TARARE, ACTE I, SCÈNE III
Il faut si peu de chose aux rois !
ATAR
D'avoir, par un manège habile, Entraîné le peuple imbécile.
CALPIGI.
Il est vrai, son nom adoré.
Dans la bouche de tout le monde.
Est un proverbe révéré.
Parle-l-on des fureurs de Tonde, Ou du fléau le plus fatal. Tarare ! est Técho général :
Comme si ce nom secourable Éloignait, rendait incroyable Le mal, hélas ! le plus certain...
ATAR, en colère.
Finiras-tu, méprisable chrétien?
Eunuque vil et détestable, La mort devrait...
CALMGI.
La mort, la mort, toujours la mort !
Ce mot étemel me désole :
Terminez une fois mon sort, Et puis cherchez qui vous console Du triste ennui de la satiété.
De l'oisiveté.
De la royauté.
(n s'^loi^p.) ATAR.
Je punirai cel excès d'arrogance.
SCKNE II Les rRKcénENTs, ALTAMOni.
ATAR
Mais qu'annonce Altamort à mon impatience ?
ALTAVORT.
Mon maître est obéi ; tout est fait, rien n'est su.
ATAR
Aslasie?
ALTAVORT.
Est à toi, snns qu'on m'ait aperçu.
Sans qu'elle ait deviné qui la veut, qui l'enlève.
Au rang de mes visirs, Altamort, je l'élève.
(A Cnlpigi.)
Pour la bien recevoir sont-ils tous préparés? Le sérail est-il prêt, les jardins décorés, Cnipigi?
CXLPIGI.
Tout, Seigneur.
ATAR
Qu'une superbe fêle.
Demain, de ma grandeur enivre ma conquête.
CALPIGI.
Demain ? le terme est court !
ATAR, en colère.
Malheureux !
CALPIGI, Tile.
Vous faurez.
ATAR
J'ai parlé: tu m*entends? S'il manque quelque chose...
CALPIGI.
Manquer ! chacun sait trop à quel mal il s'expose.