‹ Œuvres complètes de Augustin Thierry (volume 2)Chapitre 42 sur 64 · U)iâ.,p. meteuiVt · texte numérisé non relu

U)iâ.,p. meteuiVt

U résista y employant avec art tous les moyens dila^ toiresque sa procédure lui fournissait; mais^ tandis qu'il soutenait pied à pied la lutte légale, ceux cpiMl avait convoqués à ses délibérations quittaient Paris et préparaient tout pour une prise d'armes* Le prince de Condé y le duc de Vendôme , les ducs de Bouillon , de Mayenne , de Longueville et d'autres grands seigneurs soulevèrent les provinces dont ils avaient le gouvernement, publièrent un manifeste contre la cour, et levèrent des soldats au nom du jeune roi, violenté, disaient-ils, par ses ministres. Profitant des inquiétudes causées par les complaisances du gouvernement pour la cour de Rome , et par ses liaisons avec TEspagne , ib entrai^ nèrent dans leur parti les chefs des calvinistes', et la cause de la religion réformée, une fois associée à celle de la rébellion aristocratique, resta compromise par cette alliance. Ainsi commença pour les protestants la série de fautes et de malheurs qui , terminée par la révolte et le siège de la Rochelle, leur fit perdre successivement toutes les garanties politiques et militaires dont les avait dotés Fédit de Nantes*.

I. Les ducs de ftohan, de Soubise et de la TrémouiUe, et même le duc de Sully.

s Voulant donner tout le contentement quMl lui est possible à

ses sujets de la religion prétendue réformée, sur les demandes et requêtes qui lui ont été faites de leur part, pour ce qu'ils ont estimé leur être nécessaire, tant pour la liberté de leurs consciences que

pour Tassurance de leurs personnes, fortunes et biens, Sadite

Majesté, outre ce qui est contenu en Tédit qu'elle a nouvellement

La guerre civile > dont les remontrances du parlement étaient le prétexte, se termina sans autre fait d*armes que des marches de troupes 5 et de grands pillages commis par les soldats des princes révoltés. Dans le traité de paix conclu à Loudun * et publié sous la forme d'un édit, il fut statué que l'arrêt de suppression des remontrances demeurerait sans effet, que les droits des cours souveraines seraient fixés pai» un accord entre le conseil du roi et le parlement, que le roi répondrait sous trois mois aux cahiers des états généraux, et dans le même délai au fameux article du tiers état sur rindépendance de la couronne ^. Mais toutes ces stipulations d'intérêt public restèrent en paroles, il n'y

résolu,... leur a accordé et promis que toutes les places, villes et châteaux qu'ils tenoient jusqu'à la Un du mois d'août dernier esquelles y aura garnisons, par Télut qui en sera dressé et signé par sa Majesté, demeureront en leur garde sous l'autorité et obéissance de Sadite Majesté, par l'espace de huit ans, à compter du jour de la publication dudit édit. Et pour les autres qu'ils tiennent, où il n'y aura

point de garnisons, n'y sera point altéré ni innové Et ce terme

desdites huit années expiré, combien que Sa Majesté soit quitte de la promesse pour le regard desdiles villes, et eux obligés de les lui remettre, toutefois elle leur a encore accordé et promis que si esdites villes elle continue après ledit temps d'y tenir garnisons ou y laisser un gouverneur pour commander, qu'elle n'en dépossédera point celui qui s'en trouvera pourvu pour y en mettre un autre. (Articles annexés à l'édit de Nantes, Dumont, Corps diplomatique, t. Y, 4re partie, p. 557 et 558.)

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