SCÈNE Xl( LËON, LE COMTE, BÉGEARSS
LE COMTE veut sortir. H voit estr«r Léon» Voici l'autre !
LÉON, timidement, veut embrasser le Comto.
Non père, agréez mon respect. Avex-vous bienpwsé la nuit?
LE COMTE» sèchement, le rtpùomt,
OÙ fûtes-vous, monsieur, hier au soir ?
LÉON
Mon père, on me mena dans une assemblée estimable...
Où vous fîtes une lecture?
Lé05.
On m'invita d'y lire un essai que j'ai fait sur Tabos des vœux monastiques, et le droit de s'en relerer.
LE COMTE, amdremenl.
Les vœux des chevaliers en sont !
BÉOIARSS.
Qui fut, dit-on, très-applaudi ?
LiON.
Monsieur, on a montré quelque indulgence pour mon
LE COMTE
Donc, au lieu de vous préparer à partir pour vos caravanes, à bien mériter de votre ordre, vous vous faites des ennemis? Vous allez composant, écrivant sur le ton du jour?... Bientôt on ne distinguera plus un gentilhomme d'un savant.
LéoN, timidement.
Mon père, on en distinguera mieux un ignorant d'un homme instruit, et l'homme libre de l'esclave.
LE COMTE
Discours d'enthousiaste! On voit où vous en voulei venir, (il veut sortir.)
LÉON
Mon père!...
LE COMTE, dédaigneux.
Laissez à l'artisan des villes ces locutions triviales. Les gens de notre état ont un langage plus élevé. Qui est-ce qui dit mon père à la cour, monsieur? appelez-moi monsieur. Vous sentez Fhomme du commun ! Son père!
(Il sort; Léon le suit en regardant Bégearss, qui lui fait un geste de
compassion.) Allons, monsieur Bégearss, allons!