‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 361 sur 607 · LA MÈRE COUPABLE, ACTE V, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

LA MÈRE COUPABLE, ACTE V, SCÈNE VII

LB COMTE, impatient, k Figaro.

Pressez-vous, ceci me fatigue.

(Peudaai ceUe Mène, Bégears les examÎQS l'un après Taulre avec

la plus grande altention.)

FlGAKO, l'air suppliant, adressant la parole an Comte.

Puisque la feinte est inutile, achevons mes tristes aveux. Oui, pour nuire à monsieur Bégearss, je répète avec confusion que je me suis mis à Tépicr, le suivre et le troubler partout (Au comte.) car monsieur n'avait pas sonné lorsque je suis entré chez lui pour savoir ce qu'on y faisait du coffre aux brillants de madame, que j'ai trouvé là tout ouvert.

BÉGEARSS

Certes, ouvert à mon grand regret.

LK COMTE fait nn mouvement inquiétant.

(A ixirt.) Quelle audace !

FIGARO, se courtkint, le lire par l'habit pour Tavertir.

Ah ! mon maître!

M. FAL, effrayé.

Monsieur !

BÉGEARSS, au Comte, à part.

Modérez- vous, ou nous ne saurons rien.

(Le Comte frappe du pied ; Bégeans Texamine.) FIGARO, soupirant, dit au Comte.

C est ainsi que, sadiant madame enfermée avec lui |K>ur brûler de certains papiers dont je connaissais r importance, je vous ai fait venir subitement.

BÉGEARSS, au Comte.

Vous l'ai-je dit?

(Le Comte mord ton mouchoir de fureur.) SUZAMJIE, bas & Figaro par derrière.

Achève, achève.

FIGARO

Kiilln, vous voyant tous d'accord, j*avoue quej*ai lait riinpossible pour provoquer entre madame et vous la vive explication... qui ji^a pas eu la (in que j*esl>érais...

LE COSrrE, & Figaro, avec colère.

Finissez-vous ce plaidoyer ? ^

FIGARO, bien humble.

Ilélas ! je n*ai plus rien à dire, puisque c est cette explication qui a fait chercher monsieur Fal, pourtinir ici le contrat. L heureuse étoile de monsieur a triomphé de tous mes artiûces... Mon maître, en faveur de trente ans...

LE COXTE, avec humeur.

Ce n'est pas à moi de juger. (Il marche vite.)

FIGARO

Monsieur Bégearss !

BÉGEARSS, qui a repris sa sécurité, dit ironiquement.

Oui ! moi ? cher ami, je ne comptais guère vous avoir tant d'obligations! (Élevant son ton.) Voir mon bonheur accéléré par le coupable effort destiné à me le ravir I • \ Léon et FkiresUoe.) 0 jeimes gens ! quelle leçon ! Marchons avec candeur dans le sentier de la vertu. Voyez que tôt ou lard Tintrigue est la perte de son auteur*

FIGARO, prosterne.

Ah ! oui !

BEGEARSS, au Comte.

Monsieur, pour cette fois encore, et qu'il parte !

LE COMTE, i Bégearss, durement.

C'est là votre arrêt?... j'y souscris.

FIGARO, ardemment.

Monsieur Bégearss, je vous le dois. Mais je vois monsieur Fal pressé d'achever un contrat...

LE COMTE, brusquement.

Les articles m'en sont connus.

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