‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 128 sur 607 · LES DEUX AMIS, ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

LES DEUX AMIS, ACTE V, SCÈNE V

PAULINE

Votre générosité, monsieur, excite la mienne ; car il y en a, sans doute, à tous avouer (quand je pourrais le taire) an motif de refus plus humiliant pour moi que le manque de fortune.

SAIM-ALBAN.

Totre père m^a tout dit. (Pauline paraît extrêmement surprise.) Je TOUS admire, et Yoici ma réponse. Je suis indépendant : l*amour tous destina ma main, la réflexion en confirme le don, si votre cœur est aussi libre que le mien tous est engagé, mais, sur ce point seulement, rose exiger la plus grande franchise.

PAULIKB.

Tons agissez si noblement, que le moindre détour serait un crime envers vous : sachez donc mon secret

le plus pénible, (lis te lèvent, Pauline soupire, et baisse les

yeiŒ.) Toute ma jeunesse passée avec Mélac ; la même éducation reçue ensemble ; une conformité de principes, de talents, de goûts, peut-être d'infortunes...

SAINT-ALBAK, péniblement.

Tous Taimez?

PAULI5E

C*est le dernier aTeu que vous devait ma reconnaissance.

SAINT-ALBAK.

A quelle épreuve mettez-vous ma vertu ?

PAULINE

J*ai beaucoup compté sur elle.

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