‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 77 sur 268 · FÊTE AUX CHAMPS · texte numérisé non relu

FÊTE AUX CHAMPS

Oui , c'est encor Paris avec ses gais dimanches , Quand de la ville aux bois volent les robes blanches! Ah î combien vont chercher l'ombre de la forêt Qui pourtant trahira leur joie ! — On murmurait :

• « L'orage a dispersé la danse , Mais l'amour a moins de prudence , Et nous voilà demeurés seuls A l'abri de ces hauts tilleuls/

* Les focces attraKtives l'ont emporté. Depuis que ces vers sont écrits, le jeune savant, dans nue excursion anx environs de Marseille, a dispara au fond d'un puits natnrel.

Causons de nos amours, ma chère, Et laissons gronder le tonnerre.

Qu'en valsant ce voile de soie Flotte avec grâce et se déploie !

N'est-ce pas ? ces jeux sont bien doux :

Mais ici pourquoi tremblez-vous ?

Causons de nos amours, ma chère, Et laissons gronder le tonnerre.

Que votre taille avec souplesse Se livre au danseur- qui la presse , Que vos pas sont légers et mous I Mais ici pourquoi tremblez-vous ?

Causons de nos amours, ma chère, Et laissons gronder le tonnerre.

Lorsque votre jnain dégantée Sur la mienne s'est arrêtée.

Qu'il faisait beau voir les jaloux !

Mais ici pourquoi tremblez-vous?

Causons de nos amours, ma chère, Et laissons gronder le tonnerre.

Causons ! mais déjà dans l'espace Le tonnerre s'éloigne et passe, Et des danseurs jeunes et fous Les regards se tournent vers nous.

Allons à leurs plaisirs ma chère.

Et laissons passer le tonnerre.., »

106 LÀ FL£UR d'oA.

Le bal recommença. Mais sur les verts gazons D'autres, aux bruits lointains des joyeuses chansons. S'en allaient devisant, troupe calme et choisie, Sur lart, sur la science et sur la poésie.

Livry.

PORTRAITS v

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