‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 414 sur 607 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ATAR, ARTHENKE.

(Deux (Iles de Prêtres le suivent : Tune en blanc, dont le premier Prêtre porte un drapeau blanc où sont écrits, en lettres d'or, ces mots : la Vie.

[/autre (Ile de Prêtres est en noir, couverte de crêpes, dont le premier Prêtre porte un drapeau où sont écrits ces mots, en lettres d'argent : la Mort.)

ARTHENKB, s'avance, bien sombre.

<)ue veux-tu, roi d'Ormus, et quel nouveau malheur Te force d'arracher un père à sa douleur ?

ATAR

Ah ! si l'espoir d'une prompte vengeance Peut l'adoucir, reçois-en l'assurance.

Dans mon Sérail on a surpris

L'affreux meurtrier de ton fils.

Je tiens la victime enchaînée, El veux que par toi-même elle soit condamnée.

Dis un mot, le trépas l'attend.

ARTHENKB.

Atar, c'était en Tarrêtant...

Sans avoir Pair de le connaître.

Il fallait poignarder le traître.

Je tremble qu'il ne soit trop lard !

Chaque instant, le moindre retard, Sur ton bras peut fermer le piège.

ATAR

Quel démon, quel Dieu le protège ?

Tout me confond de celle pari !

ARTHENéR.

Son démon, c'est une âme forte.

Un cœur sensible et généreux, Que tout émeut, que rien n'emporte, lin tel homme est bien dangereux !

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