‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 109 sur 607 · LES DEUX AMIS, ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

LES DEUX AMIS, ACTE IV, SCÈNE II

PAULUfE.

Acherez!

AURBLLT lui tend les bra«.

Tu es cette fille chérie.

PAULIUB s'y jelle à corps perdu.

Mon père !

AURELLT U soutient.

Ma fiUe ! ma fille ! la première fois que je me perm^ ce nom, fautf-il le prononcer si douloureusement?

PACLINB Teat se mettre à genoux.

Ah ! mon père !

AURELLT U retient.

Mon enfant... console-moi : dis-moi que tu me pardonnes le malheur de ta naissance ! Combien de fois j*ai gémi de t*ayoir fait un sort si cruel !

PAULITïE, sTec un grand trouble.

ITempoisonnez pas la joie que j*ai d*embrasser un père si digne de toute mon affection.

AURELLT.

Eh bien ! ma Pauline, ma chère Pauline ! (car ta mère, que j*ai tant aimée, se nommait ainsi) ordonne, exige. Tu m*as arraché mon secret : mais pouYais-je disposer de ton bien sans ton aveu ?

PAULIKE.

C'est le vôtre, mon père. Ah! s'il m'appartenait !...

AURELLT.

D est à toi : plus des deux tiers est le fruit de Téconomie avec laquelle tu gouvernes cette maison. Prescris-moi seulement la conduite que tu veux que je tienne aujourd'hui.

PAULI?(E, vïTcment.

Peut-elle être douteuse ? Mon père, allez, prenez ce bien; offrez ces effets à Saint-Âlban : qu'ils servent à le désarmer, à sauver nos amis.

AURELLT.

Que te restera-t-il ?

PAUL15E

Vos bontés.

AURELLT.

Je puis mourir.

PAULINE

Cruel que vous êtes !

AURELLT U serre contre son sein.

Mon cœur est plein : le tien l'est aussi. Retire-toi. Il faut que je me remette un moment du trouble où cette conversation m'a jeté.

PAULINE, sTec un sentiment profond.

Ah ! Mélac !... Que je suis heureuse!... (Elle soru)

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