, n'étant pas apparentes. Après avoir ruginé avec l1 rugine, si vous jugez que le trépan est exigé par la lésion
vulg. - δεῖ δὴ ἐπὶ τὸ ὀστέον τὸ (τὸ om. B) rrxrèv τὸ μελάντατον δεύσαντα τῷ μέλανι φαρμάχῳ τῷ τηχομένῳ, στεῖλαι τὸ ἕλχος, ὑποτείνας ὀθόνιον ἐλαέω τέγξας (τέγξαι Β) BMN. - Scaliger : τήχων τὸ μελάντατον δεύσας τι τῷ μέkan φαρμάχω τῷ τυχομένῳ τὸ ἕλκος} Profecto Hippocrates ἄλλων ἑατρὸς αὐτὸς ἕλκεσι βρύει. Tamen, uti spero, illi medicinam faciemus. Ineptus magistellus, qui has maculas huic candidissimo loco illevit, nescivit quid esset μέλαν, et putavit esse nigrum medicamentum ; et, quia hæc parum sincera existimabat, conatus est bello tectorio incrustare. Quin non satis pu tavit dictum τὸ μέλαν, nisi etiam tertio gradu auxisset, cum dixit τὸ μελάντατον, Sed primum videamus quid voluit Hippocrates. Locum integrum apponam : τούτων δὲ οὕτω γινομένων, ἣν μὴ διαγινώσχῃς εἰ ἔῤῥωγε τὸ ὀστέον, ἢ πέφλασται, À καὶ ἀμφότερα ταῦτα, μήτε ἄλλως ὁρῶν διειδῇς, ἐπὶ τὸ ὀστέον τήχων τὸ μέλαν, καὶ ὑποτείνας τὸ ὀθόνιον ἐλαίω τέγξαι. Celsus ἔπιης locum reddidit : « Αἱ si ne tum quidem rima manifes{a est, inducendum super os atramentum scriptorium est, deinde scalpro id deradendum. » Jam videmus quid voluerit Hippocrates; nam de medicamento nigro nuge. laque apparet hæc glossemata antiquissima esse, cum apud Paulum Æginctam, libro vi, cap. xc, ad eamdem rem medicamentum adhibendum præcipiatur. Verba hæc sunt : et δὲ ῥωγμὴ μόνον στενὴ καὶ τριχοειδὴς διαλανϑάνουσα τὴν αἴσθησιν, φάρμακον τι μέλαν ὑγρὸν, ἢ χαὶ αὐτὸ γραφιὃν ἐγχέαντες μέλαν, ξέσωμεν τὸ ὀστέον. Verba docti medici declarant jam eo tempore τὸ μέλαν ἃ nonnullis φάρμακον, hoc est ab imperitis ; ab 8115, hoc est a doctis τὸ γραφιχὸν exponi solitum. Sed quæro quid opus phar-
SN 5 \ \ \ / U Not ἐπὶ TO ὀστέον τὸ τηχτὸν τὸ μελάντατον δεύσαντα, τῷ μέλανι φαρμάχῳ τῷ τηχομένῳ στεῖλαι τὸ ἕλχος, ὑποτείναντα ὀθόνιον, ἐλαίῳ
pain, * ἀπολύσαντα, 4 ἐχχκαθήραντα τὸ ἕλχος, 5 ἐπιξῦσαι. Καὶ ἣν μὴ 6 ἢ ὁγιὲς, ἀλλ᾽ ἐῤῥώγηῃ καὶ πεφλασμένον 7, τὸ μὲν ἄλλο ἔσται ὀστέον
maco nigro, si color tantum requiritur hic, medicandi autem nullus locus est, sed rimæ tantum explorandæ ? nam si nobis obtrudunt τὸ φάρμακον esse pro quovis linimento, ego non video quod magis aptum sit éi rei, quam scriptorium aut sutorium. Itaque opus glossemate non erat. En hæc verba, à φάρμαχον ἢ γραφιχὸν, manifesto ostendunt, Hippocratem unam tantum vocem, hoc est τὸ μέλαν posuisse, varie autem expositam esse ἃ posteritate, aliis τὸ φάρμαχον, aliis τὸ γραφικὸν interpretantibus.- Scaliger a déterminé avec beaucoup de justesse le sens général de ce passage, ainsi que le démontre le rapprochement qu’il a fait des endroits correspondants de Celse et de Paul d'Egine. Arrivé là, il a réformé le texte sur le sens, et il n’a pas ménagé les coupures. Le hasard veut qu'ici nous possédions deux éléments de discussion dont l’un a été négligé par Scaliger, et dont l’autre était encore inédit de son temps. On lit dans le Glossaire de Galien (p. 520, éd. Franz) : Μέλανι φαρμάχω) τοῦτο πῶς σχευάζεται, ἐν τῷ Περὶ ἑλκῶν αὐτὸς ἐδίδαξεν, Les termes, le cas de la glose de Galien se rapportent à notre passage, et l’on ne peut guère douter qu'il ne s’agisse, dans cette glose, du médicament noir dont justement Hippocrate n’indique pas ici la composition ; raison pour laquelle Galien renvoie à un autre traité où se trouvait détaillée cette composition. Scaliger a donc eu tort de comprendre τῷ μέλανι φαρμάχω dans ses suppressions ; et les motifs qu'il allégue, ne peuvent prévaloir contre cette glose, qui vient en confirmation du texte, tel quel, des manuscrits. Les manuscrits BMN, dont les variantes n’étaient pas publiées au temps de Scaliger, donnent le verbe στεῖλαι, qui ne figure pas dans vulg. Ce mot se trouve dans le Glos- ᾿ saire de Galien ; on y lit p. 566 : Στεῖλαι) ἐπικαλύψαι, ἐπιχρίσαι. Or, quand on lit d’une part στεῖλαι dans des manuscrits, d'autre part dans Galien une glose attribuant à ce mot une signification si conforme au sens du passage, il faut reconnaître que c’est ce passage que Galien a eu en vue. Ainsi, quelle que soit la correction qu'il conviendra d'adopter, To μέλανι φαρμάκῳ et στεῖλαι doivent y entrer. D’autres remarques accessoires peuvent aider à assurer davantage le texte. On lit dans le traité des Ulcères (p. 544, 1. 43, éd. Frob.) : ὀθόνιον ὑποτείνας λεπτὸν καθαρὸν, οἴνῳ καὶ ἐλαίω τέγξας. Si on compare cette phrase à la phrase analogue de notre passage, on verra que le texte vulgaire, qui y fait entrer τό τε ἕλχος, est en défaut, et qu’en cela l'avantage est du côté des manuscrits BMN. Enfin, un peu
de l'os, vous l'appliquerez: vous ne laisserez point passer les trois jours sans pratiquer cette opération. mais vous y aurez recours dans cet intervalle, surtout pendant les chaleurs, si vous prenez le traitement du blessé dès le commencement. Dans le cas où vous soupçonnerez une fracture, ou une contusion , ou l’une et l’autre, en apprenant par les discours du blessé, que le coup a été violent, que celui qui l'a porté, si la blessure est le fait d’un autre, est vigoureux, que l'instrument vulnérant est du genre des armes dangereuses, de plus, que le blessé a été saisi de vertige, de té-
plus bas, p. 232, 1. dern,, on trouve xararaxivros τοῦ oapuaxcu; cela
prouve que, dans le passage que j’examine, il a dù être question de solubi-
lité, τηκτὸν, τηκομιένῳ. Ces observations préliminaires, mais essentielles, ren-
dent, ce me semble, assez simple la correction de ce passage ; rien n’est à changer, il n’y a qu’un choix à faire entre les variantes. Je prends τὸ rrxτὸν, 46 je traduis par médicament soluble, et pour exemple de rnxrôvemployé substantivement je citerai τὰ τηκτὰ τήξας dans Soranus, De arte obstetricia, ex apographo Fr. R. Dietz, Regimontii Prussorum, 1838, p.129; j'adopte στεῖλαι avec la signification attribuée à ce mot par Galien; quant à ὑποτείνας, je le change en ὑποτείναντα, sans manuscrits, il est vrai, mais avec d’autant moins de scrupule que l'on peut voir, dans ce passage même, une très grande variation dans les manuscrits entre le nominatif et l’accusatif de plusieurs participes placés trés près les uns des autres. Enfin, je mets τέγξαντα au lieu de τέγξαι.
1 Καταπλάσαντα E. - καταπλάσας vulg.—? δὲ MN.— 3 ἀπολύσαντα E. - ἀπολύσας vulg. — 4 Ante êxx. addit καὶ vulg. — καὶ om. BCMN. - êxxaθήραντα E. -- ἐκκαθήρας vulg.— * ἐπιξῦσαι EMN, Ald., Frob., Merc. - ἐπιξύσαι vulg.—$ dy. ἦ MN.- dy. ἦ B.— 7 ἐπιξυόμενον BMN. -- ξυόμενον vulg.
8 Scaliger : xararaxévros τοῦ φαρμάχου δεξαμένη τὸ φάρμακον ἐς ἑωυτὴν μέλαν ἐόν] Quia jam constat quæ sit mens Hippocratis, et quid habebat in animo magistellus, qui μέλαν non pro atramento accepit, sed pro medicamento, non dubium erit hæc ejusdem esse officinæ, cujus et illa superiora. Nam et mediocris grammaticus judicaverit hæc quæ adposui, delenda esse, eLita Hippocratem scripsisse : ἡ δὲ ῥωγμὴ καὶ ἡ φλάσις ἔσται μέλαινα ἐν λευχῷ τῷ ὀστέῳ. Sane in recensendis auctoribus opus est ingenio non solum acuto ad menda indaganda, sed et æquanimo et facili ad ea quæ vera sunt admittenda. Nam ἐριστικῶν et contentiosorum infinitus numerus est ; quos omnes ad officinariorum et φαρμαχοτριῶν clysteria ablegamus ; imo tota Hippocrate arcemus, si has literas humaniores ignorant. - J’ai répondu d'avance, p. 258, note 28, à cette remarque de Scaliger.
papudxou, δεξαμένη τὸ pépuaxov ἐς ἑωυτὴν ' μέλαν êdv, ἔσται 5 μέλαινα ᾽ ἐν λευκῷ τῷ ὀστέῳ τῷ ἄλλῳ. Ἀλλὰ χρὴ ὁ αὖθις τὴν ῥωγμὴν ταύτην φανεῖσαν " μέλαιναν ἐπιξέειν κατὰ ὁ βάθος" χαὶ ἣν μὲν ἐπιξύων τὴν 1 ῥωγμὴν ἐξέλης χαὶ ἀφανέα ποιήσης, φλάσις μὲν γεγένηται τοῦ ὀστέου ἢ μᾶλλον À ἧσσον, ἥτις " περιέῤῥηξε καὶ τὴν ῥωγμὴν τὴν ἀφανισθεῖσαν ὑπὸ τοῦ ξυστῆρος᾽ ἧσσον δὲ pobepèv καὶ ἧσσον ἂν πρῆγμα ἀπ᾽ 9 αὐτέης γένοιτο ἀφανισθείσης τῆς ῥωγμῆς. ἮΝν δὲ κατὰ "» βάθος ἦ καὶ μὴ ἐθέλη ἐξιέναι ἐπιξυομένη, '" ἀφίκει ἐς πρίσιν "" ἢ τοιαύτη ξυμφορή. ᾿Αλλὰ χρὴ πρίσαντα τὰ λοιπὰ ἰητρεύειν τὸ ἕλχος.
15. Φυλάσσεσθαι δὲ χρὴ, !* ὅχως μή τι χαχὸν ἀπολαύσῃ τὸ ὀστέον ἀπὸ τῆς σαρχὸς, ἣν χκαχῶς ἰητρεύηται. ᾿Οστέῳ γὰρ καὶ πεπρισμένῳ, καὶ ἄλλως ἐψιλωμένῳ, ὑγιεῖ δὲ "4 ἐόντι, χαὶ ἔχοντί τι 5 σίνος πὸ τοῦ βέλεος, δοχέοντι δὲ δγιεῖ εἶναι, κίνδυνός 15 ἐστι μᾶλλον "1 ὑπόπυον γενέσθαι (ἣν "" xal ἄλλως μὴ μέλλῃ), ἣν καὶ À σὰρξ À περιέχουσα τὸ ὀστέον χαχῶς θεραπεύηται, χαὶ φλεγμαίνηται, καὶ 9 περισφίγγηται" *° πυρετῶδες γὰρ" γίγνεται, καὶ πολλοῦ φλογμοῦ ᾽" πλέον. Καὶ. δὴ τὸ ὀστέον ἐκ τῶν περιεχουσῶν "" σαρχέων ἐς ἑωυτὸ θέρμην τε χαὲ φλογμὸν *4 χαὶ ἄραδον "" ἐμποιέει χαὶ σφυγμὸν, καὶ *5 ὅσα περ à σὰρξ 27 ἔχει " χαχὰ ἐν *9 ἑωυτέη, χαὶ ἐχ τουτέων 3° ὧδε ὁπόπυον γίνεται. Κακὸν δὲ χαὶ ὀγρήν τε εἶναι τὴν σάρχα ἐν τῷ ἕλχει χαὶ ᾽"" μυδῶσαν, καὶ ἐπὶ πολλὸν χρόνον καθαίρεσθαι. Ἀλλὰ χρὴ διάπυον μὲν ποιῆσαι τὸ ἕλχος ὡς τάχιστα " οὕτω γὰρ ἂν ἥχιστα φλεγμαίνοι τὰ περιέχοντα
* Μελανέον pro pa. ἐ. Ο(. (AÏd. cum asterisco).- Galien a, sur le même mot, mais placé ailleurs, la glose suivante : MsAavsov (sic), τὸ ἐν τῷ Προγνωστιχῶ" τινὲς μὲν ὑφ᾽ ἕν ἀναγινώσχουσιν, ἵν᾽ αὶ τὸ μελανοῦν᾽ ἔνιοι δὲ διαιροῦσι, χλωρὸν ἣ μέλαν ἑὸν, ἀντι τοῦ ὄν. —* μέλαν BCELMN, ΑΙά., Frob. -- Scaliger, qui avait Frob. sous les yeux : ἔσται μέλαν] Jam monui legendum μέλαινα. - Mème correction dans Martinus, ib. — " niv pro ἐν BMN. — 4 αὗτις C. — fasx. BCMN, Merc. in marg.- uk. om. vulg. - Ce mot est nécessaire. — “βαάδοὺυς CMN. — 7 post ὁ. addit ταύτεν φανεῖσαν μέλαιναν (μέλαναν C) vulg.- ταῦτεν €. mil. om. ΒΝΝ. --- ὃ περιέῤόγξε BMN. - περ ἔρρεξι vulg. - La leçon des trois manuscrits m'a paru préférable.
9 adries ὮΝ, = αὐτεςς (sie) M. - αὐτὰς vulg. — 1° βαθοὺς C. — 11 ἐς πῇ. ἀςίκει ΜΝ. — ‘4 καὶ δὲ εἰς) pro à M. - καὶ δὲ (sie) BCN. — 13 éx. BMN. ὅπ. vulg.— ‘4 ἕντι Com 5 gives MIN. = σινὲς C, Ald. - σῖνος ταῖς. — :fén
nèbres , d’étourdissement, et qu'il est tombé, dans ce cas, disons-nous, si vous ne reconnaissez pas que l'os ait été ou fracturé, ou contus, ou fracturé et contus, et que malgré vos cfforts vous ne puissiez rien voir, il faut, versant sur l’os la substance soluble la plus noire, oindre la plaie avec le médicament noir, qui est soluble ; après quoi, on placera un linge humecté d’huile ; ensuite on appliquera un cataplasme de pâte d’orge, et le bandage. Le lendemain, on lèvera l'appareil, on nettoiera la plaie, et l’on ruginera. Si, au lieu d’être intact, l’os est fracturé et contus, toute la partie saine restera blanche sous la rugine; mais la fracture et la contusion, ayant été pénétrées par le médicament qui s’est fondu et qui est noir, présenteront une couleur noire au milieu du reste de l'os, qui sera blanc. Derechef on ruginera en profondeur cette fracture qui se montre noire ; ct, 51 la rugine l’enlève et la fait disparaître, vous avez à faire à une contusion plus ou moins forte de l'os, laquelle avait en même temps produit la fissure que la rugine a effacée. Mais la fracture même qui s'enlève ainsi, excitera moins de crainte et causera moins d’embarras. Si au contraire elle s’étend en profondeur ct ne veut pas s’effacer sous la rugine, un tel accident réclame le trépan. Après l'opération, on traitera la plaie pour le reste. 15. Il faut prendre garde que l’os ne contracte quelque altération par les chairs, si elles sont soumises à un mauvais traitement. En effet, un os trépané ou dénudé d’autre façon, sain ou paraissant l’être, tout en ayant éprouvé quelque mal de l'instrument vulnérant, court davantage le risque (lors.
pro ἐ. BMN. — "1 ὑπὸ πύθη (sic) pro d. C. — "5 μὴ καὶ GX BMN. — ‘9 Post xai addunt ἰώμενον BMN. — "9 La marche des idées conduirait peut-être à supposer que le sujet de γίγνεται est σὰρξ, et non ὀστέον ; mais à cela s’oppose le genre des deux adjectifs.— 21 γίγν. C. -- yiv. vulg. | — "" πλέων CMN, Ald., Frob., Merc. — "" σαρκῶν BMN. — *4 xai....
σφυγμὸν om. Ald.— 25 ἐμποιέειν Q'.— 26 ὀχόσα BMN. — 27 ἴσχει MN. — 25 χαχὰ om. Ald. — 39 ἑωυτέη BMN. - ἑωυτῇ vulg. — 3° οὕτως BMN. - Ante ὧδε addit ἤδη C. — 5! μαδῶσαν ΒΜ. - μυδῶσαν cum a supra υ N,
244 DFS PLAIES DFE TÊTE.
τὸ ἕλκος, καὶ" sœpuora χαθαρὸν εἴη ἀνάγχη γὰρ ἔχει τὰς σάρχας τὰς κοπείσας χαὶ φλασθείσας ὑπὸ τοῦ βέλεος, ὅποκύους γενομένας, ἐχταχῆναι. Ἔκπειδαν δὲ xaaoh , ξτιρότερον χρὴ γίγνεσθαι τὸ ἕλχος" οὕτω γὰρ ἂν τάμιστα ὑγιὲς γένοιτο, ἔγρῖς σαρχὸς βλαστούσης χαὶ μὴ Gone, καὶ οὕτως οὖχ ἂν * ὑπερσαρχήσειε τὸ ἕλχος. Ὁ ᾿ δ᾽ αὐτὸς λόγος καὶ 4 ὑπὲρ τῆς " μήνιγγος τῆς περὶ τὸν ἐγκέφαλον - ἣν γὰρ αὐὖτίχα ἐκπρίσας τὸ ὀστέον xal ἀφελὼν ἀπὸ τῆς 5 μήνιγγος 1 Ψιλώσης, αὐτὴν χαθαρὴν χρὴ ποιῆσαι ὡς τάλιστα χαὶ ξηρὴν, ὡς μὴ ἐπὶ " πουλὺν χρόνον 9 ὑγρὴ ἐοῦσα "» μυδήη τε χαὶ "" ἐξαίρηται - τούτων γὰρ οὕτω "" γιγνομένων, σαπῆναι αὐτὴν χίνδυνος.
’ Τάχιστ᾽ ἂν (, — ? ὑπερσαρχήσειε BMN. -- ὑπερσαρχίσῃ vulg. - ὑπερσαρκήσῃ Martinus, ἰδ. — ᾽ δὲ ΜΝ. --- ὁ περὶ BMN. — 5 μήνυγγος C. — 6 μύνιγγος C. — 7 duivcors BCMB. - φιλώσας vulg. - φλώσας L. - φιλώσειας Merc., Lind. - Scaliger : ψιλώσας ψιλώσειας.-- La correction de Scaliger, fort bonne, et adoptée par Merc. et Lind., doit cependant le céder à la leçon des quatre manuscrits. — δ πολλὺν C. — 9 ὑγρὴ BCMN. - 6. om. vulg. - Scaliger : ἐοῦσα μυδύη] Scribe, οἰδέουσα μυδώη. - La correction de Scaliger, lequel n'avait pas ὑγρὴ sous les yeux, est trés juste. La conjec- . ture de Manialdus, qui veut, p. 584, qu'on lise ψιλὴ, est beaacoup moins heureuse. Mais le vrai texte est celui des quatre manuscrits.; Martinus, ib., l'avait déja indiqué.
10 μυδύη E, Ald., Frob., Merc. - μηδύη C. - μύδηται sine τε BMN. μυδάῃ Martinus, ib. - Scaliger, on vient de le voir dans la note précédente, propose de lire μυδώη. Il est très facile, sans doute, de mettre le verbe μυδάω au mode et au temps convenables. Mais, avant de recourir à des changements de ce genre, il faut soumettre à un examen attentif le texte donné. Les leçons de vulg., de E et de C sont identiques; elles ne différent que par l’iotacisme. Celle de BMN est complètement à rejeter ; car le verbe μυδάω n’a point de forme passive, et, dans tous les cas, l'accent serait mal placé; si, au contraire, il faut considérer la désinence ται comme l'équivalent de τε qui manque dans BMN, et qui se trouve dans les autres manuscrits, il reste μύδη, qui ne peut pas être ramené davantage aux règles de la grammaire, Notre recherche doit donc se concentrer sur μυδήη. Butimann (ausführl. Griech. Sprachl., B.1,p. 498) dit :
« La dilatation (Zerdehnung) de Ἢ en m ne 86 rencontre pas dans les verbes contractes ; car μενοινήῃσι, qui se lit dans une partie des éditions Il, O, 82, est une forme suspecte. » Et dans les notes : « Cette forme est sans doute, comme beaucoup d’autres, le résultat de l’absence du sens critique chez Aristarque. L'ancienne leçon est υξνοινήσειε ; or, comme l’optatif est, en cet endroit, contraire à la rigueur de la syntaxe, Aristarque a substitué
même qu’il n'aurait pas dü suppurer ) d’être envahi par la suppuration, si les chairs voisines, traitées malhabilement, s'enflamment et s’étranglent ; car il devient fébrile, et se remplit de beaucoup d’inflammation. Dans cet état, l'os attire, des chairs environnantes, la chaleur, la phlegmasie, l’agitation , le battement et les lésions, quelles qu'elles soient, qui sont dans les chairs, et c’est ainsi qu’en résulte la suppuration de l'os. Il est mauvais aussi que les chairs de la plaie soient humides et fongueuses, et mettent beaucoup de temps à se mondifier ; inais il faut faire traverser à la plaie aussi rapidement que possible la période de suppuraton; de la sorte, les parties environnantes éprouvent le moins d’inflammation, et se mondifient le plus vite; car nécessairement les chairs coupées et contuses par l'instrument vulnérant, deviennent purulentes et se fondent. La plaie s'étant mondifiée, il faut qu’elle devienne plus sèche ; c’est de cette façon qu’elle guérira le plus promptement, par le bourgeonnement de chairs sèches et exemptes d'humidité, sans se couvrir d’une exubérance de carnosités. Il en est de même pour la membrane qui enveloppe l’encéphale ; en effet, si, achevant immédiatement la section de l’os, vous enlevez la pièce osseuse et mettez la méninge à nu, il faut la mondi- ‘fier et la dessécher aussitôt que possible, afin qu’elle ne reste pas humide assez longtemps pour devenir fongueuse et se gonfler ; cela arrivant, il serait à craindre qu’elle ne tombät en pourriture.
le subjonctif μενοινήῃσι, probablement par conjecture et par une analogie exacte. Le vrai subjonctif de μενοινᾷν ne peut être que μενοινάῃ, μενοινᾷ ; et c’est ainsi qu'Homère lui-même a, par exemple, le subjonctif ὁρᾷ, Il. à, 187 ; la dilatation ne pouvait donc être que da, tel que le subjonctif ἑάας, Od. À, 440. Mais dès-lors la simple résolution de la contraction donnait tout-à-fait régulièrement pevotvan et μενοινάῃσι, tandis que μενοινήῃσι est aussi étrange que ôprn, éprnot, νικήῃσι, etc. le seraient. Α la rigueur, on pourrait sauver cette leçon en admettant le son composé n, d’après l’analogie de la remarque 45, mais seulement dans le cas où elle reposerait sur une tradition non suspecte. Toutefois, ce qui était le plus sûr, c'était de
γενόμενον καὶ ξηρὸν ᾽ τῷ évalue χαὶ ζῶντι μάλα ἐφίσταται.
conserver l'ancienne leçon μιενοινύσειε ; car, particulièrement ici, où des intermédiaires séparent ce verbe du membre dont il dépend, l'optatif, au lieu du subjonctif, qui serait plus régulier, ne fait aucune difficulté dans la langue d'Homère. » La remarque 145, à laquelle Buttmann se réfère, est relative à ὁρῆαι (2 sing. prés.) et épñro (3 sing. imparf. ), formes contestées de quelques passages d'Homère. On voit donc que Buttmann apporte une certaine restriction à sa condamnation de la forme μενοινήησι. Dans tous les cas, elle a en sa faveur l'autorité d’Aristarque. Μυδύγ en serait-il un second exemple ? J’ai encore une autre conjecture à soumettre au lecteur sur ce verbe. On sait quelle confusion l’iotacisme apporte entre certaines voyelles et diphthongues. En conséquence pourrait-on lire ici wudoin? Buttmann'(ib., p. 509) dit : « Je ne me hasarde pas à décider si les formes en cinv des verbes en aw, dans Hippocrate, doivent réellement s'expliquer par le changement de aw en co, ou si elles sont fautives. » Et il renvoie à Fischer; on lit dans cet auteur ( Animadversiones'ad Vellerum, (, 2, p. 345 et 346): « Îones quoque et Dores hac præsentis optativi forma usi inveniuntur : ut ἐνορώη (f. ἐνοροίη) Herodot. 4, 89 : épun (f. ὁροίη) Hipp. De diæta, 41, 3, p. 484, 1. 4: ἐώη (L écin) id. Περὶ φύσιος παιδίου, 24, p. 447, t. 4 : διαπηδοίη id. ib., p. 448 : ἐρωτοίη id. Περὶ ἀρχῶν, c. 8, p. 116, 1. 4 : a præs. διαπηδέω et ἐρωτέω (v. harum Animadvers. P. 4, p. 57) : cixointe Theocr. Idyl. 42, 28. Kustatbius ad Il. α p. 58 fin. vocat μεταπλασμὸν ἐν ῥήμασι. » - Ainsi, soit qu'on adopte μυδύῃ, soit qu’on prenne μυδοίη, on se décidera pour une forme sur laquelle planent de grands doutes. Toute difficulté serait, il est vrai, levée si on le changeait en μυδᾷ (subj.), ou en μυδῴη (opt.). Mais un texte ancien, quelque douteux qu’il soit, doit être conservé tant qu'il n’est pas absolument condamné. C’est par ce motif que, sous toutes réserves, j'ai gardé μυδήῃ.
11 ξηραίνηται B (MN, et in marg. ἐξαίρηται). — 12 γιγν. MN. — γιν vulg
16. Une portion d'os qui doit se séparer du reste à la suite d’une plaie de tête, et d’une hédra produite par l’instrument vulnérant, ou d’une dénudation considérable quelconque, se sépare généralement eu devenant exsangue. Le sang en effet est expulsé hors de l'os par la dessiccation, effet du temps et de la plupart des remèdes. La séparation sera d’autant plus prompte, que, mondifiant la plaie le plus tôt possible, on la desséchera d’ailleurs, elle et la portion d'os, petite ou grande. En effet, la portion d'os le plus tôt réduite à l’état de siccité et d’écaille, se sépare le mieux par cela même du reste de l'os, qui conserve le sang et la vie,
et, devenue exsangue et sèche, elle pèse grandement sur l'os plein de sang et vivant.
‘ ὅτι BCMN, Ald., Merc. — " δεῖ ἀποστ, BMN. - δὴ ἀποστ. δεῖ vulg. - - δὴ me paraît inutile. — 3 ἀπὸ τοῦ BMN. - ὅτου pro ἀ. τ, vulg. - La leçon des trois manuscrits est la bonne. — ὁ iv. om. Chart. — ὁ ξηραίνοι EMN, Lind. — ξηραίνοιτο pro &. τὸ vulg. - La leçon des trois manusrits est préférable. — © τό τε EMN, Ald., Lind. - τότε vulg. - L'adverbe τότε n'a que faire ici, et l’article est nécessaire.
Ἴ ἀποστραχὸς, ἐν vulg. - ἀπεστραχὸς, ἐν BCMN, Ald. - ἀποστραχοῦν Martinus , ib. - Scaliger : χαὶ ἀποστραχὸς ἡ Hic boni viri nescio quæ ὅστρακα expiscati sunt. Sed nos scimus ionice loquutum Hippocratem, qui ἐποεσταχὸς [sic] pro ἀφεσταχὸς scripsit, Illis, inquam, qui Herodotum legerunt, hæc comperta sunt ; nam magistellos μακρὰ χλαίειν jubemus.- Cette correction de Scaliger, consignée à la marge de Merc. et dans L, n’est pas beureuse, car justement une des particularités de l’ionisme d'Hippocrate, c'est de conserver l’aspirée en composition. Et puis, que pourrait signifier iei ce verbe ? Evidemment il faut un mot qui renferme une idée analogue à celle que ἀποξηρανθὲν exprime déjà. Schneider a proposé une correction bien plus plausible; on lit dans son Dictionnaire, au mot ἀποστράχόω : « Le Cod. Medic. a ἀπεσεροχὸς, Scaliger lisait ἀπεσταχὸς, je conjecture ἀπεσχληχός, » Le lecteur aura remarqué deux légères inexactitudes dans cet article ; le Cod. Medic, ἃ ἀπεστραχὸς et non ἀπεστροχὸς, et Scaliger lisait ἀποεσταχὸς et non ἀπεσταχός, Mais il n’en est pas moins vrai que la correction de Schneider est très plausible et parfaitement conforme au sens. J’ajouterai, en confirmation, que dans un livre hippocratique on trouve le verbe ἐνέσχληκε employé dans une signification analogue : xai ὁκόσον ἐν αὐτῷ ἕνι φλέγματος καὶ χολῆς, τοῦτο ὑπὸ τῆς θερμασίῆς ἐνέσχληκε (De morb., 1, p. 438, 1. 24, Frob.). Néanmoins je crois qu'il y ἃ une
948 DES ΡΠΑΙΕΞ DE TÉIF.
σ : Cond * Cond Led 17. Ὅσα de τῶν ὀστέων ἐσφλᾶτα: ἔσω ἐχ τῆς ' φύσιος τῆς ἕωυτῶν, καταῤῥαγέντα ὃ χαὶ διαχοπέντα πάνυ εὐρέα, " ἀχινδυνότερα τὰ “ , 4 ΄ “ » Ki “ὖ τοιαῦτα γίνεται, ἐπὴν ἡ ᾽ αὐνιγξ ὑγιὴς ἡ χαὶ τὰ πλέοσι δωγμῆςιν ΟῚ φ΄ , . , Υ͂ ’ ἐσχαταῤῥαγέντα χαὶ εὐρυτεργσιν, ἔτι 4 ἀχινδυνότερα χαὶ εὐμαρέστερα ἐς τὴν ἀφαίρεσιν γίνεται. Καὶ οὐ yon πρίειν τῶν τοιούτων οὐδὲν, St 5 - ΄ 4 2 vo! , 2 , " 3 ἢ οὐδὲ " χινδυνεύειν τὰ ὀστέα πειρώμενον ἀφαιρέειν, πρὶν À αὐτόματα LA ς
2 6 LS me DA 32 . A1 = D éravin, 5 οἴδεος πρῶτον γαλάσαντος. ᾿Ε ππανέργεται δὲ τῆς σαρχὸς
leçon plus voisine que la correction de Schneider, des éiéments de lecture conservés par les manuscrits, et non moins en rapport avec Je sens que le contexte exige : c’est de lire ἀποστραχωθὲν au lieu de ἀποστραχὸς ἐν. Les séparations d'un mot unique en deux sont une erreur fréquemment comaise par les copistes.
8 ἀφίεται cum στὰ supra ε MN. - ἀφιέσταται (sic) B. —9 avaiucu E. "9 Lege τοῦ ἐναίμου καὶ ζῶντος, id exigit constructio verbi ἀφίσταται, Martinus, ib. - Scaliger : τῷ ἐναίμω τε rai ζῶντι αάλα ἀφίσταται Dele hæc “omnia. Nam præterquam quod inutiliter repetuntur, barbarismus aut 50-lœcismus est, τῷ ἐναίμω %ziorara. Quid potuerit in medicina pædagogus ille, nescio ; sane quæ sit verborum elegantia, vides. - Le texte vulgaire est conforme à la citation de Scaliger, et ce critique en a très bien signalé les vices : répétition oiseuse et solécisme. La conservation en est donc impossible. Scaliger, suivant son habitude, a tout supprimé. Peut-être y a-t-il quelque chose de plus à proposer. Les deux termes τῷ ἐναίμωῳ et ἀφίσταται sont incompatibles ; si l’on conserve ἀφίσταται, il faut mettre τοῦ ἐναίμου ; si l’on conserve le datif, il faut changer ἀφίσταται. En eet état de choses, indépendamment de tout examen du contexte, le datif est aûssi bien appuyé que ἀφίσταται, et vice versa. C’est donc au contexte qu’on doit demander une raison élective. Étudions l’une et l’autre hypothèse. On gardera ἀφίσταται, et dès-lors on changera le datif en génitif mais cela constitue une répétition absolument intolérable, qui suffit à la condamnation de cette hypothèse. Au contraire, on gardera le datif, dèslors le changement devra porter sur ἀφίσταται; or, le datif suggère sans aucune difficulté ἐφίσταται. Ce mot donne un sens admissible ; la permutation de ἀφ, ἐφ, ὑφ de la part des copistes est fréquente. C’est pour cela que j'ai changé, sans manuscrits, ἀφίσταται de vulg. en ἐφίσταται, Il ne serait pas impossible que αὐτέου fùt une mauvaise leçon, et je serais disposé à conjecturer quelque chose comme αὖ τε.
" Dôoros C. — " ἀκινδυνώτ, CMN. — 5 μῆνιγξ MN. - μῆνιξ Εἰ, -- μῆνυγξ Ald., Frob., Μετο, -μήνιγξ vulg.—4 duvduvér, ΟΝΝ. --- ΄ χινδεύειν (sic) . δ εἰκὸς πρῶτον χαλάσαντος vulg. - ὡς εἰκὸς, πρῶτου χαλάσαντος Martinus, ib, - Scaliger : Scribe, πρὶν ἢ αὐτόματα ἐπανίη κας πρώτου χαλά-
. 17. Dans les cas d’enfoncement, les os fracturés on entaillés très largement, font courir moins de dangers, lorsque la méninge est intacte. Plus les fractures sont nombreuses et larges, moins le péril est grand et plus il est facile d'extraire les fragments. Il ne faut trépaner dans aucun de ces cas, ni se risquer à faire des essais d'extraction avant que les fragments ne se relèvent spontanément après le relâche ment préalable de la tuméfaction. Ils se relèvent, quand les
σαντος. Qui scit ionice, emendationi nostræ non adversabitur.- Ce passage est très corrompu. La correction de Scaliger ne me satisfait pas, car je ne comprends pas ce que serait le premier os, priore osse remittente, comme traduit Vertunianus, qui a adopté la conjecture de Scaliger. Cette correction a été consignée à la marge de Merc. et dans L (ce dernier avec χαλάσματος au lieu de χαλάσαντος), Foes propose de lire : εἰχὸς δὲ πρώτου χαλάσαντος ἐπανέρχεσθαι τῆς σαρχὸς ὑποφυομένης. Je fais à cette proposition la même objection qu’à celle de Scaliger. Que signifie ici πρώτου ἢ Les manuscrits ne donnent aucune variante, Calvus, qui a fait sa traduction sur des manuscrits, a mis : Quod par est futurum, cum primum laxantur. Cela s'éloigne beaucoup de notre texte, et la fidélité de Calvus mérite trop peu de confiance pour qu’on change la leçon sur cette seule garantie. I] faut donc, avec les éléments que nous avons sous les yeux, essayer de déterminer l’idée qu’Hippocrate a exprimée ici, Entre les trois mots que les manuscrits nous donnent, πρῶτον et eixoç ne semblent mettre le critique sur la voie d’aucun sens. Il en est tout autrement de χαλάσαντος. Le verbe χαλάω s'emploie pour exprimer la rémission de la fièvre, de la douleur, etc. On peut donc penser qu'il s’agit. ici de la rémission de quelqu’un des symptômes qui accompagnent une plaie de tête, Or, une conjecture toute naturelle se présente, c’est de lire οἴδεος au lieu de eixoç. Οἶδος est un mot hippocratique, et à ce titre il peut figurer ici. Une coincidence singulière ajoute quelque poids à cette conjecture. Foes reproche à Cornarius d'avoir lu εἴδους au lieu de εἰχὸς, sans autorité de manuscrits. En effet, si on se reporte à la traduction de Cornarius, on y trouve : priore Jorma exsoluta, Faut-il penser que ce traducteur a trouvé dans quelque manuscrit εἴδους ἢ Si Cornarius avait imaginé une correction, probablement il aurait supposé autre chose que forma, qui n’éclaircit guère le texte. En outre, pour admettre que Cornarius a lu εἴδους dans quelque manuscrit qui Jui fat communiqué, on pourrait invoquer un passage de sa Préface : Non enim temere mutatio aliqua a nobis facta est, sed ejus quem semper optimum ac rectissimum codicem judicavimus, lectionem sequuti, Il y a donc quelque raison de croire que Cornarius a eu connais-
ὑποφνομένης᾽ ὑποφύεται ' δὲ Ex τῆς διπλόης τοῦ ὀστέου χαὶ ἐχ τοῦ ὑγιέος, ἣν À ἄνωθεν " μοῖρα μούνη σφαχελίση. Οὔτω δ᾽ ἂν τάχιστα À τε σὰρξ ὑποφύοιτο καὶ βλαστάνοι, χαὶ τὰ ὀστέα " ἐπανίοι, εἴ τις τὸ ἕλκος ὡς τάχιστα À διάπυον ποιήσας χαθαρὸν 5 ποιήσηται. Καὶ ἣν διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου ἄμφω. αἵ μοῖρα! ἐσφλασθῶσιν ἔσω ἐς τὴν μήνιγγα, À τε ἄνω μοίρη τοῦ ὀστέου χαὶ À κάτω, ἰητρεύοντι ὡσαύτως τὸ ἕλκος ὑγιὲς τάχιστα ἔσται, καὶ τὰ ὀστέα τάχιστα ἐπάνεισι, τὰ ἐσφλασθέντα ἔσω.
sance d’une leçon telle que εἴδεος. Quant à moi, si je l’avais sous les yeux dans un manuscrit, je n’hésiterais pas à regarder la leçon οἴδεος comme parfaitement établie; car ce ne serait plus qu’une affaire d’iota— cisme. À la conjecture que je viens de proposer, je joindrai celle qu'on lit dans Manialdus, et qui est ingénieuse : Hic omnes codices, dit-il, legunt εἰκὸς πρῶτον χαλάσαντος. Admonuit me Boissonadus, medicus doctissi— mus, collega et conterraneus meus ( Manialdus était de Bordeaux), illud εἰχὸς pro ὑγιέος male insertum fuisse; quam lectionem maxime probo, illumque sua laude fraudare nolo. Je ne sais si ce Boissonade, du commencement du xvu siècle, est un des aïeux du savant célèbre qui s’est acquis de nos jours un si grand renom dans les lettres grecques.
"AC. — 2 Post μοῖρα addit τοῦ ὀστέου vulg. - τοῦ a. om BMN. — ἢ éravein Martinus, ib.— 4 διαπύθη C. - διαπύον Ald., Merc. — mur
DES PLAIES DE τέτυ. 951
chairs croissent par-dessous; or, les chairs croissent et du diploé et de la portion saine, si la table supérieure de l'os est la seule qui soit frappée de mortification. Ainsi, les chairs croitront et bourgeonneront ; et les os se reléveront d'autant plus vite, qu’on se hâtera plus de faire passer la plaie par la suppuration et de la mondifier. Et si l’os tout entier, avec ses deux tables, supérieure et inférieure, a été enfoncé dans la méninge, c’est encore par le même traitement que la plaie sera le plus tôt guérie et que saureléveront le plus tôt les os Jui ont été enfoncés.
18. Chez les enfants , les os sont plus minces et plus mous, parce qu’ils ont plus de sang ; ils sont creux et celluleux, sans densité ni solidité. Avec des instruments vulnérants égaux ou plus faibles, avec des plaies égales ou moindres , l’os du jeune enfant suppure plus et dans un temps moindre que celui de l'adulte ; et, quand d’ailleurs la mort doit être le résultat de la blessure, le plus jeune succombe plus rapidement que le plus âgé. Si l’os ἃ été dénudé, il faut appliquer son intelligenee à essayer de discerner ce qui n’est pas apparent aux yeux, et à reconnaître si l’os est fracturé et contus, ou seulement contus, et si, l'instrument vulnérant ayant produit une hédra, il s'y joint contusion ou fracture, ou contusion et fracture à la fois. Dans le cas où l'os aura éprouvé quelqu’une de ces lésions, on donnera issue à du sang en perçant l’os avec un petit trépan perforatif; il y faut quelque précaution ; car chez les jeunes sujets l'os est plus mince et plus superficiel que chez les sujets plus
âgés.