‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 340 sur 607 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Bl(iEARSS, seul, le regardant aller.

H ne farde plusses desseins! Notre homme est fier? Bon signe, il ne sait rien des miens; il aurait la mine bien longue s'il était instruit qua minuit... (il eherclic <ian<i ses poches vivement.) Eh bien ! qu*ai-je fait du papier? \jf^ voici, (mit.) tReçudeM. Fal, notaire, les trois millions (For spécifiés dans le bordereau ci-dessus. A Paris, le.,. .'^LVATivA. » — C'est bon; je tiens la pupille et l'argent! Nais ce n'est point assez, cet homme est faible, il ne finira rien pour le reste de sa fortune. La comtesse lui impose; il la craint, l'aime encore... Elle n'ira point au couvent, si je ne le mets aux prises, et ne le force à s'expliquer... brutalement. (lise promène.) — Diable! ne risquons pas ce soir un dénoûment aussi scabreux! Fn précipitant trop les choses, on se précipite avec elles. Il sera temps demain, quand j'aurai bien serre h' doux lien sacramentel qui va les enchaîner à moi.

m appuie ses deux mains sur sa poitrine.) Eh bien ! maudite joie

qui megonfies le cœur, ne peux-tu donc te contenir?... Elle m'étouffera, la fougueuse, ou me livrera comme im sot, si je ne la laisse un peu s'évaporer, pendant que je suis seul ici. Sainte et douce crédulité, l'époux te doit la magnifique dot ! pâle déesse de la nuit, il le

devra bientôt sa froide épouse. (Il frotte ses mains de joie.)

Bt»gearss! heureux Bégearss!... Pourquoi l'appelezvous Bégearss? n'est-il donc pas plus d'à moitié le seigneur comte Almaviva? (bun ton terrible.) Encore un pas, Bégearss, et tu l'es tout à fait ! — Mais il le faut auparavant... Ce Figaro pèse sur ma poitrine! car c'est lui qui l'a fait venir... Le moindre trouble me perdrait... CovaN't-là me portera malheur... c'est le plus clairvoyant coquin!... Allons, allons, qu'il parte avec son chevalier errant.

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