‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 204 sur 268 · LE CHÊNE DU BOURG · texte numérisé non relu

LE CHÊNE DU BOURG

Ce chêne fut planté par nos libres aïeux ;

Il est bien doux de voir l'arbre qu'ont vu leurs yeux :

Comme nos vieilles mœurs, cependant, sa racine

S'altère , et le géant penche vers sa ruine.

Maire, si j'étais vous, je crîrais dans le bourg :

<r Des pieux pour ses rameaux I de la terre à l'entour ! »

Dix générations ont vécu. sous son ombre,

Après nous nos enfants y fleuriraient sans nombre.

Pour nos aïeux, pour nous et pour nos descendants.

Ne laissons pas mourir ce géant des vieux temps.

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