‹ Œuvres complètes de Alfred de VignyChapitre 202 sur 226 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LE DOGE, LES Magnifiques, les Juges, ANTONIO, BASSANIO, GRATIANO.

Bassanio serre la main d'Antonio et tombe dans ses bras ; Antonio Vembrasse et le soutient fermement. Ils restent Vun près de Vautre,

LE DOGE, appelant.

Antonio!

ANTONIO

Me voici! Qu'ordonne Votre Altesse?

Antonio, je ressens une grande tristesse

A voir qu'un adversaire implacable, inhumain.

Persiste à vous poursuivre, et votre acte à la main.

ANTONIO, saluant.

J'ai su que Votre Altesse avait pris grande peine Pour apaiser cet homme et modérer sa haine. Mais, puisqu'il est si dur et que par nul moyen

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La loi ne peut d'un Juif préserver un chrétien, Je dois à ses fureurs opposer ma constance, Et je n'aurai besoin d'aucune autre assistance Que celle d'un ami; j'ai du courage.

LE DOGE

Allez!

Faites venir le juif devant nous. Appelez!

UN OFFICIER

11 était à la porte; il entre.

LE DOGE

Faites place!

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