‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 83 sur 268 · ALICE · texte numérisé non relu

ALICE

Lorsqu'arriva le jour de sa vingtième année , Elle pleura ! longtemps vers son passé tournée , ' Où de sa vie en fleur le parfum nous troubla,

111 LA FLEDE D'Olk

Blanches illusions, colombes matinaios,

Rire et pleurs enfantins, jeax, grâces virginales,

Longtemps elle vous appela ! — Mais, ô consolateur. Amour, vous étiez là.

ËLIA

Ëlia conduisit l'Amour dans ma maison ,

Enfant qui d'un regard vous trouble la raison : Voix de cristal vibrante en ma mémoire, Et longs cheveux sur un long col d'ivoire.

Ainsi , par Élia ramené chaque jour,

Entre elle et moi jouait l'enfant qu'on nomme Amour, Amollissant au miel de sa parole Notre âme, hélas! déjà bien £|^ble et molle.

Mais, sitôt qu'il se crut de nous deux triomphant.

Nous vîmes s'assombrir les traits du bel enfant ; Sa douce voix devint aigre, des rides Creusaient les bords de ses tempes arides,

11 se traînait vers nous lent, froid, découucagé ;

En Haine avec le temps l'Amour s'était changé.

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