‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 4 sur 268 · A MARIE ENDORMIE · texte numérisé non relu

A MARIE ENDORMIE

A midi , quand j'entrai dans ta chaumière sombre. Tu dormais , succombant à la chaleur du jour ; Tes cheveux dénoués flottaient noirs et sans nombre Je te vis , et sur moi planaient encor dans l'ombre Les grandes ailes de l'Amour I

A la main une fleur sauvage.

Deux amoureux causaient le soir au coin d'un bois. Deux blancs ramiers aussi chantaient sous le feuillage , Mais les amants avaient une plus douce voix.

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