VAUDEVILLE
BASILE
Premier couplet.
Triple dot, femme superbe.
Que de biens pour un époux I D*un seigneur, d'un page imberbe, Quelque sot serait jaloux. Du latin d'un vieux proverbe, L'bomme adroit fait son parti.
FIGARO
Je le sais... (fichante:)
Gaudeanl hem nati !
BASU.E.
Non... (Ucbante:)
Gaudtat htne nanti !
SUZANNE
Deuxième couplet.
Qu'un mari sa foi trahisse,
Il s'en vante, et chacun rit;
Que sa femme ait un caprice,
S'il l'accuse, on la punit.
De cette absurde injustice
Faut-il dire le pourquoi?
Les plus forts ont fait la loi. ( Bit.)
FIGARO
Troieiême couplet,
Jean Jeannot, jaloux risible.
Veut unir femme et repos;
Il achète un chien terrible,
Et le lâche en son enclos.
La nuit, quel vacarme horrible !
Le chien court, tout est mordu.
Hors l'amant qui l'a vendu. (Bit.)
LA COMTESSE
Çiuatrième couplet.
Telle est Gère et répond d'elle,
Qui n'aime plus son mari ;
Telle autre, presque infldélc,
Jure de n'aimer que lui.
La moins folle, hélas 1 est celle
Qui se veille en son lien.
Sans oser jurer de rien. {Bi$.)
LE COMTE
Cinquième couplet.
D'une femme de province,
A qui ses devoirs sont chers.
Le succès est assez mince :
Vive la femme aux bons airsl
Semblable A Técu du prince,
Sous le coin d'un seul époux,
Elle sert au bien de tous. (Biê.)
lURCKLnCE.
Sixième couplet.
Chacun sait la tendre mère Dont il a reçu le jour; Tout le reste est un mystère.
C'est le secret de l'amour.
FIGARO, continue l'air.
Ce secret met en lumière
Comment le fils d'un butor
Vaut souvent son pesant d'or. (Bit.)
Septième couplet.
Par le sort de la naissance,
L'un est roi. l'autre est berger;
Le hasard fit leur distance ;
L'esprit seul peut tout changer.
De vingt rois que l'on encense,
Le trépas brise l'autel ;
Et Voltaire est immortel. {Bie.)
CHERUBIN Huitième couplet.
Sexe aimé, seie volage,
Qui tourmentes nos beaux jours,
Si de vous chacun dit rage,
Chacun de vous revient toujours.
Le parterre est votre image :
Tel parait le dédaigner.
Qui fait tout pour le gagner. {Biê,)
LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE V, SCÈNE XIX
ftCZANNB.
Neuvième couplet.
Si ce gai, ce fol oaTrage, Renfermait quelque leçon.
En faveur du badinage Faites grftce à la raison.
Ainsi la nature sage Nous conduit, dans nos désirs, A son but par les plaisirs.
(Bu.)
BMD OISON.
Dixième couplet.
Or, messieurs, la co-omëdie Que Ton juge en cd-et instant, Sauf erreur, nous pein-eint la ?ie Du bon peuple qui l'entend.
Qu'on Topprime, il peste, il crie.
Il s'agite en cent fi-açons :
Tout fini-it par des chansons.
(Ballet général )
{Bi9.)
FliN DU MARIAGE DE FIGARO.
AaiEVé D^IMIRIMER POUR U PREMIERE FOIS LE S8 FÂVRIER 1785.