‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 179 sur 226 · ACTE I, SCÈNE VII 3oi · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII 3oi

JESSICA

Moi.

LORENZO

Qui, vous?

JESSICA

La juive (^ui vous aime toujours.

LORENZO

Eh bien, qu'elle me suive, Je suis son bien-aimé.

JESSICA

Qui le prouve, seigneur.

Et quels sont vos témoins?

LORENZO

Le ciel seul et ton cœur.

JESSICA. Elle lui domie sa main, qu'il couvre de baisers.

Oui, c'est VOUS, car quel autre en connaît le mystère?

— Quel autre sait que j'aime un homme sur la terre. Et que je viens ici me mettre en son pouvoir? Heureuse qu'il soit nuit, et qu'on ne puisse voir

De quel déguisement je me couvre dans l'ombre! Mais l'Amour est aveugle et le ciel est bien sombre : Seule, je rougirai d'avoir pu m'oublier Jusqu'à prendre pour vous l'habit d'un cavalier.

— Gardez cette cassette, elle en vaut bien la peine.

302 SHYLOGK

LORENzo lapasse à Gratiano.

Qu'importe! viens! partons!

JESSICA

Non. Elle n'est pas pleine, Et j'y veux ajouter encore un diamant.

LORENZO

Non; Jessica, venez.

JESSICA

— Attendez un moment.

Elle rentre.

GRATIANO

Eh! par mon chaperon! cette charmante fille* Est juive si l'on veut; moi, je la dis gentille.

LORENZO

Ami, je la crois sage, et belle je la vois; Je réprouve sincère, et l'adore trois fois

A Jessica, qui revient.

Ah! te voilà! Partons vite.

JESSICA

Je suis tremblante!

LORENZO

Nous serons poursuivis si notre fuite est lenic ! I. Now, by my hood, a gentil e, and no Jcw.

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