SCÈNE XII LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, BRID'OISON, BARTllOLO, BASILE
ANTONIO, GRIPE-SOLEIL; toute la noce accourt avec des flambeaux.
BARTUOLO, ù Figaro.
Tu vois qu'à ton premier signal...
LE COMTE, montrant le pavillon à sa gauche.
Pédrille, empare-toi de cette porte. (Pédrille y va.)
LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE V. SCÈNE XV
BASILE, bas à Figaro.
Tu Tas surpris avec Suzanne!
LE COMTE, montrant Figaro.
Et vous tous, mes vassaux, entourez-moi cet homme, et m'en répondez sur la vie.
BASILE
ila ! ha !
LE CONTE furieux.
Taisez-vous donc, (a Figaro, d*un ton glacé ) Mou cava- Iiei% répondez-vous à mes questions?
FIGARO, froidement.
Eh ! qui pourrail[m*en exempter, monseigneur? Vous commandez h tout ici, hors à vous même.
LB CONTE {«contenant.
Hors à moi-même!...
ANTONIO
C'est ça parler I
LE COMTE reprond sa coléro,
Non, si quelque chose pouvait augmenter ma fureur, ce serait Tair calme qu'il affecte.
FIGAHO.
Sommes-nous des soldats qui tuent et se font tuer pour des intérêts qu'ils ignorent? Je veux savoir, moi, pourquoi je me fâche.
LE COMTE, hors de lui.
0 ragel (Se contenant.) Homme de bien qui feignez d'ignorer, nous ferez-vous au moins la faveur de nous dire quelle est la dame actuellement par vous amenée dans ce pavillon ?
FiCAliO montrant Taulre avec malice.
Dans celui-là?
LE CONTE, Tite.
Dans celui-ci.
FIGARO, froidcmenl.
C'est différent. Une jeune personne qui m'honore de ses bontés particulières.
BASILE, éloun<^.
Ha ! ha !
LE CONTE, yile.
Vous l'entendez, messieurs.
BARTHOLO, étonné.
Nous Tentendons.
LE CONTE, à Figaro.
Et cette jeune personne a-t-elle un autre engagement que vous sachiez?
FIGARO, froidemcnU
Je sais qu'tm grand seigneur s'en est occupé quelque temps : mais, soit qu'il Tait négligée, ou que je lui plaise mieux qu'im plus aimable, elle ine donne aujourd'hui la préférence.
LE CONTE, yivement.
La préf...! (Se contenant.) Âu moins il est naïf; car ce qu'il avoue, messieurs, je lai oui, je. vous jure, de la bouche même de sa complice.
UUI>*0I80N, stopéfait.
complice I
LE COMTE, avec fureur.
Or, quand le déshonneur est public, il faut que la
vengeance le soit aussi, (neutre dans lepaTillon.)