‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 380 sur 607 · voile de la mort a couvert sa paupière · texte numérisé non relu

voile de la mort a couvert sa paupière

ATAR tire son poignard.

Quoi ! malheureux ! tu m^annonces sa mort !

Meurs toi-même, (n le poignarde <.) (Courant vers Astasie.)

Et vous tous, rendez à la lumière L'objet de mon funeste amour.

A sa douleur tremblez qu*il ne succombe ; Répondez-moi de son retour, Ou je lui fais de tous une horrible hécatombe.

ASTASIE, rerenant i elle, aperçoit l'eflclate renversé, qn'on enlève.

Dieux ! quel spectacle a glacé mes esprits !

ATAR

Je suis heureux, vous êtes ranimée.

Un lâche esclave par ses cris

M'alarmait sur ma hien-aimée ; De son vil sang la terre est arrosée :

Un coup de poignard est le prix

De la frayeur qu*il m'a causée.

ASTASIE, joignant les mains.

0 Tarare ! ô Brama ! Brama !

(Elle retombe; on Tassied.) ATAR. .

Dans le sérail qu'on la transporte ;

Que cent eunuques, à sa porte,

Attendent les ordres d'irza *.

C'est le doux nom qu'à ma belle j'impose: C'est mon Irza, plus fraîche que la rose Que je tenais lorsqu'elle m'embrasa.

(îiK o«;rlaYe$ noini portent Asta5ie dan« \o a^rnW ; tons la siiitrent.)

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