‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 264 sur 607 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

Lai CAt»c«-ciJis»i. fusil sur l'épaule.

L'alccabl, uts pani^ioinics, Bud'oisom.

Les PATSA99 KT LB!« rAT«A!i!fis en habits de fêle.

Dm itcns Fnj.Es portant la toque virginale à plumes blanches;

Dei& Acrass. le voile blanc;

Dm Acras*. les gants et le bouquet de côté.

A^Tono donne la main à ScsAsm, comme étant celui qui la nurie

i Fkabo.

D'Arrass isntts mxo portent une autre toque, un autre voile, un

autre bouquet blapc,'' semblables aux premiers, pour Maecelui. Fi«Aao dooiM la main à maciiuiK, comme eelai qui doit la re-

mettre au Docteur, lequel ferme la marche, un gros bouquet au côté. Les jeunes Ailes, en passant devant le Comte, remettent à ses valets tous les ajustements destinés à Susahhb et à Mae*

CBLIlfS.

Les patsars et patsariies s'étant rangés sur deux colpnnes à chaque côté du salon, on danse une reprise du fandango avec des castagnettes : puis on joue la ritournelle du duo, pendant laquelle Artotiio conduit Sczanrb au Comte; elle se met à genoux devant lui.

Pendant que le Comte lui pose la toque, le voile, et lui donne le bouquet, deux Jeunes filles chantent le duo suivant (air noté) :

Jeune épouse, chantez les bienfaits et la gloire

D'un maître qui renonce aux droits qu'il eut sur vous :

Préférant au plaisir la plus noble victoire,

11 vous rend chaste et pure aux mains de votre époux.

Suzanne est à genoux, et pendant les deux derniers vers du duo. elle lire le Comte par son manteau, et lui montre le billet qu'elle lient; puis elle porte la mam qu'elle a du côté des spectateurs à sa tête, où le Comte a l'air d'iijuster sa toque; elle lui donne le billet.

Le Comte le met furtivement dans son sein ; on achève de chanter le duo ; la fiancée se relève el lui fait une grande révérence.

Figaro vient la recevoir des mains du Comte, et se retire avec elle de l'autre côté du salon, prés de Marceline. (On danse une autre reprise du fandango pendant ce temps.)

Le Comte, pressé de lire ce qu'il a reçu, s'a>ance au boni du Ihéàtre, et tire le papier de son sein ; mais, en le sortant, il fait le geste d'un homme qui s'est cruellement piqué le duigt : il le secoue, le presse, le suce, et, regardant le papier cacheté d'une épingle, il dit :

LE COMTE

(Pendant qu'il parle, ainsi que Figaro, l'orchestre Joue pianissimo.)

Diantre soit des femmes, qui fourrent des épingles

partout !

(U la jette k terre, puis il lit le billet et le baise.)

FIGARO, qui a tout vu, dit k sa mère et 4 Suxanne :

C'est un billet doux qu'une ûllette aura glissé dans sa main en passant. Il était cacheté d'une épingle, qui Ta outrageusement piqué.

(La danse reprend. Le 0)mte, qui a lu le biUei, le retourne ; il y voit l'invitation de renvoyer le cachet pour réponse. U cherche k terre, et retrouve enfin l'épingle, qu'il attache à sa manche.)

FIGARO, k Snannc el à Marceline.

D'un objet aimé tout est cher. Le voilà qui ramasse Tépingle. Ah 1 c'est une drôle de tète I

(Pendant ce temps, Suzanne a des signes d'intelligence avec b Comtesse. La danse finit; la ritournelle dn duo recommence.)

(Figaro conduit Marceline au Comte, ainsi qu'on a conduit Soianiie ; à l'instant où le comte prend la toque, et où Ton va chanter le duo, on est interrompu par les cris suivants :)

l'huissier, criant k la porte»

Arrêtez donc, messieurs vous ne pouvei entrer tous... Ici les gardes, les gardes !

(Les gardes vont vite à cette porté.) LB COMTB, se levant.

Qu'est-ce qu'il y a?

l'huusibr.

Monseigneur, c'est monsieur Basile entouré d'un

village entier, parce qu'il chante en marchant.

LE COMTE

Qu'il entre seul.

LA COMTESSE

Ordonnei-moi de me retirer.

LE COMTE

Je n'oublie pas votre complaisance.

LÀ COMTESSE

Suzanne!... elle reviendra, (a part, à Suianne.) AHonfl I changer d'habits. (Elle •on ayec Snnniie.)

LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE IV, SCÈNE XL

MARCBLIKE.

Il n'arrive jamais que pour nuire.

nCARO.

Ah ! je m*en Tais vous le faire déchanter.

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