‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 513 sur 607 · ET CHARGÉ DE LEURS POUVOIRS · texte numérisé non relu

ET CHARGÉ DE LEURS POUVOIRS

répand dans Paris que depuis quatre ans < je fais lies efforts pour entrer en procès avec la Comédie lise, parce qu*elle est injuste envers les auteurs ; i je vais montrer tout ce que j'ai tenté depuis 2 ans pour éviter d'avoir ce procès avec la Coméuoiqu'elle soit très-injuste envers les auteurs, ajoute avec un espoir malin que je vais faire un lire fort plaisant contre les comédiens ; et parce rit quelquefois au jeux du théâtre, on croit qu'il re aussi des affaires du théâtre: on confond tout a société. Nais que les comédiens se rassurent ! s simple exposé de notre conduite réciproque est il écrit qui sortira de ma plume ; il tiendra lieu de isant mémoire, que je ne ferai point, dit aux foyers des spectacles qu'il n'est pas noble uteurs de plaider pour le vil intérêt, eux qui se nt de prétendre à la gloire. On a raison : la gloire trayante ; mais on oublie que, pour en jouir seuit une année, la nature nous condamne à dîner ::ent soixante-cinq fois ; et si le guerrier, Thomme , ne rougit point de recueillir la noble pension ses services, en sollicitant le grade qui peut lui loir une plus forte, pourquoi le fils d'Apollon, ni des Muses, incessamment forcé de compter avec dulanger, négligerait-^il de compter avec les comé-

e intrÏKue, un incident grave, enfin une accusation biexpliquée dans le cours de cet ouvrage, a forcé la société leurs dramatiques d'exiger de l'un de ses commissaires ivaillait à la discussion de quelques points de l'arrêt du

du 12 mai 1180, demandée par le ministre, de changer le e f^on travail, et de justilier, avant tout, la conduite des s et la sienne, en établissant clairement le principe et la

droits d'auteur au spectacle; en développant bien les tions de toute espèce que les comédiens n'ont cessé de ir ces droits : les procédés paciflques des auteurs pour en r la restitution, et tout ce qu'on a tenté, de l'autre part, onserver ces usurpations et les accroître encore. Le comre qui tient la plume a sous ses yeux toutes les pièces natives, et se fait un devoir de satisfaire en ces termes au de ses amis.

diens? Aussi croyons nous rendre à chacun ce qui lui est dû, quand nous demandons les lauriers de la Comédie au public qui les accorde, et l'argent reçu du public à la Comédie qui le retient.

On prétend surtout qu'au lieu d'arranger l'affaire des auteurs qui m'était confiée depuis quatre ans, je me suis rendu redoutable aux comédiens, et montré dur, injuste, intraitable^ au point d^offenser personnellement MM. les premiers gentilshommes de la chambre S qui se portaient conciliateurs. Ce dernier trait m'oblige à ne composer mon récit que des lettres et réponses de chacun, c*est-à-dire à réduire l'afifaire aux seules pièces justificatives.

Si cette façon d'exposer les faits est sèche, sans grâce, et peu propre k soutenir l'attention du lecteur, aussi n'en est-il aucune aussi propre à montrer qu'après m'ètre assuré du bon droit des autetu*s , je suis depuis quatre ans un modèle de patience devant les comédiens ; et ma conduite tm effort de conciliation devant leurs supérieurs.

À la vérité, mes confrères n'auront pas en moi Var vantage d'un défenseur aussi éloquent que M. Gerbier, qui conseille et dirige et défend les comédiens; mais la cause des auteurs est si juste, qu'elle n'a pas besoin de prestige. Des principes bien posés, des faits accumulés,

* Les quatre premiers gentilshommes de la chambre du rdi , chargés de l'administration des théàtrest étaient alors :

M. le maréchal duc de Richelieu, de TAcadémie finnçaisei

M. le maréchal duc de Duras, id.;

Le duc d'Aumont,

Le duc de Fleury.

Il y avait aus^i des intendants des menus plaisirs et affaires dé la chambre du roi, tels que MM. de la Ferté et des Entelles, qui, sous ces quatre premiers gentilhommes, dirigeaient les détails des spectacles de la cour.

11 semble qu'avec de tels chefs aucun désordre n'aurait dd s'introduire :

Mais à l'humanité, qnelqtM parlait qu'oa fût. Tovijottrs par qualqoa faible oo paya le tribut.

COMPTE RENDU

une discussion exacte, un peu de saine logique, il ne faut pas d'autre éloquence à la vérité.

PROCéDis DES AUTEURS ENVERS LES CONEDIEIIS ;

Droits des auteurs usurpés par les comédiens : Telle est ma division. Si mes confrères, instruits des vues dans lesquelles je fais cet exposé, le reconnaissent exact, ils en signeront la conclusion. Si les comédiens y trouvent à reprendre, ils nieront les faits ou disputeront sur les conséquences ; alors nous espérons que le roi, bien informé du véritable état d'une question que tant de gens ont intérêt d'obscurcir, daignera nous juger dans son conseil, ou nous renvoyer aux tribunaux établis par lui-même pour veiller sur la propriété des citoyens : ce qui nous est également avantageux.

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