LE CHÊNE DU BOURG
Ce chêne fut planté par nos libres aïeux ;
Il est bien doux de voir l'arbre qu'ont vu leurs yeux :
Comme nos vieilles mœurs, cependant, sa racine
S'altère , et le géant penche vers sa ruine.
Maire, si j'étais vous, je crîrais dans le bourg :
<r Des pieux pour ses rameaux I de la terre à l'entour ! »
Dix générations ont vécu. sous son ombre,
Après nous nos enfants y fleuriraient sans nombre.
Pour nos aïeux, pour nous et pour nos descendants.
Ne laissons pas mourir ce géant des vieux temps.