‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 189 sur 607 · LE BARBIER DE SÉVILLE, ACTE IV, SCÈNE · texte numérisé non relu

LE BARBIER DE SÉVILLE, ACTE IV, SCÈNE

LE COMTE, bas à Rosine.

El quant à votre lettre, je me^uis trouvé tantôt dans un tel embarras pour rester ici...

FIGARO, de loin, pour avertir.

Hem!... hem !...

LE COMTE

Désolé de voir encore mon déguisement inutile...

BARTHOLO, passant enlre deax.

Votre déguisement inutile !

ROSINE, effrayée.

Âh!

BARTHOLO

Fort bien, madame, ne vous gênez pas. Gomment ! sous mes yeux mêmes, en ma présence, on m*ose outrager de la sorte !

LE COMTE

Qu*avez-vous donc, seigneur?

BARTHOLO

Perfide Âlenzo !

LE COMTE

Seigneur Bartholo, si vous avez souvent des lubies comme celle dont le hasard me rend témoin, je ne suis plus étonné de Féloignement que mademoiselle a pour devenir votre femme.

ROSINE

Sa femme ! moi, passer mes jours auprès d'un vieux jaloux qui, pour tout bonheur, offre à ma jeunesse un esclavage abominable !

BARTHOLO

Ah ! qu'est-ce que j'entends ?

ROSINE

Oui, je le dis tout haut, je donnerai mon cœur et ma main à celui qui pourra m'arracher de cette horrible prison, où ma personnne et mon bien sont retenus

contre toute justice. (Rosine sort.)

Page 1