‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 123 sur 226 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Mais de votre fureur contenez bien la flamme,

Ou je serai forcé de croire que vos sens

Sont livrés au pouvoir des esprits malfaisants.

Écoute, amène-le, j'y consens, où nous sommes.

Je veux être, entends-tu? le plus prudent des hommes,

Mais le plus sanguinaire aussi.

YAGO

C'est juste. — Allez, Othello se retire et s'enfonce sous la voiïte, à droite de la scène, entre les colonnes. On le voit paraître et se cacher tour à tour.

Et vous entendrez tout de là, si vous voulez. —

A part.

Maintenant sur Bianca j'interrogerai l'autre; C'est une aventurière à qui ce bon apôtre A dérangé l'esprit et qu'il traîne après lui. Il rit quand on en parle, et je vais aujourd'hui Me servir de son nom. Othello dans ce rire Verra tous les aveux qu'il rêve en son délire, Et chaque mot ainsi va leur être fatal.

A Cassio qui rentre.

Comment vous portez-vous, lieutenant?

Othello est placé de façon à îoiU voir, mais ne peut

entendre que lorsqu'on élève la voix.

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