‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 21 sur 607 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DRlMk seul, on paquet de lellics â la main. Il se retourne en * entrant, et crie au facteur qui s'en va.

A moi seul, entendez-vous ? (il avance dans le salon.) Un

homme aTerti en Taut deux, dit-on. Voyons ce que le facteur Tient de me remettre. Il faut servir un maître qui rosse aussi fort qu*il récompense bien. (Il lit une adresM.) Hem, m, m. A monsieur, iponsieur le baron Bartiey. Voilà pour le père. Quelque sanglier forcé, quelque chien éreinté, etc., etc. (Il en lit un autre.) Hem, m, m,... Armée dlrlande : c'est du fils. Ceci doit encore passer; Tordre ne porte pas d'arrêter les paquebots.

(U en regarde une troisième.) Hem, m, m. Lancastre :

Toici qui parait suspect. (Il Ut.) A madame, madame Murer, près du parc Saint-James... Pour la tante... c'ebt récriture de M. Williams, notre marieur, Tintendant de milord... main-basse sur celle-ci. Peste ! la jeune personne eût appris... A propos, il se meurt, dit mon maître. Voyons un peu ce qu*il écrit : puisque je ne dois pas la remettre, je puis bien la lire. U n*y a (»a< plus de mal à Tun qu*à l'autre, et Ton apprend

qurlquefois... (Il hérite un peu, et, enfin, rompant le cachet

il iit. « Madame, je touche au moment terrible où jr

< ^ai> rendre compte de toutes les actions de ma vie. r 11 yvie.ï Un intendant!... le compte sera long. (Il iit«

• l*ps remords me pressent, et je yeux réparer, autan(

< qu'il est en moi, par cet avis tardif, le crime dont je « me ^uîs rendu coupable, en portant le jeune lord, « comte de Oarendon, à tromper votre malheureust^

• nièce par un mariage simulé. » (U parle.) Mon maître

s'était douté de cette lettre!... c*est un vrai démon pour les précautions.

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