‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 157 sur 607 · LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE

Voilà plus de cinquante... cinquante fois... dans un moment ! (H éi^rnae.) Je suis brisé.

BARTHOLO

Comment ! je vous demande à tous deux s'il est en(ré quelqu'un chez Rosine, et vous ne me dites pas que ce barbier...

l'éveillé, continuant de bâiller.

Est-ce que c'est quelqu'un donc M. Figaro? Aah,ah...

BARTHOLO

Je parie que le rusé s'entend avec lui.

l'éveillé, pleurant comme un sot.

Moi... je m'entends !...

LA jeunesse, étemnant.

Eh mais, monsieur, y a-t-il... y a-t-il de la justice?...

BARTHOLO

De la justice ! C'est bon entre vous autres misérables, la justice ! Je suis votre maître, moi, pour avoir toujours raison.

LA JEUNESSE, étemuant.

Mais pardi, quand une chose est vraie...

BARTHOLO

Quand une chose est vraie ! si je ne veux pas qu'elle soit vraie, je prétends bien qu'elle ne soit pas vraie. Il n'y aurait qu'à permettre à tous ces faquins-là d'avoir raison, \ous verriez bientôt ce que deviendrait l'autorité.

LA JEUNESSE, étemuant.

J'aime autant recevoir mon congé. Un service terrible, et toujours un train d'enfer I

l'éveillé, pleurant.

Un pauvre homme de bien est traité comme un misérable.

BARTHOLO

Sors donc, pauvre homme de bien! (Il les contrefait.) Et t'chi, ôt t'cha; l'un m'éternue au nez, l'autre m'y bâille.

* Se douloir, vieux iiiol sigiiiÛaut : scMitir de la douleur.

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