LA MÈRE COUPABLE, ACTE II, SCÈNE XV
LA C0NTBS6E, séTèremont.
Mon fils, quels discours tenez-vous ! Dois-je me voir toujours froissée par l'injustice de chacun ? Votre père a besoin d'écrire à la personne qui échange ses terres.
PLORESTINE, gaiement.
Vous regrettez votre papa? Nous aussi nous le regrettons. Cependant, comme il sait que c*est aujourd'hui votre fête» il m'a chargée, monsieur, de vous présenter
ce bouquet. (Elle lui fait une grande révérence.)
LéON, pendant qu'elle Tajuste à sa boutonnière.
Il n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendit ses bontés aussi chères, (il rembrasse.)
FLORESTIKE, se débatUnt.
Voyez, madame, si on peut jamais badiner avec lui, sans qu'il abuse au (pème instant...
LA COMTESSE, souriant.
Mon enfant, le jour de sa fête on peut lui passer quelque chose.
FLORESTINE, baissant les yeux.
Pour l'en punir, madame, faites-lui lire le discours qni fut, dit-on, tant applaudi hier à l'absemblée.
LÉON
Si maman juge que j'ai tort, j'irai chercher ma pénitence.
PLORESTIRE.
Ah ! madame, ordonnez-le-lui.
LA COfTESSE.
. Apportez-nous, mon fils, votre discours : moi je vais prendre quelque ouvrage, pour l'écouter avec plus d'attention.
FLORESTIKE, gaiement.
Obstiné! c'est bien fait; et je l'entendrai malgré vous.
LÉON, tendrement.
Malgré moi, quand vous l'ordonnez! Ah ! Florestine,
j'en défie! (U Comtesse et Léon sortent chacun de leur côté.)